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Les Krogans

Krogan-codexLes Krogans se sont développés dans un environnement hostile. C’est finalement l’invention de la poudre à canon qui leur a permis de supplanter les prédateurs locaux tout en s’entretuant joyeusement. Lorsque les Galariens les découvrirent, ils essayaient tant bien que mal de survivre à l’hiver nucléaire qu’ils avaient eux-mêmes provoqué. Les Galariens entreprirent alors leur éducation culturelle, leur apprenant à utiliser et à développer les technologies modernes afin qu’ils servent de soldats dans la Guerre rachni.

Débarrassés des contraintes de leur planète d’origine, les Krogans connurent une explosion démographique sans précédent et se lancèrent à la conquête des planètes voisines, pourtant déjà habitées. Cette Rébellion krogane dura près d’un siècle et prit fin soudainement, quand les Turiens utilisèrent le « génophage », une arme biologique de conception galarienne. Le génophage limite les naissances kroganes viables à une pour mille. Aujourd’hui, les Krogans sont en voie d’extinction. S’ils haïssent cordialement toutes les races, ce sont les Turiens qu’ils considèrent comme leurs ennemis jurés.

Krogans


BIOLOGIE

Les Krogans évoluèrent dans un environnement léthal. Pendant des millions d’années, ce peuple a lutté pour sa survie, affrontant des prédateurs imposants, souffrant d’épidémies dévastatrices et traversant de nombreuses périodes de vaches maigres dues à la rareté des ressources de leur planète natale. En résumé, Tuchanka a enseigné à ces lézards l’art de la survie. Les yeux des Krogans sont peut-être l’indice le plus parlant pour illustrer le fait que la vie s’est peu adaptée à Tuchanka. Bien que les Krogans soient communément classés parmi les espèces de prédateurs, leurs yeux présentent les mêmes caractéristiques que les proies de la planète Terre : à l’instar des bovins ou des cervidés, les yeux des Krogans sont extrêmement écartés. Avec un champ de vision de 240 degrés, les Krogans ont développé une meilleure capacité à repérer leurs ennemis qu’à les poursuivre.

D’un point de vue physique, les Krogans frisent l’indestructibilité et semblent parfaitement imperméables aux attaques au corps-à-corps à la nanolame. Ils possèdent plusieurs exemplaires de leurs organes vitaux, ce qui leur permet d’en perdre un ou deux de chaque sans en pâtir. Étant totalement dépourvus de système nerveux, ils ne se retrouvent pas déconcentrés par la douleur. À sa place, se tient un circuit électrique conducteur de circulation secondaire. Par conséquent, un Krogan ne pourra jamais être paralysé : il perdra certes un peu de fluide, mais il pourra au besoin être remplacé.

Sur leur dos, le Krogans portent une bosse servant au stockage de l’eau et de graisse les aidant à survivre pendant les périodes de disette. Une grosse bosse fait la fierté du Krogan qui la porte, car bien manger signifie dans ce peuple être un bon prédateur.

La plus connue des caractéristiques biologiques des Krogans est leur incroyable taux de natalité et vitesse de maturité. Une fois libérée du chaudron hostile de Tuchanka qui leur servait de « cocon », la population krogane s’agrandit de façon exponentielle, pour former une véritable horde. Seul le génophage parvint à mettre un terme à cette rapide progression qui menaçait sérieusement toutes les races conciliennes réunies. Maintenant, les rares femelles kroganes encore fécondes sont traitées comme des ressources stratégiques. Objets de commerce dans le cas où la diplomatie est de mise, les femelles sont souvent l’élément déclencheur d’un conflit entre chefs de guerre.


CULTURE

Les conditions particulièrement rudes de planète d’origine des Krogans ont conditionné la psychologie de ses habitants, dont le caractère s’est endurci à l’image de leur corps. Les Krogans ont toujours présenté une forte tendance à l’égoïsme, au manque de compassion et de tact. Leur respect pour la force et l’autosuffisance les rend indifférents à la traîtrise. L’espérance de vie des faibles et des désintéressés est nulle, ou presque. Dans cette culture, le mot d’ordre « gare au chef » n’est pas à prendre à la légère.

Suite à leur défaite dans la Rébellion, leur notion de commandement krogan a été totalement discréditée. Si, jadis, un chef de guerre pouvait sans peine être à la tête d’une armée capable de s’emparer de systèmes solaires entiers et devenir un chef suprême, aujourd’hui, il est de plus en plus rare que 1 000 guerriers prêtent serment d’allégeance au même chef. Pour la majorité des Krogans, on est jamais mieux servi que par soi-même, et d’ailleurs, on ne peut se fier qu’à soi-même.

