Bon ben je me lance.
ça fourmille d'idées dans ma tête mais je ne sais pas à quel rythme je la mettrais à jour.
J'ai essayé de corriger le maximum de fautes, après le style est évidemment perfectible.
N’hésitez pas à me donner votre avis.
Année 2180 : Dans la station Omega, une asari et un turien discutent de leur avenir.Chapitre 1SpoilerSon regard embrassa Omega ou du moins ce qu'il pouvait en voir, et tout ce qu’elle était se voyait sous ses yeux. Une lumière rougeâtre englobait toute la station, un ballet incessant de navettes civils ou blindés aux formes et aux couleurs variés, des bruits d’armes à feu lointains, une légère odeur d’huile et de crasse semblait imprégné chaque parcelle de la station. Ici, on pouvait voir toutes les races connues de la galaxie mélangés dans un capharnaüm ou les plus mauvais côtés de chacun semblaient amplifiés. Rares étaient ceux qui ne portaient pas d’armes, soit ils n’en avaient pas besoin car d’autres en portaient pour eux, soit ils n’en avaient pas les moyens mais ceux-là ne duraient jamais longtemps. Lui-même portait une arme, son métier l’ayant déjà amené à l’utiliser.
Ternon se détourna son regard d’Omega et tourna la tête vers sa compagne.
Elle était penchée en avant, accoudée à la barrière, son regard se perdant dans les tours et ruelles de la station. Elle était habillée comme à son habitude, des cuissardes noires à talons hauts qui moulaient ses jambes jusqu’à mi-cuisse, un short noir moulant et un bustier noir échancré qui cachait peu de chose de sa féminité.
Quand elles le voulaient, les asaris savaient comment se faire désirer et elle en était le parfait exemple.
Elle s’habillait toujours comme ça de toute façon et puis ses tenues de danse étaient encore plus suggestives que ses vêtements quotidiens. Il ne se souvenait pas l’avoir déjà vu porter de vêtement autre que noir. Elle semblait avoir une prédilection pour cette couleur. Et cela contrastait complètement avec la couleur de sa peau. Elle était bleue comme la plupart des asaris mais très claire, presque pâle, ce qui était plutôt inhabituel. Elle était vraiment très belle mais tout le monde savait pour qui elle travaillait et personne ne l’avait jamais cherchée.
Même maintenant, il avait encore du mal à croire qu’ils étaient ensemble.
Ecoute Serya, on ne peut pas rester toute notre vie ici. Si on a de la chance on arrivera juste à survivre et si on en a pas, on se fera tuer au milieu d’une guerre de gangs, dit le jeune turien.
Peut-être… Mais je suis bien ici et je m’y sens bien, lui répondit-elle. Et puis je te rappelle que je n’ai pas encore accepté de vivre avec toi, donc je pense être libre de mes choix, ajouta-t-elle avec un sourire espiègle.
Tu n’as pas envie de découvrir d’autres lieux, d’autres gens ?
J’en ai vu des mondes, mais aucun ne m’apportera la paix que j’ai ici.
Même pas Thessia ? c'est quand même ton monde natale
Non, surtout pas Thessia.
Cela faisait déjà maintenant deux ans qu’il l’avait rencontré et Serya l’avait marqué dès sa première rencontre. C’était la seule fois qu’il avait pu entrer dans l’Afterlife et lorsqu’il l’avait vu danser non loin de lui et de ses camarades, il était resté ensorcelé par sa beauté, sa grâce et son aisance à danser au rythme de la musique.
Ce n’était pourtant pas la première fois qu’il était avec une asari, il en avait même fréquenté une ou deux avant elle, mais Celle-là avait quelque chose de différent des autres.
Il avait ensuite essayé de la voir en-dehors de la boite quand il ne travaillait pas au contrôle spatial d’Omega.
Superviser les allés et venues des vaisseaux et de leurs marchandises n’étaient un travail passionnant mais ça payait bien et puis il y avait toujours quelques primes quand il détectait des anomalies. La reine d’Omega n’aimait pas les fraudeurs et récompensait toujours ceux qui travaillaient bien pour elle. Il se rendit compte qu’il ne l’avait jamais vu, juste vaguement aperçu. Il savait comme tout le monde qu’elle avait un salon privé qui surplombait le bar dans l’Afterlife. Une silhouette de dos et dans l’ombre ne permettait pas de se faire une idée d’une personne. Mais les visages de ses interlocuteurs qu’ils avaient croisés de temps en temps en disaient long.
Il avait peur pour Serya qui y dansait tous les jours, peur qu’un jour ça tourne mal et qu’elle se retrouve au mauvais endroit, au mauvais moment. Même s’il y avait pas mal de gardes armés, tout le monde savait que la Reine d’Omega n’avait pas que des amis.
Ses pensées et ses yeux revinrent vers l’asari.
Non, ça ne peut pas continuer ainsi, je dois trouver un moyen pour qu’on parte d’ici, elle mérite mieux, pensa Ternon.
Tu sais bien que je n’aime pas quand tu vas là-bas, cet endroit regorge des types les plus dangereux de la galaxie.
Je ne crains rien, Madame Aria prends toujours soin de ses employés, elle ne laissera jamais personne touché à ce qui lui appartient, lui répondit Serya en tournant la tête vers lui et en lui adressant un doux sourire.
