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Extranet - Le 12/09/2021 : Turiens : Mourir pour la Cause
Mass Effect 3: Les Dragons Bleus [Terminé]

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Mass Effect 3: Les Dragons Bleus [Terminé]
« le: 22 août 2014 à 12:06:08 »
 

NoctisIke

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Salut à tous! Voici la fiction qui est la vraie suite de Mass Effect 3 Les Pieds sur Terre. Les chapitres sont court mais c'est comme ça que j'aime écrire. Voici l'introduction et le 1er Chapitre. Comme d'habitude les critiques sont toujours bonnes à prendre. (Attention si vous voulez parler du scénario mettez en spoiler).

Intro:

Spoiler
La guerre était terminée. Tout le monde en était sûr. Mais les Moissonneurs étaient toujours vivants. Ils avaient arrêté leurs attaques après une immense vague électromagnétique de couleur verte. Les Zombies, Cannibales et autres monstres étaient repartis du champ de bataille. Les vaisseaux Moissonneurs quittaient la Terre. Tout le monde fût heureux et fêta l’événement.

La Terre entama ensuite son cycle de reconstruction. Ceux qui voulaient quitter le système solaire eurent la douloureuse surprise de voir les relais cosmodésiques détruits. Les vaisseaux Moissonneurs se mirent à réparer les relais. Pendant ce temps là, toutes les personnes se trouvant sur Terre œuvrèrent à la tâche. Des Turiens, des Krogans, des Galariens… toutes les espèces présentes sur Terre travaillaient ensemble.  Ce phénomène fut répété dans tous les systèmes où il y avait de la vie. Au bout de plusieurs jours, les Moissonneurs revinrent -en nombre réduit- pour prêter main forte. Les êtres se définissant encore comme organique furent tout d'abord sur la défensive. Mais ceux qui étaient ennemis quelques jours plus tôt furent de précieux alliés pour la reconstruction. Cette main d’œuvre ne demandait aucune nourriture et n'avait pas besoin de sommeil. Certaines grandes machines redescendirent sur la Terre pour servir de forges ou de zone d'assemblages. Ceci fût d'une grande aide car beaucoup de choses avaient été détruit lors de la guerre. La reconstruction avança alors à grande vitesse.

La Citadelle accapara l'attention de la majorité des Moissonneurs. Ils réparèrent en priorité les moteurs pour qu'ils puissent la remettre à sa place originel. Le reste des opérations sera effectuée par les Veilleurs. Ils n'avaient pas changé de place depuis la guerre. Ils travaillaient hardiment à la tâche pour remettre en place la Citadelle. En à peine trois mois, les Moissonneurs avaient tenu leur objectif. Les gens commençaient à accepter leur présence, même s'ils étaient loin de donner leur pardon.

Les gens commençaient alors à se consacrer à la recherche. Tout d'abord, ils essayèrent de comprendre les changements dans leur organisme. En effet tous les êtres organiques avaient en eux des micro-circuits électriques. L'Amiral Hackett, un des grands héros de cet guerre, ne pouvait même pas répondre à cette question. Il ne savait pas ce qu'il s'était passé de l'autre côté du projet « Creuset ». Seuls Shepard et l'Amiral Anderson avaient la réponse. Hélas, ils étaient morts pour sauver la galaxie. Cela fût clair pour l'Amiral Anderson. Des Geths avaient trouvé son corps sans vie flottant dans l'espace. Le corps de Shepard restait introuvable.

Une deuxième partie de la recherche avait été destiné aux synthétiques. En effet, ces derniers étaient doués d'une conscience, d'émotions. Cela surprit les Geths -l'unique race synthétique de la galaxie- et leurs créateurs -les Quariens- qui virent leurs créations s'élever au même rang qu'eux.

Les survivants de guerre furent tout d'abord mis dans des hangars, avec une simple couchette et des rations pour manger. La nourriture était le plus grand problème de la Terre. Les bombardements et autres attaques avaient rendu les sols inutilisables. Un petit temps fût demandé pour fabriquer de la nourriture. Le problème de l'eau avait été résolu grâce aux Anciennes Machines. Ces dernières avaient mis au point des filtres permettant à l'eau d'être potable. Les gens pensaient que les Moissonneurs n'avaient pas l'air de se soucier du sol. Mais au fond, ils y pensaient. Les gens pensaient que les Machines devaient réparer les dégâts. A juste titre cette fois-ci.

Chapitre 1:



Spoiler
Chapitre 1 : La veuve et l'orphelin (I)