Cette nature solitaire naît, certes, d’un fatalisme et d’une futilité tenaces, mais surtout de la forte répercussion sociale du génophage, traduite par une baisse spectaculaire de leur population. Les Krogans sont à la fois furieux contre l’univers entier qu’ils pensent monté contre eux, et très pessimistes quant à leurs chances de survie. Pour les survivants, construire pour l’avenir ne rime à rien, car ils n’envisagent pas d’avenir. La seule chose qui semble les motiver, c’est : « tue, pille et sois égoïste parce que demain, tu seras mort ».


LE GÉNOPHAGE

L’arme biologique appelée « génophage » a été conçue pour mettre un terme à la Rébellion krogane. Très tôt, les Krogans s’étaient emparé du Conseil. Ce n’est qu’à la suite d’un premier contact judicieusement placé que les Turiens réussirent à sauver les races conciliennes. Tant bien que mal, les Turiens parvinrent à stopper l’avancée des Krogans, mais leur nombre écrasant indiquait clairement que les moyens traditionnels ne suffiraient pas à remporter la guerre. En collaboration avec les Galariens, les Turiens mirent alors au point une arme génétique capable de contrer l’accroissement rapide de la population krogane.

Ce virus génophage puisait son énergie dans les séquences génétiques dont il s’alimentait. Chaque cellule de chaque Krogan devait être altérée pour que l’arme soit efficace. En effet, la présence d’une seule cellule saine permettait au Krogan d’utiliser une thérapie génique réparant les tissus endommagés. Une fois l’intégralité des gènes engloutis, le génophage s’arrêtait et mourait de faim, limitant toute mutation et contamination incontrôlée. Ce fléau génétique « fabriqué de toutes pièces » a la particularité d’être héréditaire.

Les Galariens pensèrent d’abord utiliser le génophage comme une force de dissuasion, position jugée naïve par les Turiens. Une fois le projet achevé, ces derniers récupérèrent le virus pour le produire en masse et le déployer à grande échelle. La planète d’origine des Krogans, leurs colonies, tous les mondes qu’ils occupaient furent contaminés.

Une mutation se produisit avec la terrible conséquence de limiter à un pour mille le nombre de grossesses kroganes menées à terme. Sans altérer la fécondité pour autant, le virus avait réduit la viabilité de la progéniture. Les rares femelles encore capables de donner vie étaient convoitées de toutes parts, déclenchant de virulents conflits entre chefs de guerre.

Aujourd’hui, les Krogans ne sont plus que l’ombre de leur gloire passée. La Rébellion remonte à des siècles, mais le souvenir encore frais de l’horreur du génophage avive sans cesse la douleur de leur impuissance. Objet de nombreuses controverses, le génophage est encore et toujours amèrement critiqué dans de nombreux cercles.


LA REBELION KROGANE

Après la Guerre rachni, le peuple krogan, en plein boom démographique, étendit son territoire au détriment de ses voisins. Profitant de la reconnaissance des races conciliennes, les chefs de guerre krogans assirent des vétérans sur les trônes de leurs conquêtes pour agrandir leur territoire. Les siècles passaient, et le territoire krogan s’élargissait à de nouveaux mondes, encore et encore. « Un p’tit dernier », avaient-ils coutume de dire. Lorsque le Conseil exigea finalement des Krogans qu’ils se retirent de la colonie asari de Lusia, Kredak, un chef suprême krogan, quitta la Citadelle en grand fracas, défiant le Conseil de récupérer leurs conquêtes.

Mais le Conseil avait pris ses précautions. La crème des opérateurs GSI et des chasseuses asari avait été recrutée pour participer à une « force d’observation » secret : le ministère des Affaires Spéciales et Tactiques de Reconnaissance. Les Spectres entamèrent la guerre avec des frappes stratégiques plus paralysantes les unes que les autres. Les planètes kroganes plongeaient dans le noir au fur et à mesure que des virus contaminaient leur Extranet. Leurs raffineries d’antimatière sabotées disparaissaient dans un éclair bleuté et leurs quartiers généraux explosaient en un millier de débris orbitaux, frappés par des cargos-suicides.

Pourtant, ce n’était que reporter l’inévitable. Sans le premier contact avec les Turiens, la guerre aurait été perdue d’avance. En effet, les Turiens ne tardèrent pas à déclarer ouvertement la guerre aux Krogans, en réponse à leurs menaces. Les Turiens se trouvant à l’extrême opposé de l’espace krogan par rapport au Conseil, ils progressèrent rapidement dans les zones kroganes arrière restées sans défense. Face à ces attaques, les Krogans n’avaient d’autre choix que de bombarder les colonies turiennes de stations spatiales et d’astéroïdes. Trois mondes devinrent totalement inhabitables.

C’était pourtant exactement l’approche qu’il ne fallait pas adopter avec les Turiens, dont chaque individu se considère avant tout comme un serviteur de son peuple, et n’hésiterait pas un instant à risquer sa vie pour protéger les siens. Au lieu de faire sombrer les Turiens dans la lassitude d’une nouvelle guerre ouverte, la tactique krogane ne fit qu’exacerber la résolution guerrière des Turiens.