Ce qui lui appartient. Ses mots firent frémir Ternon lorsqu’elle les prononça. Il ne dit rien de plus car il savait que ça ne risquerait que de braquer Serya contre lui. Ils en avaient déjà plusieurs fois parlé, il s’était rendu compte qu’elle avait une confiance et une loyauté aveugle envers sa patronne et ça lui faisait peur. Il avait déjà vu jusqu’où la confiance pouvait amener les gens et c’était trop
souvent vers une paix éternelle. L’entendre parler ainsi lui faisait douter de l’exactitude de ce sentiment qu’elle portait à la Reine D’Omega. Il sentait quelque chose d’anormal et son seul désir était de l’en soustraire coûte que coûte avant qu’il ne soit trop tard.
Il soupira, s’approcha d’elle et la serra dans ses bras. Elle se laissa aller contre lui et passa ses bras autour de sa taille, la tête posée contre sa poitrine.
Ternon glissa sa main sous son menton et lui leva doucement la tête afin de croiser son regard.
Je dois y aller, promets-moi d’être prudente, lui dit-il.
Que veux-tu qu’il m’arrive ? quoi que tu penses c’est l’endroit le plus sur de tout Omega, lui répondit Serya toujours souriante. Depuis qu'il la connaissait, il l'avait presque toujours vu sourire. même quand elle dormait elle semblait sourire, à part quelques fois ou des cauchemars l'avaient réveillée en hurlant, complètement perdue et paniquée.
J’ai comme un mauvais pressentiment alors promet le moi, s’il te plait.
D’accord, d’accord, je ferais attention à moi, c’est promis.
Ils échangèrent un baiser rapide puis Ternon se sépara d’elle avec regret et pris la direction du spatioport.
Serya le regarda partir puis quand il ne fut plus en vue, marcha tranquillement en direction de l’Afterlife. Elle sentait des regards se poser sur elle mais ça l’amusait plus que ça ne la gênait. Elle savait aussi qu’elle ne craignait rien, Aria ne laisserait personne la toucher et si besoin était, elle se défendrait. Ça faisait longtemps que ça n’était pas arrivé d’ailleurs et elle se demandait comment ça se passerait la prochaine fois. Tout en marchant, elle entendit quelques sifflements évocateurs et propos flatteurs à son passage et elle sourit de plus belle.
Non, quoiqu’il arrive, elle ne voudrait pour rien au monde changer de vie. Celle-ci lui plaisait bien, elle n’avait plus qu’à penser à danser, ce qui était sa passion depuis son enfance, et puis Ternon n’était pas désagréable, un peu trop entreprenant c’est vrai mais il avait un bon fond et il était gentil avec elle.
Il n’avait jamais cherché à en profiter, la faisant toujours passer avant lui dans ces projets et ces sentiments.
Elle se disait qu’une personne comme lui n’avait pas sa place sur Omega et elle craignait qu’il ne lui arrive quelque chose.
Elle fut bientôt aux abords de l’Afterlife, et la musique commençait à se faire entendre. Le videur l’aperçut et lui fit un petit signe de la tête pour l’inviter à entrer, alors que la queue devant la boite ne désemplissait jamais quel que soit l’heure. Elle n’aimait pas passer par l’entrée de service préférant l’entrée principale afin de profiter de l’ambiance pendant quelques minutes.
Une fois à l’intérieur, elle prit la direction du quartier des danseuses afin de se changer. D’autres asaris allaient et venaient, commençant ou finissant leurs journées comme elle. Elle se déshabilla rapidement puis enfila sa tenue noire qui épousait parfaitement son corps telle une seconde peau. Elle glissa ses mains le long de son corps tout en se regardant dans un des miroirs du vestiaire et sourit.
- Maintenant c’est à moi de m’amuser...
Chapitre 2Spoiler
Les yeux rivés sur les écrans de contrôle de son secteur, Ternon ne put s’empêcher de bailler, la monotonie de ce travail lui pesait. Même s’il y avait régulièrement des vaisseaux qui venaient s’amarrer à Omega, il se passait rarement quelque chose d’inhabituel.
Les vaisseaux arrivaient, payaient leur droit de « douane », pour vendre leurs marchandises, puis repartaient avec d’autres marchandises. Il fallait juste s’assurer que rien n’était entré ou sorti en douce. Ils avaient déjà coincés pas mal de matériel : armement, mods, drogues, et même des esclaves quelques fois.
En général, ça ne posait pas de souci, sauf si certains essayaient de résister. Fatalement, Il y a avait quelques morts mais ça restait rare. L'équipe de Ternon avait maintenant l’habitude de gérer ce genre de problème. ils étaient plutôt bien équipés : Armures lourdes, fusils d'assauts, et même une demi-douzaine de méchas de sécurité si c'était nécessaire. Résultat, ils s’en sortaient généralement sans aucune égratignure.
Ces dernières semaines avaient été plutôt calmes et tandis qu’il se levait pour aller se chercher une boisson, il reçut une demande prioritaire d’arraisonnement sur son ordinateur.
Ça arrivait de temps en temps. Aujourd’hui, c’était un vaisseau marchand qui appartenait à un dénommé Anton Gobielski, un humain arrivé il y a quelques jours. Dommage pour lui, se dit Ternon, car généralement la prise de contrôle d’un vaisseau à quai signifie que la personne était soit morte soit c’était tout comme.
Voilà pourquoi je veux t’emmener loin d’ici marmonna t-il. Encore et toujours la violence et la mort et on ne sait jamais quand et qui elle va frapper.