« -Survivants en vue. »
Le Krogan émit un bruit rauque, signe qu'il acquiesçait. Ce dernier, connu sous le nom d'Urdnot Scarus, était un chasseur de prime originaire de Tuchanka. Celui qui lui avait parlé était son équipier : Tobias Telion, ex-commandant de l'Alliance. Ils voguaient dans une navette autour de la Terre pour trouver des survivants. L'humain, pilotant, amorça la descente. Il posa sa navette en retrait du camp de fortune qu'il avait vu. Tobias et Scarus marchaient côte à côte. Ils n'étaient pas pressés. L'humain avait un vieux tic : il frottait sa barbe entretenue tout en marchant. Ils arrivèrent au niveau du camp. Tobias remarqua la pluralité raciale dans le camp. Il n'y avait pas que des Humains, mais également des Butariens et des Turiens. Certaines personnes portaient des armes et des armures. Le Krogan remarqua qu'ils n'avaient pas l'air très content de leur arrivée. Il poussa un soupir grave pour avertir son collègue, qui acquiesça, même s'il l'avait également noté.
« -Nous sommes venu vous aider. » Dit l'ex-commandant.
« -Partez. Nous ne voulons pas de votre aide. » Dit un Butarien.
Tobias n'avait qu'une envie, c'était de tourner les talons et de savourer une bonne bière une fois arrivée sur son vaisseau. Mais une voix se fit entendre dans le camp :
« -A l'aide !!! Ils nous ont enlevés ! »
« -Et merde ! Tuez-les, personne ne doit savoir pour notre trafic. »
Les personnes dans le camp ouvrirent le feu vers les deux coéquipiers. Ils se dépêchèrent de trouver un couvert et sortirent leurs armes de leur dos. Le Krogan tenait en main un Lance-pic Graal et l'Humain un lance-disque Chakram. L'Humain avait modifié l'arme avec une amélioration du chargeur et un compensateur de recul, pour augmenter le nombre de tir précis. Le Butarien aboyait des ordres envers ses collègues. Le Krogan dit à l'attention de son ami:
« -Esclavagistes. »
Tobias hocha la tête. Il n'aimait pas ce genre de types. Il ne se définissait pas comme un saint, loin de là, mais il détestait les gens qui monnayaient des personnes comme du pain. Sa curiosité le poussait à savoir pourquoi de telles personnes étaient sur Terre. Tout en ripostant à quelques coups de feux, il se remémora une chose. Aria T'Loak, la Reine d'Oméga, avait libéré son « royaume » et avait fait passer des accords aux mercenaires et autres criminels pour qu'ils aident à sauver la galaxie. Tobias avait été lui-même approché par un intermédiaire d'Aria. Mais ce dernier avait été un amateur en terme de négociation, ce qui avait permis à l'équipe de l'ancien commandant de refuser les accords. Pourtant on ne disait pas non à Aria. Il en déduisit alors que les personnes qui leur tirait dessus étaient sûrement des personnes qui avaient accepté les accords de l'Asari. L’ex-commandant Telion fit un signe de tête à son ami Krogan : ils passaient à l'offensive. Scarus chargea -une habitude chez les Krogans- et perçait rapidement la ligne désorganisée des esclavagistes. Tobias était resté en retrait et défouraillait tous ceux qui passaient devant son viseur. Pour faire peur à ses ennemis, il n'hésita pas à utiliser une de ses habilitées : le Carnage. C'était un petit missile qu'il lançait et qui faisait exploser la cible préposée. Voyant cela, certains bandits prirent leurs jambes à leur cou.
Scarus et Tobias rétractèrent leurs armes une fois la menace éliminée. Les civils prisonniers étaient entassés dans une petit grotte. L'arrivé des secours mirent du baume dans leur cœur.
« -Merci beaucoup d'être venu nous sauver Monsieur. »
« -Comment vous vous êtes fait prendre ? » Demanda Telion.
« -Lorsque la guerre prit fin, nous n'avons pas eu le temps de souffler qu'ils nous avaient déjà encerclés. »
« -Je vois. On va vous amener à la ville la plus proche. »
Les deux personnes armées escortèrent les rescapés vers la navette. Ils ne se gênèrent pas pour fouiller les lieux et prendre se qu'ils leur semblaient utile. Ils trouvèrent du medi-gel et de la nourriture, qu'ils donneraient au premier centre de rescapé qu'ils trouveront, et des cartouches thermiques. Tobias trouva un paquet de cigarettes encore en bon état. Il le glissa dans une poche de son armure, pensant exactement à qui le donner.
La navette se dirigea donc vers la première grande ville qu'il avait vue : Nuremberg. L'ex-commandant restait silencieux, tout comme le Krogan. Ils n'aimaient pas parler. L'humain avait mis de la musique dans la navette. Étant Franco-Danois, il aimait collectionner de l'ancienne musique française, lorsque les artistes n'étaient pas encore tous des DJ mixant pour la Citadelle ou Oméga. Certains enfants furent impressionnés par la carrure du Krogan. Ce dernier ne se força pas pour sourire.
Nuremberg était dans un sale état. Les immeubles étaient tous plus ou moins détruit. Les rues étaient défoncées. Des tentes avaient été placées dans les avenues pour accueillir les survivants. Tobias regarda de la gauche vers la droite et trouva un endroit où il pouvait poser sa navette. Une fois les rescapés partis, il sortit un pack de bières Butariennes qu'il avait caché et en sortit une pour lui et une pour le Krogan. Il envoya un message depuis le poste de pilotage :
« Nous sommes à Nuremberg en Allemagne. On se retrouve dans quarante-huit heures dans la zone. »
L'ex-commandant Telion termina sa bière et se dirigea vers le centre d’accueil, toujours accompagné de son ami. Il trouva rapidement quelqu'un de compétent et lui demanda :
« -Avez-vous besoin d'une navette pour distribuer des vivres dans les villages aux alentours ? »
« -Oui, votre aide serait la bienvenue. Nous avons reçu de grands stocks de ration. Nous en avons distribué dans toute la ville mais faire les villages environnant nous prends du temps. Si vous voulez bien vous en charger. »
« -Bien sûr. »
Scarus et Tobias chargèrent la navette et commencèrent leur tournée des villages avoisinants. Les gens les accueillaient comme leurs sauveurs. Pour éviter que les gens se bousculent pour avoir des rations, Scarus sortait le premier de la navette. Les gens reculaient devant l'imposant être de Tuchanka. Comme cela, Tobias pouvait plus facilement distribuer les vivres.
Il firent la distribution pendant les deux jours prévus. Leur dernier paquet fut pour le village de Migel. Le gradé Telion en avait marre. Il savait que ce qu'il faisait était pour le bien de tout le monde, mais c'était un chasseur de prime : il avait besoin d'action. Il voulait aussi retrouver son vaisseau. La nuit qu'il avait passé dans le centre d'accueil n'avait pas été très bénéfique. Une bonne douche lui aurait fait du bien, mais le centre avait encore certains problèmes d'eau : les canalisations étaient en mauvais état.
La navette arriva sur la place du village de Migel. Comme d'habitude, Scarus sortit le premier de la navette avec une caisse de ravitaillement. Il remarqua qu'il n'y avait pas grand monde dans le village. Cela lui allait bien. Il n'aimait pas la foule, surtout celle qui lui voulait quelque chose. Tobias sortit avec une dernière caisse, plus petite que celle du Krogan. Ils distribuèrent ce qu'il devait distribuer aux personnes se présentant. Puis une personne s'exclama :
« -Excusez-moi monsieur, mais pouvez-vous faire le tour du village ? Certaines personnes sont retournées dans leur maison de campagne. »
Tobias soupira, avant de dire :
« -On va faire le tour. »
L'ex-commandant trouva quelques maisons avec des survivants à l'intérieur. Il arriva devant une maison en cours de reconstruction. Les employés semblaient être en pause, mais il y avait une navette à côté de la maison. Des personnes sortaient du véhicule. N'arrivant pas à les distinguer, le gradé Telion pensa : « ce sont les employés. » Il fit le tour et se posa un peu plus loin. Tobias sortit en portant une petite caisse, tout comme son homologue chasseur. Ils marchèrent le long du chemin et, se rapprochant de la maison, comprirent réellement qui étaient les gens de la navette. Tobias en poussa un soupir. Après les esclavagistes, les pillards… pensa l'ex-commandant. Celui qui semblait être le chef des pillard les avaient vu arriver dans l'allée et dit :
« -Vous bougez et on la plombe ! (il prit une otage sous son bras) Qu'est-ce que vous transportez ? »
« -Des vivres. » Répondit calmement Telion. (il chercha à croiser le regard de l'otage)
« -Posez là sur le sol et reculez ! »
Le chasseur de prime Franco-Danois venait de trouver le regard de l'otage. Il força son regard à être rassurant, même s'il n'y avait pas un grand danger. Les pillards n'étaient armés que de simples pistolets et n'avaient pas d'armures. Tout le contraire des deux livreurs de vivres. Ils portaient chacun une armure et étaient bien armés. En plus de n'être pas bien armé, les pillards étaient stupides : ils avaient laissé quelqu'un dans leur dos et ils se déplaçaient de manière désorganisée vers les deux caisses de vivre. Le civil derrière les pillards exécuta une attaque biotique sur un garde, mort à l'impact. Celui qui tenait en otage la fille se retourna de surprise. Ceci laisse tout le temps à Tobias d'avoir une montée d'adrénaline et de viser dans la tête du gars avec son fusil d'assaut. Scarus fit rapidement des morts avec son fusil à pompe et ses coups de poings. Le Franco-Danois dégaina un couteau et l'enfonça dans une gorge. Il mit au sol un autre pillard en lui décochant un coup de pied derrière le genoux. Il l’exécuta avec son arme blanche. Son armure encaissa deux tirs du dernier pillard encore en vie. Il lui lança son arme. Elle alla se loger entre les deux yeux du pillard. Tobias récupéra son arme et l’essuya sur la veste du mort. L'otage et la personne biotique se prirent dans les bras, puis par méfiance, le biotique arma ses poings d'énergie noire. Le chasseur de prime humain remarqua la jeunesse du biotique.
« -On ne te veut aucun mal jeune. On est vraiment venu vous apporter des vivres. »
Une voix de petite fille se fit entendre depuis l'intérieur de la maison.
« -Grand frère, je peux sortir ? »
« -Reste à l'intérieur Isa. Astrid, va la rejoindre. » dit le jeune homme blond.
Tobias resta à sa place, attendant que les choses bougent. Si cela tournait mal, il savait déjà comment tuer le biotique. Mais quelque chose le retenait de le faire. Il n'avait tout simplement pas envie de le tuer. Devant l'absurdité de la situation, ce fut Scarus qui résolu le problème. Il avança vers le jeune homme, qui fût pétrifié par la stature du Krogan, et dit :
« -Bon maintenant ça suffit !! Tu vas gentiment arrêter tes pouvoirs biotiques et prendre tes p*tains de caisses de ravitaillement !! (Il arriva au niveau du jeune) Et puis on attaque pas ses sauveurs !! »
Cette phrase fut conclut par une grande gifle. L'homme blond recula de trois pas sous le choc et se passa la main sur la joue. Elle était chaude. Cela lui avait fait tellement mal qu'il était courbé. Puis, il se releva et cria :
« -Non mais vous êtes malade !! Vous m'avez fait mal !! J'avais pas l'intention de vous attaquer, je voulais m'assurer que vous étiez pas d'autres imposteurs ! »
Le Krogan soutenait le regard du giflé, qui eut du mal à tenir le défi. Scarus avait des yeux rouges qui faisaient ressortir la rage des Urdnot et des Krogans en général. Tobias arriva à ce moment pour jouer les médiateurs. Il posa une main rassurante sur l'épaule de chacun.
« -Bon, on va tous se calmer. (il repoussa doucement les deux personnes pour qu'il puisse se placer entre eux.) présentons-nous ? Je suis Tobias Telion. Et tu as fait connaissance avec la main de mon ami Scarus Urdnot. Un conseil : ne jamais l'énerver. »
Le Krogan lâcha un râle et recula. Le jeune homme recula également.
« -Je suis Zéphyr Hootwall, et vous êtes chez moi. »



MAJ: Voici le format pdf de la fiction. Elle n'a pas encore été relue par quelqu'un d'autre que moi (mais il y a moins de fautes que LPST :p ): ici


MAJ x2: Voici le nouveau lien pour lire cette fiction toujours dans la saga After Mass Effect :ici
« Modifié: 09 mai 2015 à 15:08:53 par NoctisIke »
Fan fictions écrites: After Mass Effect

Tome 1 (Terminée)

Tome 2 (Terminée)

Tome 3 (Terminée)
 

Re : Mass Effect 3: Renaissance
« Réponse #1 le: 22 août 2014 à 18:16:07 »
 

CrushMisery

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J'ai hâte de lire la suite ^^
Les moissonneurs ont-ils exteminé les dinosaures ? :O

Gt: CRuSh ReaPerZz

La formation N7 ? Primitive, tout comme leurs fusils ..
 

Re : Re : Mass Effect 3: Renaissance
« Réponse #2 le: 22 août 2014 à 20:16:35 »
 

NoctisIke

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J'ai hâte de lire la suite ^^

Dès que le soir j'écris un nouveau chapitre, j'en poste un sur le site. Du coup comme je suis à l'écriture du 11, il me semble, vous aurez du contenu tous les jours.
Fan fictions écrites: After Mass Effect

Tome 1 (Terminée)

Tome 2 (Terminée)

Tome 3 (Terminée)
 

Re : Mass Effect 3: Renaissance
« Réponse #3 le: 23 août 2014 à 13:05:35 »
 

NoctisIke

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Bonne lecture et bon appétit :)

Chapitre 2:

Spoiler
Chapitre 2 : La veuve et l'Orphelin (II)