L’arrivée du service de contrôle turien sauva de nombreux mondes des mains des chefs de guerre krogans, mais seul le génophage parvint à mettre un point final à la guerre. Les troubles tardèrent des décennies à se dissiper. Les chefs de guerre renégats et des groupes d’insurgés farouches refusaient de rendre les armes ou se volatilisaient derrière les frontières des systèmes pour devenir pirates.


LA DOCTRINE MILITAIRE

Traditionnellement, les tactiques des Krogans reposaient sur une guerre de masse et surtout d’usure. Avec leur matériel robuste mais de mauvaise qualité, leurs troupes étaient puissantes et invariablement inflexibles. Le commandement était intégralement centralisé, et les soldats qui apercevaient une cible contactaient leur supérieur pour organiser un appui au feu, avant de passer à l’action.

Cependant, depuis les ravages du génophage, les Krogans ne peuvent plus se permettre les aléas du bon vieux temps, lorsqu’ils lançaient une horde de soldats sur les ennemis. Aujourd’hui, chacun de leurs foudres de guerre est la cible de 10 soldats ennemis. Mais hors de question de se laisser abattre : pour eux, tuer est une science. Ils s’appliquent en effet à développer une stratégie d’économie de mouvements, brutale mais efficace, qui tire profit de leur force magistrale pour immobiliser l’ennemi d’un coup rapide, précis, et surtout, abominablement puissant.

Ce revirement de tactique tendant à privilégier l’efficacité maximale a entraîné un accroissement de la demande de main-d’œœuvre dans les domaines de la sécurité et du « muscle à revendre ». À cause de la réputation quelque peu crapuleuse des Krogans, la plupart de ces emplois sont hors-la-loi.

Bien qu’ils ne rechignent pas à mettre de « l’huile de coude », les foudres préfèrent être équipés d’armes dignes de ce nom (un fusil à chaque membre, de préférence), car la brutalité seule ne suffit pas à les définir. Leur inhumanité est également une de leur principale caractéristique. Si leur méthode est aussi rodée que leur discipline, tous les moyens sont bons pour qu’ils atteignent leur but, quelle que soit la nature du moyen en question, prise d’otage et génocide compris. Surtout lorsqu’il s’agit d’assurer une occupation « en douceur » tout en limitant les pertes kroganes.

Une exception à cette règle est celle des Krogans à présent ralliés à Saren, revenus quant à eux à la bonne vieille méthode de la guerre d’usure. Ils travaillent également en étroite collaboration avec des Geth qui endossent le rôle des drones de combat que l’on retrouve dans d’autres armées.

Il n’y a que peu de biotiques parmi les Krogans, et ils sont regardés avec méfiance et peur. Pour un Krogan, l’aura de peur couronnant un officier est un gage de qualité, destinant souvent ce dernier à une promotion rapide. Tout comme les biotiques, il leur est particulièrement dur de se procurer des drones de combat et autres équipement de haute technologie.


LA RAGE DU SANG

Redoutés jusqu’aux confins de la galaxie pour leur ardeur guerrière, les Krogans sont à la fois servis et desservis par leur légendaire « rage du sang ».

Lorsqu’ils sont pris de cette frénésie, les Krogans paraissent invincibles, mais ils ne sont en fait qu’insensibles à la douleur. Les Krogans « enragés » combattent quelle que soit la gravité de leurs blessures, au point qu’un Krogan amputé de ses quatre membres et en état de quasi mort cérébrale sera toujours capable de réflexes d’agression.

Accès de violence incontrôlable, la rage du sang procède d’un double aspect de la neurologie krogane. Le premier aspect résulte d’une réaction neuronale cyclique : la synthèse d’adrénaline, induite par la peur ou la colère, élimine la sérotonine, le neurotransmetteur responsable de l’équilibre émotionnel. Le second aspect relève du système limbique sur-développé des Krogans. Sous le coup d’émotions intenses, comme la peur ou la colère, les lobes frontaux, impliqués dans les facultés cognitives, cèdent le contrôle au système limbique, siège des pulsions plus archaïques, comme l’agression ou le réflexe de survie. Lors de cette transition, les Krogans témoignent de moindres facultés logiques et d’une incapacité à contenir leurs émotions.

Avant le désastre écologique de Tuchanka, la rage du sang était extrêmement rare parmi les Krogans. À l’époque, et bien que les Krogans fussent tous capables d’accès de violence sauvage au combat, presque aucun d’entre eux ne manifestait d’insensibilité à la douleur. Ce symptôme ne se déclarait que chez les Krogans souffrant de séro-inhibition. Ces rares spécimens, moins d’un pour cent de la population, étaient placés sous contrôle médical et isolés du reste de la communauté.

Suite à l’écocide nucléaire, voilà quatre millénaires, l’évolution favorisa les Krogans affligés de la rage du sang et mieux armés pour survivre. Aujourd’hui, il ne subsiste aucune archive témoignant d’une existence affranchie de ces accès meurtriers.


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