Il détestait vraiment Aria, même s’il admettait qu’elle tenait Omega d’une main de fer et que sans elle, les gangs auraient déjà mis la station à feu et à sang. Mais elle aurait pu faire mieux pour les autres gens. Malgré cela, elle laissait à chacun faire ce qu’il voulait, tant que tout le monde respectait ses règles. Du coup, beaucoup de gens la suivaient et lui obéissaient même s'il y avait quelques fortes têtes mais ils ne faisaient pas long feu sur Omega et cet humain avait du faire une belle connerie pour qu'il y passe. Il la détestait surtout parce qu'il sentait qu'elle avait une emprise sur Serya mais il n'avait jamais réussi à savoir de quoi il s'agissait.
Il confirma la demande d’arraisonnement, activa les scellés électromagnétiques sur l’appareil et appela son équipe.
Allez les gars, un a du boulot, Quai E14, un transporteur à boucler.
C’est qui cette fois-ci ? demanda Saunos un des deux turiens de son équipe.
Un marchand humain du nom de Gobielski répondit Ternon.
Bah ! Bien fait pour lui, ça lui apprendra à cette saloperie d’humain, répondit Tranek, un butarien qui, comme beaucoup de son peuple, n’aimaient pas du tout les humains.
Peut-être mais ce n’est pas en parlant que le boulot va se faire, allez, on se bouge, il faut s’occuper de l’équipage et ensuite de la cargaison dit Ternon.
J’espère qu’ils vont résister, ça me démange de faire un carton, ajouta le butarien. Un bon humain est un humain mort ce qui fit rirent Saunos et Kalen qui plus d’une fois avaient déjà eux-aussi parlé de leur ressentiment envers les humains.
Ternon ne dit rien mais il avait le pressentiment que ça n’allait pas bien se passer..
Ces pensées se tournèrent vers Serya et aussi aux crédits qu’ils mettaient de côté pour elle, pas très honnêtement d’ailleurs, mais bon voler les voleurs n’étaient pas, selon lui, un crime et puis ça en valait
bien la peine. Il avait déjà amassé plus de cent mille crédits et il espérait pouvoir en récupérer encore un peu et ensuite partir loin avec l'asari.
Ils montèrent dans leur navette puis s’envolèrent en direction du quai E14.
Pendant ce temps, à l'Afterlife...
Depuis qu’elle était montée sur la piste au-dessus du bar, elle avait fait abstraction tout ce qui l’entourait. Comme à chaque fois, elle se synchronisait à la musique et entrait dans une transe qui pouvait durer des heures si rien ne venait la perturber. Elle sentait faire vibrer la chaque parcelle de son corps. Elle ondulait, bougeait au rythme de la musique qu’elle sentait monter et descendre en elle comme des vagues de plaisir. Il n’y avait que quand elle dansait qu’elle se sentait vivante.
Il n’y avait de toute façon pas meilleure danseuse qu’elle dans tout Oméga. Les autres danseuses le savaient, certaines la jalousaient mais toutes s’accordaient à dire qu’elle avait un don pour ça. Elle n’était amie avec aucune d’entre elles, mais elle s’en fichait. Tant qu’elle pouvait danser, rien d’autre ne comptait pour elle.
A un moment, elle crut vaguement entendre quelqu’un prononcer son nom. Elle entrouvrit les yeux sans cesser de danser et aperçu un des gardes d’Aria, un butarien, qui l’appelait.
Aria veut te voir ! lui cria-t-il.
Elle mit quelques instants avant de réagir à ses paroles, puis à regret, s’arrêta de danser. Elle descendit de la piste de danse et se dirigea tranquillement en direction du salon d’Aria. Les gardes la laissèrent passer, elle s'arrêta en haut des marches et attendit.
Aria était assise comme à son habitude, les jambes croisées lisant quelques notes qu’on lui amenait sur un datapad. Au bout de quelques minutes, elle leva la tête et regarda Serya. Elle esquissa un sourire et regardait fixement Serya.
Approche.
Serya s’avança et s’arrêta à deux mètres d’Aria comme le voulait la coutume.
Assieds-toi, lui dit Aria tapotant la place juste à côté d’elle.
Elle obéit et s’assit à côté d’Aria qui ne l’avait pas quitté des yeux.
Je vais avoir besoin de toi ma petite, dit Aria.
Tes désirs sont des ordres, Aria, répondit Serya en se tournant vers elle avec son sourire habituel.
Attention, je pourrais te prendre aux mots..., saisissant son menton entre ses doigts et l’approcha d’elle, leurs visages n’étaient plus séparées que de quelques centimètres. Aria plongea son regard dans le sien et elle ne vit ni peur, ni haine, juste un regard plein de vie. Elle n’avait jamais regretté le jour où elle l’avait prise sous sa protection. Serya l’avait toujours bien servie en de
nombreuses occasions et de multiples façons.
Mais j’ai besoin de toi et de tes « talents » pour quelqu’un d’autre, dit-elle en la repoussant lentement à sa place puis en la lâchant son visage.
Comment ça ? sa remarque effaça son sourire.
Un humain, continua Aria, ce n’est pas quelqu’un d’important mais lui le croit, et ce marchand a pas mal de contacts en dehors d’Omega avec qui il fait affaire. Mais il a raconté certaines choses sur moi et je ne supporte pas ça. Donc tu vas aller le voir, je lui ai dit que je lui envoyais quelqu’un pour discuter « affaires » et qu’elle était ma meilleure et ma plus jolie danseuse. Il aura
sûrement quelques gardes mais je sais que tu sauras te débrouiller. Je sens qu’il va être ravi de ta visite, ajouta-t-elle tout en souriant à Serya.
Serya se sentait mal à l’aise après ce que venait de dire Aria. Même si ça faisait longtemps que ça n’était pas arrivé, elle ne l’envoyait en mission que pour une seule raison.