Le soir approchait. Les équipes de jour terminaient leur travail. Les équipes de nuit étaient surtout des Moissonneurs qui n'avaient pas besoin de sommeil. Saurion faisait partit d'une équipe de jour. Il était utile à la logistique et à l'organisation des ouvriers. Cela lui rappela son travail au SSC. Quand à Tarek, il était resté à Nuremberg en tant que médecin-chercheur. Tantôt il s'occupait des blessés et des réfugiés, tantôt il faisait des recherches sur les transformations des corps organiques. Il n'avait pas beaucoup de temps pour lui. Et dès qu'il en avait, il allait voir Zéphyr et ses amis.
Saurion rentrait du centre ville de Migel. Le Turien avait hâte de serrer Isabella dans ses bras, d'écouter les histoires d'Astrid et de Zéphyr… et de manger. Il avait vu des navettes de ravitaillement se poser dans le village. L'agent du SSC avait appris quelque chose de la guerre : il voulait profiter de ses amis et de sa « famille ». « Famille » était un bien grand mot, il n'avait pas eu le temps d'en former une. Sa carrière au SSC avait primé. Il se promit de ne pas répéter cette erreur. Il décida alors de prendre du bon temps avec ses amis Allemands. Il jouait un peu au papa, mais cela lui allait très bien.
Il gara sa voiture dans l'Allée. Étant l'été, il faisait encore chaud dehors, permettant de manger autour d'un feu. Le Turien vit le petit brasier, qu'ils avaient fait, allumé. Il fut surpris de voir cinq personnes autour du feu. Il reconnu ses trois amis mais ne connaissait pas les 2 autres personnes. L'une des deux était un Krogan.  Cela ne l'étonna pas, il en croisait pas mal dans Migel. Il sortit de la voiture. Comme à son habitude, Isabella courut vers lui. Il l'attrapa en pleine course et l'étreignit tendrement. Saurion demanda à Zéphyr une fois arrivé au niveau du feu :
« -Je ne savais pas que nous avions des invités. »
« -Ce sont les gars du ravitaillement, ils nous ont sauvé de pillards. » Expliqua l'Allemand.
« -Des pillards ?! Interrompit Saurion. Mais il fallait me prévenir. ! »
« -On n'a même pas eu le temps ! En deux temps trois mouvements ils les avaient descendu. »
Saurion resta silencieux devant la réponse de son ami. Il regarda tour à tour l'humain et le Krogan. Scarus ne lui adressa même pas un regard et continua de manger. Tobias le regarda brièvement avant de continuer à manger sa pomme.
« -Bon, et bien je pense que l'on vous doit des remerciements. » lâcha Saurion.
L'ex-gradé Telion le rendit un signe de tête. Le Turien s'installa autour du feu -Isabella à ses côtés- et mangea une ration stérilisée que lui apporta Astrid. Tobias et Scarus ne parlaient pas. Ils n'en avaient pas envie. Saurion resta également silencieux. Il regardait les inconnus en face de lui. Ils avaient l'air d'être plus que de simples rescapés. L'humain avait un fusil d'assaut de bonne qualité. Le Krogan était ce qu'il était, par définition dangereux. Ils semblaient aussi avoir plus d'expérience que la guerre contre les Moissonneurs. Finalement, Saurion demanda :
« -Vous êtes plus que de simples livreurs n'est-ce pas ? »
« -Tout juste. » Répondit Tobias.
« -Êtes-vous des mercenaires ? » Demanda Zéphyr, soudain curieux.
« -Chasseurs de primes serait plus exact. »
« -Vous avez servi dans l'Alliance non ? Votre armure a certaines décorations de l'Alliance. » Fit le Turien.
« -J'étais dans l'Alliance. » Corrigea Tobias, sans plus s'étendre sur le sujet.
Le chasseur de prime eut un regard d'acier envers Zéphyr et Saurion, leur faisant comprendre qu'il ne souhaitait plus répondre à leurs questions. Après un court silence, ce fut au tour de Tobias Telion de poser les questions :
« -Et toi, jeune, que veux-tu faire de ta vie ? »
« -J'aimerai… (il regarda Astrid avant de dire) j'aimerai rejoindre l'Alliance et devenir un soldat. Je suis un biotique, je serrai utile. » Répondit l'Allemand.
« -Si tu es un biotique tu devrais aller à l'Académie Grissom, enfin, quand elle rouvrira. » Coupa Tobias.
« -Je dois encore aller à l'école ? (Il soupira) J'ai vingt ans. Je n'ai pas envie de passer toute ma vie dans une Académie. »
« -C'est mieux que de se faire tuer pour manque d'expérience. » Continua Tobias.
« -Il a raison. Il vaut mieux être bien préparé pour l'armée, et ne pas se reposer sur ses pouvoirs. Et puis tu as appris tout seul à utiliser tes pouvoirs biotiques. Un encadrement ne t ferrait pas de mal. » Compléta Saurion.
« -Oui. Je vois. »
Zéphyr était déçu par la décision de Saurion, mais il n'allait pas contre. La nuit tombait à présent. Tout le monde décida d'aller dormir. Ayant peu de place dans la maison -partiellement rénovée-, Tobias et Scarus durent dormir à la belle étoile. L'ancien commandant et le Krogan n'en étaient en tout point gênés.
Tobias contemplait les étoiles. Cela faisait un moment qu'il n'était plus retourné sur sur Terre. Il trouva qu'il y avait plus d'étoiles dans le ciel depuis sa dernière visite. Comme à son habitude, il ne trouvait pas le sommeil. Il consulta l'heure sur son Omnitech : trois heures du matin. Il regarda son compagnon qui dormait à poings fermés.
Telion entendit des bruits de pas sortant de la maison : c'était Zéphyr. Il semblait anxieux. Tobias se mit sur ses coudes et observa l'Allemand. Ce dernier prit place autour du feu éteint, à la même place que quelques heures plus tôt. Il se frottait les mains de nervosité. Il voulait parler à Telion, mais il n'osait pas. Tobias en soupira. Ce fut finalement lui qui commença à parler :
« -Quelque chose te tracasse ? »
« -Oui. J'ai repensé à ce que vous m'avez dit. Que je rentre dans l'armée ou à l'Académie Grissom, il faut que je quitte ma sœur et ma copine. (il rajouta) Et Saurion et Tarek !! Je n'ai pas envie de les quitter. Pourtant je me dis qu'il faut que j'aille de l'avant. Mais je ne peux pas. Je sais très bien que Saurion va retourner sur la Citadelle. Du coup je ne veux pas laisser Isabella toute seule. »
« -Tu n'as pas de la famille éloignée ? Tantes ? Oncles ? »
« -Je ne sais pas... »
Tobias changea de sujet, pour couper court.
« -Tu devrais aller dormir. La nuit porte conseil comme on dit. »
Zéphyr remercia Tobias pour l'avoir écouté et retourna se coucher. L 'ex-gradé retourna à son occupation. Au bout d'un moment, le Krogan roula sur le côté et ouvrit les yeux. Il regarda Tobias. Il observait les étoiles d'un air pensif. Mais le Krogan connaissait son ami : il réfléchissait à quelque chose. Scarus ayant entendu la confession de l'Allemand, il savait très bien quelle était la pensée du Franco-Danois. L'Urdnot dit finalement :
« -Tu as déjà un projet pour ce gamin, je me trompe ? »
« -Tu as raison. Le jeune a du talent, mais je ne sais pas comment lui éviter de le gâcher. Si on ne fait rien il va s'engager dans l'armée et mourir contre le premier crétin armé d'un lance-missile. »
« -Ce n'est pas notre problème. On a d'autres trucs à régler. »
« -Je sais (il tendit sa main gauche vers le ciel et serra le poing), mais j'avais fait une promesse à quelqu'un il y a longtemps. J'espère qu'elle est toujours en vie d'ailleurs. Si je peux sauver un gamin pour une fois, je ne suis pas contre. »
Le Krogan soupira. Il savait que c'était peine perdue.
« -Bon, pas la peine de me la jouer plus sentimental. On demandera aux autres d'abord. S'ils ne sont pas d'accord tant pis. Sinon il pourra rejoindre l'équipe. »
Le Krogan termina la discussion en se retournant. Il voulait terminer son rêve sur un massacre de Turien.
« -Hé Scar... » Lança Tobias, en espérant un signe en retour.
« -Quoi ? » Râla l'intéressé, qui en avait marre d'être interrompu dans sa nuit.
« -Merci. »
Le natif de Tuchanka poussa un soupir de découragement. Il ne s'habituait toujours pas aux remerciements et autres paroles -qu'il jugeait inutiles- des Humains. L'ancien de l'Alliance envoya un message à l'attention des occupants de son vaisseau, ayant pour objet de venir le lendemain matin à la première heure.
Au petit matin, Isabella fût réveillée par un bruit de vaisseau. Elle battit des paupières. Le jour filtrait à travers les nouveaux volets de sa chambre. A demi inquiète, elle alla trouver son frère dans la chambre voisine.
Il lui avait interdit d'entrer sans sa permission. C'était un peu comme lorsqu'il y avait son papa et sa maman, autrefois. Elle frappa juste à la porte et parla d'une voix forte, mais encore pleine de sommeil :
« -Zéphyr tu as entendu ? »
« -Oui Isa. On arrive. Va avec Saurion. »
A l'extérieur, le vaisseau de Tobias et Scarus avait atterrit. Il était assez grand pour contenir une navette. Il disposait de quatre moteurs latéraux -deux de chaque côté- pour une bonne vitesse et une bonne conduite. De profil, le vaisseau ressemblait à un « L » pivoté de quatre-vingt dix degrés vers la droite. Un Butarien et une Asari sortirent du vaisseau. L'être natif de la planète Khar'shan -le Butarien-, portait un bandeau sur son œil supérieur gauche. Une cicatrice en forme de croix dépassé du morceau de cuir. La personne originaire de Tessia -l'Asari- avait la peau lisse et toute violette. Elle portait un tatouage blanc sur son bras droit. Le Butarien serra la main de Tobias et ne put s'empêcher de dire :
« -C'est un trou paumé ici, Comment êtes-vous arrivé ici ? »
« -Au moins c'est tranquille. J'en avais marre de voir des ruines, des chantiers et des Moissonneurs. » Ajouta l'Asari.
« -Oh pauvre petite. Veux-tu mon épaule pour pleurer ? » Se moqua le Butarien.
« -Va te faire foutre. »
« -Vous avez vu ? Plaida le borgne en s'adressant à Scarus et Tobias, je suis gentil et elle m'envoie bouler ! Et si je suis méchant elle me frappe ! Que faut-il que je fasse hein ? Je vous le demande messieurs les jurés... »
« -Mais faites le taire. » S'exprima la belle Asari, désespérée.
Scarus leva les yeux au ciel. La pipelette du groupe ne lui avait pas manqué. Ni les disputes avec leur coéquipière. Tobias ne disait rien mais il avait un petit sourire. Les habitants sortirent de la maison, Zéphyr en tête. Il demanda :
« -Des amis à vous monsieur Telion ? »
« -Monsieur Telion ? » Releva le Butarien, qui explosa de rire.
Mais il s'arrêta net lorsqu'il croisa le regard d'acier et foudroyant de « Monsieur Telion. »
« -Zéphyr, voici le reste de l'équipe : Korsos Khan et notre mascotte Asari Lyre T'ania. »
Sans plus s'étendre sur le sujet, il se dirigea vers le vaisseau en quête d'une bonne douche et d'un déjeuner sommaire. Il laissa le Krogan faire le reste des présentations. Avant de rentrer dans le vaisseau, il se rappela qu'il avait un paquet de cigarettes. Il se retourna et apostropha l'intéressé :
« -Korsos. Attrape ! »
« -Cool des clopes, j'étais tombé en rade. Merci ! »
« -Tu vas encore sentir mauvais de la bouche. Râla Lyre. Je te préviens, si mes affaires sentent le tabac froid, c'est toi que je refroidis ! »
« -Ne t'en fait pas princesse. Je ne fume plus dans le vaisseau depuis que j'ai failli y foutre le feu. » Se défendit Korsos.
« -Il y a intérêt. » Menaça Scarus.
Zéphyr nota la complicité qui se dégageait du groupe. Ce dernier semblait soudé. Cela lui mit du baume au cœur. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas vu de la bonne humeur chez les gens. Saurion dû s'excuser et partit à Migel travailler. Il avait sentit que ses amis Allemands étaient entre de bonnes mains.
Tobias mangea tranquillement deux barres chocolatées en sortant de la douche. Il s'installa ensuite devant l'ordinateur du vaisseau. Ce dernier avait un accès à l'Extranet. Les Moissonneurs avaient reconstruit le réseau assez rapidement. L'ex-commandant dû jouer de ses relations pour avoir accès aux listes des rescapés de l'Alliance. Il y avait des milliers et des milliers de noms. Il tapa dans la barre de recherche le nom « Hootwall ». Le résultat fût fructueux et comprenait une trentaine de noms. Il en poussa un soupir de découragement. Il n'aimait pas la bureaucratie. Grâce à quelques manipulations informatiques et l'aide d'une I.V. experte en piratage -qu'il avait emprunté à Korsos-, il obtint les numéros des Omnitechs de chaque « Hootwall ». Il appela patiemment chaque numéro et demanda à chaque fois si la personne connaissait un Zéphyr Hootwall. Il eut plusieurs échecs, jusqu'à une certaine Diane Hootwall :
« -Bonjour… Madame Diane Hootwall ? »
« -Oui c'est moi, qui êtes-vous ? »
« -Je suis le commandant Telion (il voulait faire simple et rassurant) de l'Alliance. J'ai une question à vous poser. »
« -Allez-y commandant. »
« -Avez-vous un lien de parenté avec un certain Zéphyr Hootwall ? »
« -C'est mon neveu oui. Oh non, ne me dîtes pas que... » Commença-t-elle, bouleversée.
« -Il est vivant madame, coupa Telion. Il est avec moi. »
« -Vraiment ?! (Tobias sentit la joie dans la voix de la femme) Où êtes-vous ? »
« -Je suis à Migel, dans une maison de campagne. »
« -Vous êtes chez ses parents. Je suis au Brésil, à Rio de Janeiro. Je prends le premier vol pour Nuremberg. »
« -Pas la peine, j'ai une une navette. Je viendrai vous chercher avec un de mes collègues. »
« -Oh merci.. merci Commandant. (il y avait maintenant beaucoup d'émotions dans la voix de la dame) je vais de ce rassembler mes affaires. »
« -D'accord. Rendez-vous demain à neuf heures au spatioport de Rio. »
« -D'accord. Encore merci. »
« -Pas de quoi. Je sais le bonheur que procure la famille. »
Tobias raccrocha. Scarus était appuyé contre le mur derrière lui. L'humain pivota son siège et dit :
« -Départ demain à six heures d'ici avec la navette. »
« Modifié: 24 août 2014 à 11:52:42 par NoctisIke »
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Re : Mass Effect 3: Renaissance
« Réponse #4 le: 23 août 2014 à 23:57:04 »
 