Mais… tu m’avais dit que je n’aurais plus besoin de faire ça.
Je n’ai jamais dit ça, c’est toi que te l’ai mis en tête, et… dois-je te rappeler ta promesse ?
Mais je…, elle soupira. Bien, je ferais ce que tu demandes.
Voilà, c’est ce que je voulais entendre. Un de mes hommes t’attend dehors. Une fois fini, reviens me voir.
Bien Aria.
Elle quitta Aria et se dirigea vers les vestiaires. Il était vide, les autres danseuses étaient toutes occupées à cette heure. Elle ne se changea pas mais enfila juste ses cuissardes puis se saisit d’un grand manteau noir à capuche dans son casier qu’elle jeta sur ses épaules et abattit la capuche sur sa tête. Elle se dirigea vers une sortie annexe ou l’attendait un garde d’Aria.
Finalement ça ne sera pas aussi amusant que je pensais, se dit-elle alors que la navette décollait.
Chapitre 3Spoiler
La récupération du vaisseau de transport se passa finalement sans encombre. L'équipage n'était pas armé et n'avait opposé aucune résistance. Ils avaient râlés un bon moment mais ils ne voulaient pas se frotter à des gardes armés. Ils furent enfermés dans leur quartier pendant que Ternon et son équipe s'occupait de faire l'inventaire. Le manifeste du vaisseau leur indiqua qu'ils étaient arrivés avec très peu de matériel et que tout avait été rapidement été déchargé et vendu. Bref, tout était en règle.
Deux heures plus tard, le transporteur avait été entièrement sondé et ils n'avaient rien découvert d'anormal.
Ternon retourna voir l'équipage et leur annonça qu'ils devaient prendre leurs affaires et quitter le vaisseau, celui ayant été confisqué et étant maintenant la propriété d'Oméga, ce qu'ils firent une demi-heure environ, le temps de récupérer leurs biens, sans aucune signe de protestation ni de mécontentement.
Ils passèrent le sas d'embarquement puis verrouillèrent le vaisseau.
Eh Ternon, c'est quoi ces lavettes, y en a pas un seul qui a résisté alors qu'on les a jeté de leur vaisseau. Je sais que les humains valent pas grand-chose mais là ils ne valent même pas de la pisse de Pyjak ! s'exclama Tranek en regardant le dernier homme d'équipage s'éloigner.
Rentrons maintenant. Kalen, tu as bien enregistré toutes les identités de l'équipage ?
Ouais, il n’en manquait pas un seul.
Ok, quand on sera rentré, tu jetteras un œil si tu ne trouves pas des infos sur eux. J'ai l'impression qu'on est passé à coté de quelque chose.
Ou alors tu as simplement besoin de vacances avec ta copine, lui lança Saunos avec un large sourire.
Ternon sourit.
oui, j'aimerais bien, mais ce n’est pas encore pour tout de suite. Pour le moment on a du boulot et on n’a pas fini, allez, on rentre.
Ils montèrent dans leur navette afin de rentrer au centre de contrôle mais Ternon restait toujours anxieux.
Quelque chose clochait. Il n'arrivait pas à se sortir cette idée de la tête. J'espère que tout va bien pour elle pensa-t-il.
Il jeta un œil à ses gars, pas très futés mais des bons gars sur qui on pouvait compter, il s'en était vite rendu compte. Il prit une grande inspiration.
Je me fais trop de souci, il faut que je me change les idées.
Eh ben Ternon, on parle tout seul maintenant ? Tranek s'était tourné vers lui.
Euh... Oui je me disais quand on aura fini notre journée je vous payerai une tournée.
Houla t'es malade ? c'est la première fois que je t'entends proposer ça, c'est pas contagieux au moins ?, lança Tranek.
Non non rassure-toi, j'ai envie de me changer les idées, mais bon si vous avez pas envie...
Les trois autres s'exclamèrent en même temps qu'ils n'allaient pas rater une occasion de boire gratis ce qui améliora grandement l'ambiance entre eux et surtout le moral de Trenon.
Au même moment, de l'autre coté de la cité.
La navette se posa un dizaine de minutes plus tard sur un parking. la porte s'ouvrit et Serya se glissa à l'extérieur.
Je vous attends là ou vous rentrez toute seule ? lui demanda le pilote.
Vous pouvez attendre je n'en aurais pas pour longtemps.
Le butarien la regarda et renifla un coup.
Mouais... Je vous attends une heure, après je file alors soyez pas en retard.
une heure ? d'accord, je serais là.
Elle s'éloigna d'un pas rapide jusqu'à l'adresse que le pilote lui avait donné. Elle se glissa dans la foule, son manteau et sa capuche serrée contre elle. Les rues étaient toujours pleines de monde, riches ou pauvres, et elle arrivait toujours à se faufiler sans jamais être remarquée ce qui était une toujours une bonne nouvelle car elle n'aimait pas provoquer des échauffourées inutiles.
Une autre dizaine de minutes plus tard, elle arriva enfin à l'adresse indiquée. C'était un bloc d'une cinquantaine d'étages. L'entrée était déserte, elle entendait une musique assez lointaine et qui la fit frissonner.
Elle pénétra dans le hall et pris un des trois ascenseurs du bloc. Elle sélectionna le 43e étage et l'ascenseur et commença son ascension.
Elle prit plusieurs inspirations lentes afin de garder son calme. Cela faisait plusieurs années qu'Aria ne l'avait pas envoyé chez quelqu'un et il ne fallait surtout pas la décevoir. Tout devait bien se passer, elle ferait le strict minimum et puis même si ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas joué son numéro, elle savait que cela lui reviendrait instantanément.
Il y a des choses qu’on n’oublie pas hélas, murmura-t-elle.
Les portes de l''ascenseur s’ouvrirent lorsque celui-ci arriva à destination. Elle chercha ensuite l'appartement de l’humain qu'elle trouva sans peine. Une fois devant la porte, elle prit une grande inspiration, repassant dans son esprit ce qu'elle devait dire et faire. Elle se rendit soudainement compte qu’à part sur des holos, elle n’avait jamais eu affaire à des humains, Elle eut un instant d'hésitation et pria intérieurement la déesse que tout se passe bien et elle appela à l'intercom.
Quelques instants plus tard, une voix rauque et suspicieuse retentit :
Qui êtes-vous ?
Je suis ici pour voir Mr Gobielski.
Mr Gobielski n'accepte pas n'importe qui chez lui. Je répète ma question, qui êtes-vous ?
Elle releva légèrement sa capuche pour que son visage soit visible à la caméra.
Je suis celle que Mr Gobielski attendait de la part de la Madame Aria.
Un instant....C'est bon entrez.
Elle entendit la porte se déverrouiller puis s'ouvrir. Elle passa le seuil et se retrouva dans une grande pièce pauvrement équipée : un écran géant, un canapé, et une table basse. Quelques caisses complétaient le tableau. Il y avait aussi des armes et pas mal de cartouches thermiques un peu partout. Une grande baie vitrée offrait une large vue sur la station. trois humains dont deux proches d’elle et le troisième assis sur le canapé, qui ne la quittaient pas des yeux.
Vu leur accoutrement et leur posture, ils n’avaient pas l’air d’être des amateurs. Ils étaient tous habillés d'une sorte de tenue militaire verdâtre mais qui ressemblait plus à des vêtements qu'à une armure.
Celui de gauche était plutôt grand et mince et il tenait un fusil à pompe qu'il pointait dans sa direction. L’autre à sa droite était un peu plus grand et plus massif que son collègue et il tenait un pistolet lourd dans sa main gauche. Le troisième avait une peau très sombre, presque noire Elle vit qu'ils ne portaient aucune protection sur la tête mais affichait des poils qui la décontenança un instant. celui au fusil les avait jaune et très courts, l'autre les avait noirs mais à peine plus long mais en avait aussi sur le bas du visage. Le dernier par contre n’en affichait aucun ni sur la crâne, ni sur le visage.
Ecartez votre manteau et pas de geste idiot ou ça sera le dernier que vous ferez, lui dit celui au pistolet.
Elle écarta lentement les pans de son manteau. L'humain au fusil siffla un coup à son intention, et l'autre eu un haussement de sourcil en la regardant, tandis que le troisième afficha un large sourire. Même si elle ne connaissait rien aux humains, elle fut satisfaite de savoir que les asaris produisaient le même effet sur eux que sur les autres races, voire plus, ça pouvait toujours servir.
Scanne la un coup, dit celui au pistolet.
Je veux bien lui faire tout ce que tu veux mais sérieux ou veux-tu qu'elle cache une arme dans une tenue pareille ? répondit celui au fusil.
T’es sûr que tu veux pas qu’on la fouille, elle pourrait avoir caché quelque chose dans des endroits bien cachés on sait jamais, ajouta celui du canapé.
Celui de droite la dévisagea à nouveau de la tête aux pieds.
Tu veux voir ça avec le patron après ? dit celui au pistolet à son collègue.
Oh c’est bon, si on peut même plus s’amuser…
Bon suivez-moi, le patron vous attends dans son bureau.
Il lui montra un couloir qui partait vers la gauche et dans lequel s’ouvraient trois portes. Deux à droite et une au fond.
Elle relâcha son manteau qui retomba le long de son corps et suivi l'humain jusqu'à la deuxième porte à droite.
Il frappa deux fois à la porte d’où retentit une voix :
Oui ?
L'asari est là, Monsieur.
Oh bien, faites-la entrer.
Le garde ouvrit la porte et Serya entra dans la pièce puis entendit la porte se refermer derrière elle.
La pièce contenait aussi peu de mobilier que dans l'autre. Un bureau ou de nombreux documents et datapads trainaient pêle-mêle, un grand écran et une console d'ordinateur, un lit et enfin un fauteuil ou était assis un homme.
Elle n'arrivait pas à cerner son âge, il allait vraiment falloir qu'elle se compense cette lacune si les humains venaient à perdurer au sein de la coalition et dans les systèmes terminus.
En tout cas, son premier regard lui indiqua qu'il n'était pas plaisant à regarder, encore moins que ces hommes.
Il était gras, un peu comme un volus, Il avait beaucoup plus poils comparés aux deux autres dont une barre disgracieuse juste au dessus de la bouche et beaucoup sur les joues. C'en était même repoussant. Serya baissa légèrement la tête afin d'éviter de le regarder.
Je vois que T'loak tient ces promesses mais je voudrais savoir à quoi j'ai droit avant de passer aux choses sérieuses.
Il ne l'a quittait pas des yeux. Sa voix était aussi repoussante que son apparence et Serya eu bien du mal à se contenir. Une vulgaire marchandise, une banale prostituée voila pour quoi il la prenait.
Elle s'exécuta, elle abaissa sa capuche et dégrafa son manteau à son cou, le laissant glisser au sol, tombant en corolles à ses pieds.
Eh bien je ne regrette pas d'avoir pris contact avec votre patronne. Elle sait traiter ses associés.