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Palpitant ! J'ai hâte d'en apprendre plus ^^

Mais j'ai une question :
Spoiler
"L'ancien commandant et le Krogan n'en étaient en tout point gênés."
J'ai mal compris ou c'est une erreur ?

Et sinon : "Je suis Brésil ", tu as oublié un mot :p


Les moissonneurs ont-ils exteminé les dinosaures ? :O

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Re : Re : Mass Effect 3: Renaissance
« Réponse #5 le: 24 août 2014 à 11:55:05 »
 

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Palpitant ! J'ai hâte d'en apprendre plus ^^

Mais j'ai une question :
Spoiler
"L'ancien commandant et le Krogan n'en étaient en tout point gênés."
J'ai mal compris ou c'est une erreur ?

Et sinon : "Je suis Brésil ", tu as oublié un mot :p

Spoiler
Faute rectifiée. D'ailleurs toi qui trouvait souvent mes fautes, il y en a moins depuis que je me relis non? (Dis-moi oui sinon je lâche Ike sur toi :p )

Ensuite "n'en étaient en tout point gênés" = "ils s'en moquaient"
« Modifié: 24 août 2014 à 11:58:07 par NoctisIke »
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Re : Mass Effect 3: Renaissance
« Réponse #6 le: 24 août 2014 à 12:10:14 »
 

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Bonne lecture!

Chapitre 3!

Spoiler
Chapitre 3 : La Veuve et l'Orphelin (III)