Une lueur lubrique apparut dans ses yeux et il se frottait les mains l'une contre l'autre comme quelqu'un satisfait de son achat.
Madame m'a envoyé ici parce que j'ai de nombreux talents et elle souhaitait que je vous en fasse profiter.
Mais faite, ma petite, faite, je suis impatient de voir ça.
Elle sortit de sous sa ceinture une microcarte. L'homme se raidit en un instant , prêt à appeler ses gardes.
C'est de la musique, pouvez-vous la mettre s'il vous plait ?en lui tendant la microcarte. Vous ne le regretterez pas je vous l'assure.
L'humain sembla se détendre, se leva et prit la carte du bout des doigts, la regardant un peu dans tous les sens. Il l'utilisa dans son ordinateur et quelques instants après, un rythme lent et envoutant se mis à raisonner dans la pièce. Dès les premières notes, Serya se laissa emporter par la musique, son corps suivant les sonorités de la musique.
Il s’était rassis, complètement hypnotisé par la gestuelle de l'asari. Il la voyait prendre des positions qu'il semblait impossible à un corps humain. Tous ces mouvements étaient fluides et gracieux.
Lentement, l'asari avançait vers lui, tout en tourbillonnant. Il était comme hypnotisé par sa danse, ses yeux courant le long de son corps et de ses courbes. La danse dura plusieurs minutes, et alors que la musique semblait prendre fin, Serya, dans un dernier mouvement, lança son pied sur la carotide de l’humain le bloquant et l’écrasant lentement. Celui-ci sursauta et essaya de se dégager, attrapant le pied de l’asari mais il avait l’impression d’être pris dans un étau. Il n’arrivait pas à se défaire de son étreinte mortelle. Il souffrait et avait de plus en plus de mal à respirer.
Elle avait ses yeux plantés dans les siens, ils étaient maintenant froid et sa voix pleine de haine.
Vous me désiriez n'est-ce-pas ? Vous croyez que vous, faible petit humain, vous pouviez vous moquer de la Reine d'Omega ? Vous pensiez vraiment que j'allais m'accoupler avec une sous-race comme la vôtre ? Vous me dégoutez, et vous allez avoir ce que vous méritez.
Elle appuya d’un coup sec et écrasa complètement la carotide de l’humain, desserrant son emprise lorsqu'elle vit ses yeux devenir vitreux et son corps se relâcher.
Elle n'avait jamais aimé tuer, mais c'était la première fois qu'elle avait pris du plaisir à la faire. Elle se sentit décontenancée, ne sachant trop que penser.
Mais elle recouvra vite ses esprits, elle saisit le corps et le traina jusque dans le lit, le hissant tant bien que mal dessus. Elle le positionna afin de faire croire qu’il dormait.
Le contact de sa peau, grasse et humide la dégoutait mais elle savait qu’elle n’avait pas le temps de faire la fine bouche car elle n’était pas encore en sécurité.
Elle ramassa sa cape qu’elle raccrocha à son cou et sortit de la chambre.
Elle prit la direction du salon ou se trouvait les trois hommes, assis sur le canapé à regarder un film sur l’écran géant.
L’humain au pistolet, l’interpella :
Vous allez ou là ?
J’ai fini mon spectacle, votre patron est un peu fatigué, il se repose.
Une minute. Il se leva et s’interposa entre elle et la porte.
Serya s’arrêta et sentit que ces chances de partir sans casse s’amenuisaient de seconde en seconde.
Eh si le patron a fini avec elle, on pourrait en profiter un peu aussi non ? Elle a l’air en pleine forme, la petite, dit l’humain noir.
La petite, elle a 357 ans et elle t’emmerde lui répondit-elle en souriant.
Oh et en plus elle a du répondant, on ne peut pas laisser passer ça, hein chef ? dit l’homme au fusil à pompe, qui était posé sur la table basse.
Ça non, ce n’est pas très poli de parler comme ça à vos hôtes. Dit l’humain au pistolet.
Ecoutez, je m’excuse, je ne voulais pas être impolie, pouvez-vous me laissez partir s’il-vous plait ? lui dit-elle en levant la tête vers lui.
Non, répondit-il.
Elle soupira.
Je suis désolée…
Désolée de quoi ? se marra l’humain noir.
De ça….
A peine eut-elle fini de prononcer ces mots que son pied droit parti entre les jambes de l’homme devant elle, qui sous le choc lâcha son arme et se plia de douleur. Elle fut d'ailleurs contente que la morphologie humaine différenciait peu de celles des autres races .
Le temps que les deux autres réagissent, elle attrapa le pistolet au vol tout en se retournant et tira deux fois, chacun des deux tirs se logeant entre les yeux des deux hommes dont les têtes explosèrent sous l'impact et leurs corps retombèrent lourdement sur le canapé.
Elle tourna la tête vers leur chef juste à temps pour le voir se redresser et sauter sur elle, le visage déformé par la colère. Elle se laissa tomber au sol ce qui surprit le garde, l’ajusta et tira. Il prit le tir en pleine poitrine et finit sa saut sur la table basse qui explosa sous son poids. Il était encore en vie mais salement amoché. Elle se releva et alla vers lui.
Je vous avais dit que j’étais désolée, lui dit-elle et tira une deuxième fois sur lui et il cessa de bouger.
Sa tête se mit à tourner alors qu’elle regardait ce qu’elle venait de faire.
Elle venait de prendre quatres vies en quelques instants. Elle ferma les yeux et secoua la tête, priant de se réveiller de ce cauchemar. Elle les ouvrit à nouveau, rien n'avait changé, les cadavres, le sang... comme dans ses cauchemars, sauf que celui-là était bien réel.