Pendant que Tobias faisait ses recherches, son groupe répondait à la grande curiosité des trois Allemands. Isabella posait tout et rien comme question. Elle avait toujours vu que des êtres humains. Lyre était celle qui répondait le plus aux questions. Scarus ne disait rien et Korsos cherchait plus à embêter l'Asari qu'autre chose. Puis, au bout d'un moment, un grand vacarme se fit entendre au loin. Des navettes et des vaisseaux de toutes les couleurs s'envolèrent dans le ciel. Le spectacle était quelque peut déconcertant, mais impressionnant.
« -Que se passe-t-il ? » Demanda Astrid.
« -Oh rien de grave. Les relais ont dû être reconstruit par les Moissonneurs. Du coup, tout le monde se presse de quitter la Terre. Du moins, ceux qui n'y habitent pas dessus. Ça sent les embouteillages au niveau du relais. Je n'aimerai pas être les soldats de l'Alliance qui vont réguler tout ça. » Répondit Korsos.
« -C'est dingue le nombre de voitures. S'exclama Astrid. Je n'en avais jamais vu autant. »
L'Allemande proposa à leurs invités de venir partager le repas du matin  avec eux. Korsos accepta de suite : il ne refusait jamais quelque chose de gratuit. Lyre accepta alors, mais de manière plus solennel. Faisant assez bon pour manger dehors, le groupe s'installa dans l'herbe fraîche du matin et mangea tout en observant les vaisseaux. L'Asari et le Butarien, qui avaient sillonnés l'espace, firent des commentaires sur certains vaisseaux. Indifférent à ce qui se passait au dessus de lui, Scarus rentra dans leur vaisseau. Il vit Tobias, sur le siège adjacent à celui du pilote, absorbé par ce qui se passait sur son écran. Le Krogan entra alors dans la salle d'eau et put à son tour se nettoyer les écailles. Il appréciait l'eau potable que jouissait le vaisseau. C'était une chose rare sur Tuchanka. Cela lui était égal de ne pas se laver de plusieurs jours, voir des mois, mais puisqu'il pouvait le faire, autant en profiter. Il enfila ensuite une tunique rouge faite pour Krogans. Il se prit un verre de ryncol -l'alcool Krogan- et se plaça derrière l'humain, au téléphone. Ce dernier pivota après la discussion et lui dit :
« -Départ demain à six heure avec la navette. »
Le Krogan acquiesça. Il ne demanda pas la destination ni le but de l'expédition. Il avait confiance en son ami humain. Il savait que cela faisait partie de son plan à propos de Zéphyr. L'Urdnot appela les deux autres membres du groupe à travers son oreillette. Il voulait faire la réunion au plus vite et partir de la Terre. Il avait appris qu'un événement majeur c'était passé sur Tuchanka : le génophage avait été guérit. Il n'avait pas eut l’occasion d'aller sur sa planète d'origine et de profiter du remède. Le Krogan prit place autour de la table, sur la banquette en forme de demi-lune, tout comme son coéquipier. Le reste de l'équipe arriva peu après et se plaça également sur la banquette.
« -Qu'y-a-t-il Scarus ? » Demanda Korsos.
L'intéressé fit un hochement de tête envers Tobias. Ce dernier prit la parole.
« -Je vais aller droit au but : j'aimerai qu'on intègre dans notre équipe le jeune Zéphyr le temps que l'Académie Grissom rouvre ses portes. J'aimerai avoir votre opinion sur la question. »
« -Qu'a-t-il de spécial ? » Demanda Lyre.
« -C'est un biotique qui semble plus puissant que la moyenne. »
« -Que veux-tu qu'on fasse avec lui ? » Questionna Korsos.
« -Je voudrais que nous le formons du mieux que nous pouvons. Je ne veux pas qu'il s'engage dans l'Alliance la fleur au fusil. Je voudrais le préparer au mieux. »
« -Je vois. On connaît tous tes griefs avec l'Alliance Tobi, ça se tient. Mais on ne peut pas garantir sa sécurité sur chaque mission. On risque déjà assez notre peau nous même. » Expliqua le Butarien.
« -Je sais. On pourra y aller crescendo. Je pense qu'il faut revoir les bases avec lui. »
Un silence fit place autour de la table. Korsos et Lyre réfléchissaient. Telion ne les pressait pas. Scarus n'avait aucun avis sur la question. Il n'était ni pour ni contre la venue du jeune.  Il s'adapterait à la situation. Le Butarien fit une remarque qui cassa le silence :
« -Je ne suis pas très enthousiaste à voir une partie de mon salaire partir... »
« -Je le prendrai sous mon aile, répondit Scarus. Toutes ses charges seront à mes frais. Tu n'as pas à t'en faire de se côté là. »
« -Tu pourrais être un peu plus partageur. » Fit remarquer Lyre à Korsos.
« -Parce que tu es prête à sacrifier une partie de ton salaire avec un inconnu ? Argumenta un peu sèchement Korsos. Je ne le connais pas ce gamin. Je gagne ma vie à me mettre en danger. Je pense que je mérite ce que je gagne. Tant qu'il ne m'aura pas démontré que je peux crever pour lui ou inversement, je ne suis pas prêt à donner une partie de mon salaire. »
« -Pas la peine de vous disputer sur ce sujet, j'ai dit que je prenais tout à mes frais. » Intervint Tobias.
Telion attendit que la tension soit redescendu pour poser la question fatidique :
« -Qui est pour que Zéphyr rejoigne notre groupe ? »
Tout le monde, mis à part Scarus, leva la main. Il posa ensuite la question inverse. Personne ne leva la main. Intérieurement, Tobias en fut content. Personne dans le groupe ne fit une quelconque réflexion au Krogan pour n'avoir pris aucune position. Chacun était libre de faire ce qu'il voulait dans le groupe, tant qu'il n'empiétait pas sur la liberté de l'autre.
« -Bon alors, on va le chercher ce gamin ? » Dit Korsos, qui avait retrouvé sa bonne humeur.
« -Pas si vite en besognes. On doit d'abord aller chercher quelqu'un avec Scarus. Une fois fait on pourra partir. »
« -Bien reçu. On va aller taper la causette avec lui. Je vais lui montrer quelques trucs avec mes pouvoirs biotiques. » Dit Lyre en se levant.
Tobias acquiesça. L'Asari et le Butarien ressortirent du vaisseau et le Krogan et l'Humain restèrent dans le vaisseau. Scarus regardait fixement Tobias. L'ex-commandant avait sortit des feuilles -Telion était le seul humain que Scar avait vu écrire sur du papier- et griffonnait des plans et des idées pour entraîner Zéphyr. Le Krogan se leva finalement de son siège et dit avant de disparaître dans la chambre pour prendre du repos :
« -Reste plus qu'à convaincre le jeune. »
« -Ne soit pas défaitiste. » Répondit Telion avec une pointe d'humour.
Mais au fond, Scarus avait raison et Tobias le savait. Il était en train de faire des plans sans un fondement solide. Il ne savait pas si le jeune Allemand allait accepter sa proposition. L'ex-commandant réfléchît toute la matinée sur ses futurs plans. Il n'avait pas vu le temps passer. Korsos et Lyre arrivèrent alors pour chercher quelques vivres à mettre en commun avec les Allemands.
« -Tu as perdu notre Krogan préféré ? » Demanda Korsos.
Telion hocha la tête pour désigner la porte de la chambre, sur sa droite. Le Butarien ne demanda pas son reste. Il savait pertinemment qu'il ne devait pas déranger le Krogan lorsqu'il dormait. La dernière fois qu'il avait fait cela, il avait vu une lame passée à quelques centimètres de sa tête. D'ailleurs, Korsos remarqua qu'il ne voyait presque jamais dormir Scarus ou Tobias. Ces derniers étaient toujours éveillés lorsqu'il allait se coucher et réveillés lorsqu'il se levait. Lyre laissa Korsos partir devant. Avant de quitter le vaisseau, elle regarda Tobias et dit :
« -Tu devrais venir manger avec nous. Comme ça tu ferras connaissance avec ta future recrue. »
Telion fit « oui » de la tête. Il rassembla ses notes et les rangea dans un tiroir quelconque. Le repas fut simple mais copieux. Le Butarien raconta des histoires mêlant vérités et inventions. Cela faisait rire les trois Allemands. Ce qui était le plus hilarant était lorsque Lyre ajoutait quelques rectifications lorsque Korsos se mettait un peu trop en avant dans ses narrations. Tobias buvait une bière tout en écoutant les récit de son ami. Ce qui l'intéressait était la réaction de Zéphyr face aux histoires. L'ex-commandant décela une petite étincelle dans les yeux de l'Allemand. Il connaissait bien ce genre de réaction : c'était l'envie d'aventure, la vraie.
La journée passa rapidement. Zéphyr avait satisfait sa curiosité auprès de Lyre et de Korsos. Ces derniers lui avaient montré certaines de leurs habilitées. L'Allemand s'empressait de tout raconter le soir venu à Saurion. Il avait retrouvé cette petite étincelle de vie qu'il avait perdu depuis longtemps : depuis la guerre des Moissonneurs. Astrid était quelque peu inquiète par le comportement de son compagnon. Elle était contente de sa bonne humeur retrouvé, mais elle avait une peur : qu'il la quitte pour partir. Alors, le soir venu, lorsqu'ils furent couchés, elle demanda :
« -Tu m'aimes ? »
« -Bien sur. Pourquoi me poses-tu cette question ? »
« -Parce que… depuis que ces personnes sont arrivés à la maison, tu es obnubilé par eux. Tu ne parles qu'eux. Tobias par ci, Korsos par là. »
« -Et ? » Dit Zéphyr, inquiet, attendant la suite.
« -J'ai peur que tu nous quittes. Que tu ME quittes. Je veux bien t'occuper de ta petite sœur, mais je ne serrai pas toi. Et j'ai besoin de toi moi aussi. »
Zéphyr avait eu peur de cette discussion. Il savait tôt ou tard que celle-ci allait venir. Il ne répondit pas de suite à Astrid. Il l'aimait, il en était certain. Mais il ne se voyait pas rester toute sa vie dans cette maison. Il voulait voyager. La guerre lui avait fait comprendre quelque chose : l'univers était grand et il voulait le découvrir, pas en détails, mais juste assez pour se dire qu'il n'aurait rien loupé. Zéphyr choisit soigneusement ses mots :
« -Vous êtes les deux plus belles choses que le monde m'est offert. Mais je ne peux pas te promettre que je resterai au foyer. J'ai besoin de bouger. Que je m'engage dans l'Alliance maintenant ou que j'aille à l'Académie Grissom je devrai partir d'ici tôt ou tard. »
« -Qui t'a dit cela ? »
Zéphyr hésita avant de répondre :
« -Le commandant Telion. »
« -Encore lui. (Astrid soupira) je ne sais pas comment te le dire Zéphyr : mais je crois que si tu partais, je ne pourrai pas continuer à t'aimer. Je ne peux pas me dire que je vais construire quelque chose avec quelqu'un que je ne vois pas. »
Zéphyr resta muet. Les larmes lui montaient aux yeux. Il savait qu'elle avait raison. Il aurait sûrement dit la même chose s'il avait été dans la position inverse. Mais il savait au fond de lui qu'il ne voulait pas rester ancrer sur Terre. Il se tourna vers Astrid et la serra très fort dans ses bras. Elle sanglotait.
« -Désolé... » Avait-il finalement dit.
Le lendemain, Tobias et Scarus décollèrent de l'Allemagne pour se rendre au Brésil. L’ex-commandant se rappela qu'il était jamais allé au Brésil. Le paysage qu'il vit ne l'incita pas à faire du tourisme. Tout était en reconstruction. Cela aurait très bien pu être un pays quelconque de la Terre. Il nota que le typé humain était très présent. Ce dernier était un mélange afro-indien avec quelques pointes européennes. Telion remarqua qu'il n'avait pas été touché par cette mixité humaine.
La vue de Rio de Janeiro ramena à la réalité l'ex-commandant. Il trouva le spatioport de la ville et gara la navette. Ce qui frappa les deux amis était que le spatioport était presque vide. Personne ne semblait partir ni arriver. Le Krogan comprit en même temps que l'humain que tous ceux qui avaient quitté la Terre l'avait fait la veille. Le reste de la population était occupé à reconstruire les bâtiments.
Tobias et Scarus passèrent une porte vitrée et arrivèrent dans l'enceinte même du spatioport. Le Franco-Danois scruta la salle à la recherche de la tante de Zéphyr. Ce fut Scarus qui la vit le premier. Elle était accompagnée d'un homme. C'était son mari.
Le voyage de retour était ponctué de quelques discussion classiques entres humains : « Comment avez-vous survécu à la guerre ? Comme va Zéphyr ? Comme va Isabella ? »
Telion s'efforçait de répondre à toutes les question par une phrase. Il n'aimait pas répondre à des questions. D'habitude, c'était lui qui les posait. Diane et Frank Hootwall -son mari- étaient de plus en plus excité à l'idée de revoir leur neveu. Ils ne l'avaient pas revu depuis plusieurs années.
La navette se posa au même endroit qu'à son départ. Lyre et Korsos avait réuni la famille Allemande devant la navette. Les plus jeunes se demandaient ce qu'ils faisaient là. Même si Zéphyr avait une certaine admiration pour l'ex-commandant Telion -grâce aux récits de Korsos- il n'en était pas à un point où il fallait accueillir la personne à chaque descente de navette.
Scarus et Tobias sortirent les premiers de la navette, comme pour conserver un suspens inutile. L'humain dit en direction de ses amis :
« -Mission accomplie. »
Ce fut à ce moment que Zéphyr distingua deux personnes de plus dans la navette. L'obscurité du véhicule ne permettait pas de voir correctement les deux personnes. Mais le cœur de l'Allemand fut rempli de joie lorsque les personnes sortirent de la navette. Il les connaissait.
« -Tonton ! Tata ! » Dit-il en courant vers eux.
Il fut imité un instant plus tard par sa sœur. L'oncle et la tante étreignirent longuement les deux enfants. Des larmes de joie coulaient sur de nombreuses joues. Tobias fit comprendre discrètement à son groupe qu'il laissait la journée au jeune Allemand. Mais à un moment de l'après-midi, le Franco-Danois emmena Diane Hootwall à l'écart. Il lui expliqua qu'il voulait former Zéphyr pour l'emmener ensuite à l'Académie Grissom. La dame comprit ce que l'ex-commandant voulait faire. Évidemment, elle voulait garder auprès d'elle son neveu, mais Tobias lui expliqua qu'il souhaitait s'engager dans l'armée. Elle promit au chasseur de prime qu'elle parlerai à Zéphyr.
Le lendemain, les chasseurs de primes rassemblèrent leurs affaires. Zéphyr se tenait devant la navette. Il avait eu une discussion avec sa tante, son désir de s'engager dans l'armée, de découvrir le monde, les conseils de Telion et sa discussion avec sa copine. Il aurait voulu les accompagner. Il n'avait plus peur de laisser sa sœur derrière, car elle était avec sa tante et son oncle. Astrid était dehors, à prendre l'air, tout comme sa tante et sa sœur. L'Allemand fit demi-tour pour rentrer chez lui.  C'était à ce moment que Telion dit d'une voix forte, appuyé contre le sas d'entrée du vaisseau :
« -Jeune ! Tu ne veux pas venir avec nous ? »
Le jeune en question se retourna. Des étincelles de joies brillaient dans ses yeux. Il avait également un grand sourire. Il regarda dans la foulée sa famille. Astrid semblait légèrement déçue, mais elle s’efforça de sourire. Au fond, elle était contente pour lui : il avait un avenir, un but. Sa tante lui fit un signe de tête, comme pour approuver sa future question. Isabella continuait de jouer car elle n'avait pas saisi l'enjeu de la question. L'ex-commandant parla à nouveau avant de rentrer dans son vaisseau :
« -On part dans une heure. »
Zéphyr s'empressa de rentrer dans une voiture et d'aller annoncer la nouvelle à Saurion. Ce dernier le mis en garde sur les dangers de l'espace, mais l'encouragea à partir. Il était content que son ami Allemand ait trouvé un sens à sa vie. Il revint chez lui et eut l'agréable surprise de voir que son sac était déjà prêt. Sa tante l'avait préparé pendant son trajet vers Migel. Il fit alors de chaleureux adieux à son oncle et à sa tante. Il prit plus de temps pour dire au revoir à sa sœur. Cette dernière avait compris la situation et ne pleurait pas. Le grand frère était fière de sa sœur. Même si cela signifiait sûrement qu'ils terminaient leur histoire, Zéphyr embrassa Astrid avec tendresse.
Ce fut alors l'heure du grand départ. Saurion était rentré pour l'occasion. L'Allemand se tenait à la porte du sas et regarda une dernière fois sa famille. Il les salua de la main et disparu dans le vaisseau.
« -Bienvenu à bord, le Salua le second humain du vaisseau. Passe la porte au fond à gauche et pose tes affaires sur le lit en haut à gauche. Te trompe pas, celui à droite c'est celui de Korsos. Ensuite rejoint nous autour de la table. »
« -Oui chef. »
Le Butarien choisit ce moment pour entrer dans la pièce depuis la salle des machines.
« -Ouah ! A peine une minute sur le vaisseau que tu l'as déjà dressé. » Plaisanta le borgne.
L'ex-commandant haussa les épaules sans répondre. Si cela le gênait, il le dirait à Zéphyr, mais pour le moment, l'heure n'était pas à la formation. Le vaisseau décolla et se dirigea vers le relais. Tout le monde se rassembla autour de la table. Zéphyr était le seul à être sur un tabouret, en face de Tobias. Ce dernier prit la parole :
« -Bien, inscrivez-tous une destination où vous voulez aller avant qu'on reprenne le boulot et placez le papier dans le récipient. Une main innocente -au hasard Zéphyr- tirera la première destination. »
Tout le monde écrivit quelque chose sur un bout de papier. Zéphyr découvrit deux choses : premièrement, Tobias Telion pouvait avoir de l'humour. Deuxièmement, tout le monde sur le vaisseau savait écrire ! L'école élémentaire lui avait évidemment donné une formation à l'écriture, mais tout le monde tapait à l'ordinateur, si bien qu'il avait oublié comment se servir d'un stylo, à part pour dessiner. L'Allemand remua les quatre papiers dans le récipient et en tira un au hasard. Il montra le papier à l'assistance. Il y était écrit : « Scarus – Tuchanka. » Le Krogan se leva et alla au poste de pilotage. Korsos retourna à la salle des machines et Lyre prit un livre dans la bibliothèque et s'isola dans la chambre commune. Tobias et Zéphyr restèrent face à face. L'Allemand attendait un ordre. Il ne savait pas s'il était sous les ordres de quelqu'un ou s'il était libre. L'ex-commandant se décala sur la banquette et invita la jeune recrue à s'installer en face de lui, sur le canapé en demi-lune.
« -Bien. Et si tu commençais à me dire tout ce que tu as appris... » Commença Telion.
« Modifié: 24 août 2014 à 15:56:08 par NoctisIke »
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Re : Mass Effect 3: Renaissance
« Réponse #7 le: 24 août 2014 à 14:15:34 »
 

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  Oui beaucoup moins de faute, et des progrès dans l'écriture aussi ;)
Va falloir passer à l'écrite pro :p
D'accord merci !

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'Telion attendit que la tension soit redescendit'
'Cela aurait très pu être un pays '
 
« Modifié: 24 août 2014 à 14:31:57 par CrushMisery »
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Re : Re : Mass Effect 3: Renaissance
« Réponse #8 le: 24 août 2014 à 15:58:50 »
 

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  Oui beaucoup moins de faute, et des progrès dans l'écriture aussi ;)
Va falloir passer à l'écrite pro :p
D'accord merci !

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'Telion attendit que la tension soit redescendit'
'Cela aurait très pu être un pays '
 

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Fautes rectifiés. Pourtant je me relis 1 à 2 fois et plus selon les chapitres... Bon ça ne vaut pas les fautes que je faisais dans LPST. Et dire que j'étais fier de la partager avec des personnes qui ne connaissaient pas Mass Effect. Qd je l'ai relue j'ai fais  :o :o :o :o :o :o :o :o :o :o :o :o :o :o Oh. My. F*cking. God.
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Re : Mass Effect 3: Renaissance
« Réponse #9 le: 24 août 2014 à 16:32:22 »
 

CrushMisery

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Re : Mass Effect 3: Renaissance
« Réponse #10 le: 24 août 2014 à 19:59:58 »
 

NoctisIke

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Allez vu que j'écris plus, je poste plus!!

Chapitre 4:

Spoiler
Chapitre 4 : Début de l’apprentissage

Le voyage vers Tuchanka commença par une visite du vaisseau. Le poste de pilotage se situait au fond d'un long couloir. En remontant ce dernier, on passait devant la porte du sas menant à l'extérieur. Puis, sur la gauche, se trouvait des étagères. Elles servaient tantôt de bibliothèque, tantôt d'exposition pour des trophées. Zéphyr fut impressionnée de voir un jeu d'échec virtuel -qui semblait onéreux- et des répliques miniatures de vaisseaux connus. Le jeune Allemand avait demandé quelques explications sur certains vaisseaux. Lyre avait alors répondu a ses questions. En face de la bibliothèque se trouvait une cuisine, simple mais complète. Sur le gauche de la cuisine, incrusté dans la cloison, se trouvé un immense réfrigérateur. Toujours en longeant ce mur on pouvait accéder à une salle d'eau par une porte. Après l'angle droit de la pièce se trouvait l'entrée de la chambre commune. Elle disposait de deux lits superposés et de nombreux casiers. Korsos avait formellement interdit à quiconque de toucher à ses casiers. Il y avait une table de nuit à côté du lit superposé de Scarus et de Tobias. Lyre avait conseillé au jeune de ne pas y toucher. Entre la porte menant à la chambre et celle menant à la salle des machines se trouvait le lieu central du vaisseau : la table ronde et le banquette en demi-lune. C'était le lieu où tout le monde faisait tout et rien. Il servait de réfectoire, mais également à Korsos lorsqu'il trafiquait avec des circuits électriques, à Tobias pour ses papiers, à Lyre pour ses lectures. Seul Scarus semblait rester le plus souvent au pilotage du vaisseau. Pour se rendre à la salle des machines, il fallait passer la porte de gauche et longer la chambre par un couloir. Le moteur se trouvait derrière la chambre. Il était entouré de grandes vitres. Zéphyr pensait qu'il faisait un bruit d'enfer, mais était très silencieux, comparé aux ronflements de Korsos. Ces derniers étaient souvent ponctués en pleine nuit par un « Aie » caractéristique d'une chute de lit provoquée par Lyre, qui dormait juste en dessous du Butarien. Un petit escalier longeant le moteur menait à la soute du vaisseau. Cette dernière était assez grande pour accueillir une navette, avait assez de place pour stocker quelques caisses et faire office de salle de sport. Un punching-ball pendait dans un coin de la pièce avoisiné par une barre suspendue. Zéphyr s'était déjà exercé une ou deux fois avec l'une et l'autre des attractions sportives.
Ce matin-là, un matin somme toute classique, Zéphyr fût réveillé par Tobias plus tôt que son réveil :
« -Allez debout jeune. On a du travail. Assis-toi à la table quand tu serras prêt. »
Le jeune Allemand prit le temps de se lever. Comme d'habitude, il était seul dans la chambre : Korsos et Lyre était levé depuis un moment déjà. Il ne les entendait jamais se lever. Chacun respectait le sommeil de l'autre. Une fois restauré et lavé, l'Allemand s'assit à côté de l'ex-commandant.
« -Sais-tu écrire ? » Demanda le plus âgée des humains.
La question, anodine, déstabilisa Zéphyr. Bien sûr qu'il savait écrire ! Il pensa un instant que la question était une des rares plaisanteries du Franco-Danois. Mais le plus jeune croisa le regard de son aîné : il était on ne peut plus sérieux
« -Oui… Oui normalement. » Balbutia Zéphyr.
« -Bien. Vérifions cela de suite. »
L'ex-commandant glissa devant son élève une feuille de papier et un stylo.
« -Une dictée ne fera pas de mal alors. Prêt ? (Il ne laissa pas Zéphyr répondre.) Je commence. »
Tobias Telion avait choisit un texte contemporain, ni trop simple, ni trop compliqué. Le passage sélectionné par l'ex-commandant narrait l'histoire d'un Quarien en pèlerinage. Pendant la dictée, Korsos passa devant les humains et ne put s'empêcher de sourire, à défaut de rire. Le Butarien savait que le jeune n'était pas au bout de ses peines avec Telion. Mais il savait que c'était pour le bien du petit. Pendant un instant, Korsos crut voir un regard paternel dans les yeux de Telion, mais un rapide coup d’œil de ce dernier dans la direction du Butarien dissipa le doute : le regard d'acier était revenu aussitôt. Le Butarien ne chercha pas plus loin et retourna à ses occupations. Zéphyr avait du mal à suivre le rythme qu'imposait Tobias. L'Allemand rencontrait deux problèmes majeurs. Tout d'abord, il n'avait plus écrit avec un stylo depuis la fin de l'école élémentaire. Ensuite, l’orthographe laissait à désirer. Comme toute personne vivant au vingt-deuxième siècle, Zéphyr utilisait un ordinateur ou un assistant digital personnel -un PDA- lorsqu'il fallait écrire. Une fois la dictée terminée, le jeune élève regarda sa feuille. L'écriture n'était pas droite et les lettres étaient parfois mal formées. Tobias releva la feuille. Il la regarda avec détachement et la montra à son élève. Le regard de l'ex-commandant en disait long sur son appréciation de la feuille. Zéphyr n'était pas fier de sa copie.
« -Tu crois vraiment que je vais corriger cela ? »
L'Allemand ne répondit pas, mais il connaissait la réponse : Non. L'ex-commandant ne prit même pas la peine de corriger l'exercice et plia la feuille, bonne pour la poubelle. Il en donna une nouvelle à son élève et en se levant :
« -A chaque ligne une lettre. Tu m'appelles quand tu as fini. Utilise la règle pour faire des traits si tu as peur de ne pas écrire droit. »
« -Dîtes chef, commença Zéphyr, pourquoi dois-je faire tout cela ? »
L'ex-commandant se rassit. Il prit une feuille blanche dans sa main et regarda droit dans les yeux son interlocuteur en pointant le papier :
« -Peux-tu la pirater ? »
« -Ben non, c'est du papier. »
« -Justement. Là est tout le bénéfice de l'écriture « à l'ancienne ». Personne ne viendra pirater la feuille pour obtenir ses données. Elle devra se déplacer pour venir chercher l'information qu'elle désire. Et évidemment, il y aura le meilleur pare-feu au monde : un type armé d'un flingue entre elle et la feuille. »
« -Oui, mais il y a des sécurités très performantes sur les ordinateurs. En plus de pouvoir crypter les informations. »
« -Rien n'est plus efficace qu'une empreinte organique sur la question. Car il y aura toujours un logiciel plus performant que le script ou le pare-feu dernier cri installé sur l'ordinateur. Je t'accorde cependant un point : crypter les données manuellement requiert du temps. Mais parfois les données  inscrites sur la feuille valent largement cette perte de temps. Un dernier détail, les feuilles résistent aux scanners d'Omnitech. Il suffit de bien les cacher. Mais cela fera l'objet d'une autre leçon. Comprends-tu ce que je viens de te dire ? »
« -Oui, je saisi mieux le sens de cet exercice. Mais juste une dernière question, par curiosité, n'êtes-vous pas légèrement anti-technologie ? (Tobias sourit à la question du jeune Allemand.)  »
« -Non. Elle a ses avantages et ses inconvénients. A chacun de trouver le juste milieu. »
L'ex-commandant se leva une nouvelle fois de la table, laissant son élève à la redécouverte de l'écriture. Zéphyr s'appliquait dans sa tâche. Il ne voulait pas décevoir son chef. Mais il voulait surtout emmagasiner le plus de connaissance tant qu'il le pouvait. Tobias s'assit à côté de Scarus, pilotant le vaisseau. Ce dernier avait entendu toute la conversation de son ami et approuvait ses arguments.
« -Je lui montrerai le combat rapproché. » Dit le Krogan.
L'humain approuva de la tête. Il devait également le faire. Même si Telion avait quitté l'Alliance, il savait que l'organisation militaire donnait une bonne formation physique à ses soldats. Grâce à cela, Telion connaissait un grand nombre de coups et de parades.
Lyre remonta de la soute. Elle avait passé la matinée à prendre soin de son sniper appelé « la Veuve ». Elle passa sous l'eau et se mit à lire à côté de Zéphyr. Elle s'était à moitié affalée sur le canapé. Ce dernier fut légèrement perturbé dans son exercice par le bon parfum de l'Asari. Il jetait des coups d’œil furtifs au corps de Lyre. Cette dernière avait la peau violette. Elle portait une tenue légère qui avantageait ses belles courbes.
« -Soit discret au moins ! » Dit Korsos en entrant dans la pièce.
Si Zéphyr avait pu disparaître dans sa feuille, il l'aurait fait. Il sentit ses joues devenir écarlate. Il s'était fait prendre comme un bleu. L'Allemand n'était pas d'un tempérament dragueur. Il ne résistait évidemment pas à la vue d'une jolie fille, comme tout garçon de son âge, mais ne cherchait pas à « mater » comme ses anciens camarades de l'université. Mais s'être fait prendre de la sorte pouvait le faire passer pour un pervers. A son grand étonnement, l'Asari ne bougea même pas d'un pouce. Aucunes réactions.
« -Et toi Lyre, évite de l'aguicher aussi ! » Continua le Butarien.
« -Je t'emmerde Korsos. Je fais ce que je veux de mon corps. » Répondit l'Asari.
« -La prochaine fois appelle-moi, que je puisse mater ton popotin depuis le début. » Plaisanta Korsos.
Lyre se contenta de lever son majeur en direction du Butarien. Elle avait les ongles peints en noir, ce qui se mariait très bien avec sa peau. Du moins, c’était l'avis de Zéphyr. Ce dernier réussit à se concentrer à nouveau sur ses exercices. Mais le silence fut percé par un bruit de mastication. Korsos venait de s'installer en face de Zéphyr, sur un tabouret, et mangeait des céréales Butariennes. C'était l'heure de manger pour le Butarien. L'Allemand voulait d'abord terminer son exercice. Il réunit toute sa concentration pour s'isoler du bruit que faisait le chasseur de prime borgne. Y… et Z !!! Zéphyr posa fièrement le stylo à côté de sa feuille. Lorsqu'il releva la tête, il vit Korsos qui ne le quittait pas du regard tout en mangeant. Lyre avait cessé de lire et était à la cuisine en train de se préparer à manger. L'Allemand alla chercher son chef, qui approuva l'effort de son élève au niveau de l'écriture. Après la pause déjeuner, Tobias donna un exercice simple à Zéphyr : il devait mettre sur papier des souvenirs qui lui plaisaient. L'ex-commandant laissa ensuite le jeune prendre du bon temps. Cela ne servait à rien de le brusquer dès le début de sa formation. L'Académie Grissom n'allait pas rouvrir ses portes avant minimum une année terrienne.
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Re : Mass Effect 3: Renaissance
« Réponse #11 le: 24 août 2014 à 20:10:15 »
 