Elle réajusta son manteau sur ses épaules et se glissa la capuche sur sa tête.
Elle se dirigea vers la porte d'entrée, s'arrêta un instant pour écouter le moindre bruit mais elle n'entendait rien.
Elle ouvrit la porte et jeta un œil à l'extérieur. Personne, les gens dans le coin devaient probablement avoir l'habitude des coups de feu. Elle fila jusqu'à l'ascenseur, s'y engouffra et appuya sur le niveau 0.
Pendant la descente, ses pensées se tournèrent à nouveau vers ses victimes. Elle n'éprouvait aucune compassion pour eux, ils n'étaient personne pour elle et tout juste des insectes nuisibles pour Aria.
Ce qui la chagrinait c'est qu'elle avait brisé une promesse pour en tenir une autre, et elle savait qu'à ce jeu, c'est elle qui allait perdre.
Pourquoi m'avoir demandé de faire ça Aria...tu le savais pourtant que je ne voulais plus... Pourquoi... murmura-t-elle alors qu'elle sortit rapidement de l'immeuble.
Elle devait faire vite, le pilote avait dit qu'il attendait une heure, et elle ne voulait pas rentrer par ces propres moyens.
Par la déesse, il va me falloir des journées pour me purifier de tout ça... pensa-t-elle alors qu'elle s'engouffrait dans la foule en direction de son rendez-vous.
Chapitre 4 - partie 1SpoilerA peine avait-elle pénétrée dans l'Afterlife, qu'un des gardes l'interpella : Aria t'attends dans ses quartiers .
Elle se dirigea vers une porte masquée par une tenture dans le fond du salon privé ou deux gardes d'Aria montaient la garde. Ils la laissèrent passer comme elle approchait. Derrière la porte, un petit ascenseur menait à l'étage privé d'Aria au dessus de l'Afterlife.
En sortant de l'ascenseur, elle avança jusqu'à la porte d'accès de l'appartement d'Aria. Un intercom était installé à droite tandis qu'une caméra dans le coin gauche la suivait depuis sa sortie de l'ascenseur.
Elle retira sa capuche, activa l'intercom et tourna la tête vers la caméra : Aria ? C’est moi.
Au bout de quelques minutes, la porte coulissa, l'invitant à entrer. La porte se referma après son passage et les sons provenant du club s'éteignirent, Aria ayant fait complètement insonoriser son loft du club.
Le salon dans lequel elle venait d'entrer était vaste et bien éclairé. Ce n'était pas la première fois qu'elle y venait mais elle s'y sentait toujours un peu mal à l'aise. Il y a quelques années, Aria avait fait poser un immense écran qui remplissait le mur droit de la pièce. Tout ce qui était enregistré par les caméras du club était retranscrit ici. Tout était vu, entendu, analysé et enregistré. Il était impossible de passer inaperçu avec le système qu'elle avait installé.
Dès qu'elle entra, Serya vit son visage remplacer toutes les autres images.
A l'opposé de l'écran, le long du mur de gauche, confortablement allongée sur une banquette à peu près identique à celle du club mais plus large, Aria la regardait fixement. Plusieurs datapads et quelques verres vides trainaient sur une table basse devant elle.
Ah te voilà, tu n'as pas trainé dis-moi... , lui dit Aria, son regard était tourné vers l'écran géant.
Serya était toujours à l'entrée du salon, elle dégrafa son manteau qu'elle laissa retomber sur le coté de la porte, attendant l'autorisation d'avancer. Elle essayait de rester calme, mais elle savait que ce n'était pas gagné d'avance avec Aria. Celle-ci obtenait toujours tout ce qu'elle voulait, toujours...
J’ai fait ce que tu m'as demandé., lui répondit-elle sans oser la regarder dans les yeux.
Je sais, les enregistrements des caméras montrent que tu as été efficace.
Son visage disparu de l'écran géant et elle se vit dans l'appartement une heure plus tôt.
Elle revit alors la scène ou elle parlait au marchand, elle se voyait danser devant lui avant de l'assassiner froidement et quelques instants plus tard, ce fut au tour des trois gardes du corps qu'elle avait éliminés.
Elle n'avait jamais aimé tuer , mais lorsque la caméra zooma sur son visage, elle se vit sourire en tuant le marchand humain. Cela la dégoutait mais elle devait bien admettre cette fois-ci avoir pris un certain plaisir lors de son exécution.
Elle détourna le regard de la scène et vit celui d'Aria sur elle.
Ne t'en veux pas, Il le méritait de toute façon, même un vorcha valait mieux que lui, dit-elle en lui souriant.
Je sais que c'est la première fois que tu as affaire à des humains. Tu verras, ils ne sont pas tous aussi pitoyables que ceux-là. Quelques-uns m'ont déjà prouvé leur utilité et il y en a qui ont même un certain charme ajouta-t-elle.
Ce ne sont que des images, plates et sans chaleur mais elles me serviront à faire comprendre à ses associés qu'on ne joue pas avec moi dit Aria en désignant l'écran d'un geste de la tête.
Sers-moi un verre et prends en un, vu ta tête tu vas en avoir besoin.
Serya se dirigea vers le bar située en face d'elle, prit une bouteille de rhum novérien déjà à moitié vide et remplit deux verres.
Une fois servie, elle se dirigea vers Aria, un verre dans chaque main. Aria ne la quittait pas des yeux, la dévorant du regard. Aria pris un verre que Serya lui tendait et lui signifia de s'asseoir d'un signe de la tête.