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Re : Mass Effect 3: Renaissance
« Réponse #12 le: 25 août 2014 à 13:08:38 »
 

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Bonne lecture et bon après-midi ;)

Chapitre 5:

Spoiler
Chapitre 5 : Cauchemar (I)

L'homme passa la porte d'entrée. Il était chez lui. La journée était belle. Il allait retrouvé sa femme et sa fille. Ces deux déesses lui apportaient toute la joie qu'il avait besoin. Surtout après ce qu'il venait de vivre. Mais l'homme avait laissé son passé derrière lui. Il avança dans le couloir. Aucun bruit. Faisant soleil, il pensa que les deux femmes étaient sur le balcon. Il posa machinalement ses affaires proche de la commode. Il entra ensuite dans la première pièce qui se présenta à lui : la cuisine. Il prit un verre de lait frais et alla dans le salon. Soudain il lâcha son verre, qui se brisa sur le sol. Il vit sa femme adossé contre le mur. Elle était pleine de sang. Il courut vers elle et essaya de la réveiller. Mais elle avait la gorge tranché. Il n'y avait aucun signe de lutte. Son instinct paternel le mit en quête de sa fille. Il hurlait tout ce qu'il pouvait dans la maison. Il fouilla les pièce, tous les sens en alerte. Il arriva finalement dans la chambre de la petite fille. Elle était étendue sur le lit, les mains croisées sur son corps. Elle avait une blessure à l'arme blanche au niveau du cœur et un impact de balle au niveau de la jambe. Elle était partie, elle aussi. L'homme fondit alors en larmes au chevet de sa petite fille…
Puis une lumière aveuglante lui parvenait dans les yeux. Il était assis dans une navette médicale. Il y avait des blessures sur son corps. Il voulut retrouver sa femme et sa fille, mais on l'en empêcha. Il réussit à échapper à ses médecins et traversa la porte de chez lui...
Il était sur un champ de bataille. Il portait ses anciens habits militaires. Malheureusement pour lui, il ne connaissait que trop bien cette bataille. Il luttait pour sa vie. Ses frères d'armes avaient succombé au combat. Il était dans un bâtiment jusqu'au cou…
Sa vision se flouta. Une voix. Une vois dans sa tête se fit entendre. Il la connaissait. C'était celle de sa fille. Elle était douce, rassurante. « Ce n'est pas ta faute, papa. » Disait-elle.


Tobias se réveilla alors. Il était sur le second siège de pilotage du vaisseau. Scarus était à côté de lui.  Il ne savait pas à quel moment il s'était assoupit. L'ex-commandant sentait la fatigue dans son corps. Mais il était habitué. Il regarda, avec des yeux rouges, l'espace à travers la fenêtre de pilotage. Il avait envie de pleurer, mais rien ne paru sur son visage.
« -Encore ce cauchemar c'est ça ? » Demanda Scarus.
« -Comment sais-tu ? »
« -Tu marmonnais dans ton sommeil et tu transpires. Je sais que tu essayes de le cacher, mais je te connais Tobias. »
En effet, Tobias essayait de cacher qu'il faisait toujours ce même cauchemar. Au début, il se réveillait en hurlant. Il pleurait tout ce qu'il pouvait. L'ex-commandant s'était souvent retrouvé en position fœtale  à ressasser ce vieux souvenir. Puis au fil des années, il prenait l'air lorsqu'il faisait le cauchemar. Il dormait moins également. Enfin, il avait appris à pleurer en silence, à ne plus montrer aucuns signes extérieurs d'émotions. L'ex-commandant se frotta les yeux et se releva sur sa chaise avant de demander :
« -Sais-tu quand ils vont se réveiller ? »
« -Dans trois heures. C'est encore tôt. Tuchanka est proche. On y arrive dans six heures. »
« -D'accord. Après ma douche, je te sers un verre de ryncol ? Puisque je suppose que tu ne bois toujours pas de café. »
« -Exact. »
L'humain posa le verre d'alcool à côté de sa tasse de café. La douche lui avait permis de chasser ses idées noires.
« -Que penses-tu du gamin ? » Demanda Telion.
« -Il n'est pas mauvais. C'est un battant. »
« -Je vois. A nous de le mettre sur de bons rails. »
« -Explique-moi pourquoi tu as voulu le prendre sous ton aile ? » Questionna le Krogan.
« -J'avais fait une promesse à Kahlee Sanders : la directrice de l'Académie Grissom. Je lui avais promis de lui envoyer des gamins biotiques si j'en trouvais. Ça lui fera un bon endroit pour étudier et avoir son avenir en main. Il en aura besoin, car la guerre politique va bientôt commencer. Donc entre temps, on va lui montrer quelques trucs, histoire qu'il sache se débrouiller. »
Scarus ne répondit pas. C'était la réponse qu'il pensait avoir de son ami. Il le connaissait par cœur et inversement, Tobias connaissait Scarus par cœur. Cela faisait de longues années qu'ils travaillaient ensemble. Ils n'avaient aucuns secrets l'un pour l'autre. C'étaient bien plus que des frères d'armes. Finalement, Scarus lâcha :
« -Tu es un chic type Tobias. »
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Re : Mass Effect 3: Renaissance
« Réponse #13 le: 26 août 2014 à 12:10:26 »
 

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Bonne lecture et bon appétit!

Chapitre 6:


Spoiler
Chapitre 6 : Guérir une vieille blessure

« -Ici Urdnot Scarus. Je viens chercher le remède pour le génophage. » Dit le Krogan
« -Diriges-toi vers l'ancien hôpital du clan Hakur. » Répondit un autre Krogan à travers la radio du vaisseau.
Tuchanka. Cette planète avait connu de nombreuses guerres. Sa terre était gorgée de sang. Le ciel était encore recouvert d'un nuage radioactif. Mais selon les jours, on pouvait apercevoir un bout de soleil et un semblant de ciel bleu. Cela représentait l'avenir Krogan. L'atmosphère avait été la première chose que les Moissonneurs avaient réparé, avant de commencer les reconstructions. Ils avaient fortement réduit la radioactivité de la planète, mais elle persistait. Une fois les premières réparations faîtes par les Grandes Machines, les Krogans purent construire leurs bâtiments selon leurs idées. Les différents Clans Krogans marchaient dans la même direction, pour une fois. S'ils voulaient un jour retrouver la noblesse de leur race, ils devaient d'abord s'unir et reconstruire leur planète. La politique du chef Krogan, Urdnot Wrex, aidé par la femelle Urdnot Bakara, a permis à l'espèce Krogane de pouvoir disposer de leur système, le système Aralakh, comme bon leurs semblaient. En échange, ils ne devaient pas avoir de projets de conquête spatiale. Wrex promit de ne mener aucun assaut contre les autres races, encore moins contre les Humains, en hommage au défunt Commandant Shepard. Mais si sa race subissait une attaque, il n'empêcherait pas son peuple de riposter.
Zéphyr sortit de la navette. C'était la première fois qu'il posait le pied ailleurs que sur Terre. L'atmosphère des lieux était chargée de particules, rendant la respiration plus difficile. Korsos était resté avec le vaisseau, en cale sèche dans la ville. Scarus avait emprunté un camion pour se rendre à l’hôpital, inaccessible en navette. Tobias, Lyre et Zéphyr avaient pris la navette pour se rendre dans différents quartiers commerciaux de la ville. La majorité des habitants de la ville étaient des Krogans, mais il n'était pas surprenant de croiser quelques Galariens ou Asaris. Ces derniers étaient venus sur Tuchanka pour aider à l'installation électrique et scientifique des villes. L'ex-commandant était venu dans les quartiers commerciaux pour trouver un Omnitech pour Zéphyr. Ce dernier ne cesser de regarder autour de lui. Lyre lui servait de guide personnel, répondant du mieux qu'elle pouvait à ses questions. Tout impressionnait l'Allemand : l'architecture, le peuple, la vie. Telion s'arrêta devant une boutique d'un Galarien. C'était l'unique magasin avec un vendeur de cette race, le reste était Krogan ou Asari.
« -Un humain ! S'exclama le Vendeur. C'est rare sur Tuchanka. Que puis-je faire pour vous ? Une I.V. ? Un amélioration d'ordinateur ? »
« -Un Omnitech. » Coupa Tobias, qui connaissait la manière de parler des Galariens.
« -Oui, oui. Tout de suite. (une fois revenu de l'arrière boutique) Voici l'Omnitech dernière génération avec les applications les plus utilisées dessus. Sachez que cela a été réalisé grâce à un sondage parmi la population. Je peux même vous installer des applications humaines. »
« -Le prix ? »
« -cinq milles crédits. »
Tobias regarda le vendeur droit dans les yeux. Il avait ce regard d'acier qui donnait l'impression qu'il transperçait l'âme des gens. Le prix ne lui convenait pas du tout. Avant la guerre, les Omnitechs coûtaient deux fois moins cher, et l'ex-commandant avait bien l'intention de le toucher à ce prix. Il était plutôt bon pour les négociations. Il avait appris avec le temps. Le vendeur pratiquait des prix trop excessifs. Tobias le savait, et le vendeur savait que Tobias le savait. Le Galarien était de plus en plus mal à l'aise face à l'Humain. Ce dernier passa alors à l'offensive verbale.
« -Vous profitez de la guerre pour faire du profit. Ces gens n'ont plus un rond et vous pratiquez des prix exorbitants. Je ne pense pas que les Krogans vous laisseront faire longtemps. »
« -C'est le meilleur de la technologie Galarienne. Et j'ai le droit de vendre ici comme je veux, j'ai un accord signé de mon gouvernement et de celui des Krogans. »
« -Vous croyez que votre gouvernement va se soucier d'un pauvre Galarien paumé sur Tuchanka ? Vous avez fait quoi pour être ici ? A votre place, je considérerai ça comme une punition. Un conseil, ne faîtes pas de vieux os ici. Vendez votre stock avec des prix vous permettant de rentrer dans vos comptes et de vous payer un billet vers Sur'Kesh. »
Le Galarien considéra le conseil de Telion. Au fond l'ex-commandant avait raison. Aux yeux des Krogans, c'était le commandant Shepard qui avait mis fin au génophage. Et les Galariens ne s'étaient pas impliqué totalement dans la guerre. Pour certaines espèces -dont les Krogans- les Galariens étaient considérés comme des lâches.
« -Vous avez raison, je vais de ce pas réserver mon billet pour Sur'Kesh. J'ai déjà subit une attaque il n'y a pas si longtemps. Je vais baisser mes prix, et partir le plus tôt possible. Merci. Je vous fais l'Omnitech à moitié prix. Cela vous convient ? »
« -Tout à fait. »
Tobias partit avec un léger sourire. Ils terminèrent de se promener dans les allées marchandes, permettant à Zéphyr de satisfaire sa curiosité. Ensuite ils rentrèrent au vaisseau. Korsos configura le nouvel Omnitech et l'installa pour Zéphyr. Ce dernier passa le reste de sa journée à tester toutes les fonctionnalités de son nouvel outil.
Pendant ce temps, Scarus arriva à l'hôpital. Beaucoup de médecins Galariens et Asaris soignaient les Krogans blessés. Le chasseur de prime se présenta à l’accueil et demanda à recevoir le remède du génophage. Une infirmière lui indiqua l'aile de l'hôpital. On l'installa sur un lit et une autre infirmière arriva avec de quoi piquer le Krogan. Ce dernier se laissa faire. Intérieurement, il était heureux. La fin du génophage. Il en rêvait depuis des années. Il avait plusieurs fois tenté de se reproduire avec des femelles de son clan. Mais à chaque fois il obtenait une fausse couche. Il n'avait jamais été attiré par les femelles Kroganes, mais il savait qu'il avait besoin de se reproduire s'il voulait perpétuer la lignée de son espèce.
L'infirmière Asari lui indiqua qu'il devait rester deux heures en observation dans l’hôpital, le temps de voir si le remède fonctionnait. Scarus se balada alors dans les couloirs. Il vit de nombreux Krogans blessés. Mais il vit dans leur regard de la fierté, ils étaient libres et étaient vivants. Cela leur suffisait. Le chasseur de prime alla s'asseoir dans la cour extérieure. Il n'y avait pas de plantes, juste des bancs. Il s'assoupit, profitant du calme qu'offrait la place.
Il fut réveillé par l'infirmière qui lui avait administré le remède. Elle lui demanda de l'accompagner vers une salle d'examen. Elle scanna complètement le corps du Krogan. L'infirmière lui indiqua que le remède était en train de faire effet et qu'il pouvait partir. Il ne se fit pas prier. Scarus n'aimait pas vraiment les hôpitaux. Au lieu de revenir au vaisseau, le Krogan se dirigea vers un coin reculé de la région. Il roula un long moment avec le camion avant de s'arrêter près d'un canyon. Il sortit du véhicule et regarda un moment le paysage. Il lui semblait que le canyon était plus large que la dernière fois qu'il était venu. Il mit cela sur le compte des Moissonneurs et n'y pensa plus. Le Krogan marcha entre les deux falaises. Il garda son fusil à pompe dans ses mains, prêt à faire feu. Il avait préféré son M-300 Claymore à son Lance-pic Graal. Il y avait une règle tacite sur Tuchanka : « plus fort tu frappais, plus tranquille tu étais » et le M-300 Claymore illustrait parfaitement cette règle. Scarus arriva devant une petite grotte. Il passa la main sur le mur pour dégager la couche de poussière. Le Krogan sourit nostalgiquement : il y avait toujours le sigle qu'il avait gravé. Il entra alors dans la grotte. Tout un flot de souvenir remonta dans son esprit. Il revoyait certaines personnes se baladait dans les dédales des grottes. Les grottes, qui avaient servit d'habitations, étaient creusé à fleur de montagne, ce qui laissait passer le jour dans de grandes ouvertures. Le Krogan continua sa marche dans les différentes alvéoles rocheuses. Il s'arrêtait parfois devant une vieille tache de sang séché. Il y avait également des restes de meubles, tantôt brûlés, tantôt fossilisés. Il arriva alors dans une alvéole qui lui tenait à cœur. Il avait vécu dans cet endroit pendant un long moment, mais pas seul. Il dû abréger sa séance de souvenirs car des Varrens avaient pris possession des lieux. Ils avaient sentit l'odeur du Krogan et commençaient déjà à courir dans sa direction. Scarus utilisa alors son arme pour réduire en bouilli les bêtes. Il les écarta ensuite de sa trajectoire et s'agenouilla devant une stèle. C'était comme cela sur Tuchanka, tuer ou être tué. Il remit une petite pièce, qui était tombé, sur la pierre : c'était le masque d'une Quarienne. Après un moment de recueillement, Scarus dit finalement :
« -Je te vengerai. Je te le promets. (il posa sa main sur le masque, le caressant) J'ai rencontré des gens bien. »
Le Krogan retourna ensuite à son camion sans se presser. Il était temps de rentrer. Il voulait mettre de la distance entre lui et Tuchanka. C'était sa planète d'origine, mais il n'en était qu'à moitié fier. Il prit soin de ne montrer aucune émotion avant de monter sur le vaisseau.
« -Peut-on partir ? » Demanda Telion, peu après son arrivée.
Le Krogan affirma de la tête. Zéphyr tira alors la nouvelle destination du vaisseau. Il tomba sur le papier de Korsos. La destination était le monde Éden des Butariens : Khar'shan. Le borgne passa alors la soirée à narrer, non sans broder parfois, des récits de son peuple à Zéphyr. Il en profita aussi pour se moquer de Lyre, car il avait eu sa destination plus tôt qu'elle. La chamaillerie fut présente à bord du vaisseau jusqu'au moment du coucher. Scarus avait laissé le poste de pilotage à Telion. Il n'avait pas la tête à piloter. Il alla plutôt se coucher. Le remède avait puisé dans son système immunitaire et l'avait donc fatigué. Ses souvenirs aussi l'empêchaient d'y voir clair pour conduire. Mais tout cela disparu le lendemain.
« Modifié: 26 août 2014 à 14:45:01 par NoctisIke »
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Re : Mass Effect 3: Renaissance
« Réponse #14 le: 26 août 2014 à 12:56:22 »
 

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