A peine s'était-elle assise à coté d'Aria qu'elle sentait déjà sa présence effleurer son esprit et Aria lui tapota le genou.
Santé à ma petite tueuse préférée, lui dit Aria en affichant un large sourire, leva son verre et but une longue gorgée.
Serya leva son verre à son tour mais but plus modérément, le rhum novérien ne lui réussissait vraiment pas, elle en avait déjà fait les frais et c'était souvent au profit d'Aria d'ailleurs.
Oui.. Des images plates et sans saveur répéta-t-elle en regardant l'écran qui passait en boucle les images de Serya. Je préfère celles pleines de vie. Montre-moi.
Son regard se posa à nouveau sur elle et elle sentait Aria de plus en plus pressante contre son esprit. Elle se savait impuissante contre elle, aussi ne résista-t-elle pas et accepta la fusion de leurs esprits. Elle lui laissa revivre le souvenir de cette nuit, depuis le départ de L'Afterlife, ressentir ses doutes, ses angoisses, sa haine et le plaisir mélangé au dégout qu'elle ressentit malgré elle après avoir éliminé les humains, sa confusion et même son désir de fuir loin d'Omega.
Elle ne chercha pas non plus à lui cacher sa peur, sa haine et son désir d'elle.
Bien, je vois que cette journée a été très riche pour toi, lui dit Aria, et tu as fait ce que j'attendais de toi. Il est temps pour toi d'être récompensée. Elle sentit qu'Aria avait reposée sa main sur sa jambe et remontait lentement le long de la cuisse.
Aria, non, s'il-te-plait, je ne veux... protesta faiblement Serya mais Aria posa un doigt sur ses lèvres lui intimant de se taire.
Tu sais très bien que tu ne dois rien me refuser... Aria posa ses mains sur ses épaules et l’obligea à s'allonger, ses yeux fixés aux siens. Elle la chevaucha puis commença à glisser ses mains le long de son corps...
Quelques heures plus tard...
Une violente douleur la tira de son sommeil. Elle tourna la tête et vit Aria habillée et assise au bord du lit. Elle venait de lui pincer la fesse droite.
Allez, fini de dormir, va prendre une douche tu en as besoin , lui dit Aria.
Elle laissa retomber sa tête sur l'oreiller, trop fatiguée et abrutie par l'alcool pour bouger ou couvrir son corps nue. Pas tout de suite, s'il te plait...
j’ai dit debout! et joignant les paroles aux actes, Aria lui claqua violemment les fesses.
Serya poussa un cri de surprise et de douleur et se redressa mais elle avait la tête encore brumeuse et avait du mal à aligner rien qu'une seule pensée.
Je continue ? lui lança Aria avec un sourire sur les lèvres.
Serya se leva rapidement, titubant un peu, et marcha lentement, elle ne se sentait pas capable d'aller plus vite de toute façon, jusqu'à la douche. Elle sentait toujours le regard d'Aria sur elle, tandis qu'elle entrait dans la douche et qu'elle l'actionnait. Elle poussa un cri de surprise lorsqu'un jet brûlant l'aspergea mais elle régla trop vite la température et elle cria de nouveau lorsqu'une eau glacée la surprit. Elle entendit un rire derrière elle, Aria l'ayant suivie jusqu'à l'entrée de la douche. Elle arriva malgré tout à trouver le bon réglage et elle resta debout, les yeux fermés, l'eau glissant le long de son corps fatigué.
Alors que l'eau ruisselait sur elle, elle sentait ses muscles se détendre lentement et ses pensées commençaient à se faire un peu plus claires.
Comme d'habitude, elle n'avait pas pu lui résister. Elle ne savait même pas si quelqu'un en serait capable.
Le souvenir de la seule fois ou elle avait essayé lui revint en mémoire, c'était il y a plusieurs années...
Elle avait refusée ses avances et l'avait même violemment repoussée. Ça ne s'était malheureusement terminé comme elle espérait...
Quelques années plus tôt, après une mission accomplie et une soirée arrosée...
Le chaos régnait dans le salon. Plusieurs meubles avaient volés au travers de la pièce et gisaient brisés au sol, de nombreux écrans de contrôle avaient explosés.
Malgré la douleur, Serya essaya encore une fois de riposter mais Aria fut plus rapide et elle se prit son attaque biotique de plein fouet.
Elle vola à travers la pièce sous l'impact et percuta le bar, une violente douleur lui irradia le dos et elle s'écrasa au sol, des morceaux de verres volèrent tout autour d'elle.
Elle ne se sentait plus la force de bouger. Ses vêtements étaient en lambeaux, du sang coulait de plusieurs coupures sur ses bras et son visage et ses jambes lui faisaient un mal de chien. Elle resta là sans bouger, attendant qu'Aria en finisse avec elle. Elle n'était pas connue pour être gentille avec ceux qui s'opposait à elle.
Elle entendit des morceaux de verres craqués sous ses pas, puis une main la saisit par la gorge et la souleva lentement de terre. Elle commença à avoir du mal a respirer mais elle n'avait pas la force de lever les bras pour essayer de résister à Aria. Elle sentit l'énergie d'Aria l'envelopper et elle la projeta par terre, sa main toujours serrée sur sa gorge. Elle cria de douleur lorsqu'elle percuta violemment le sol, sentit une décharge électrique lui traverser le corps et l'engourdir de la tête aux pieds.
Aria était penchée au dessus d'elle, la maintenant toujours au sol, la main droite, levée et nimbée d'énergie noire, prête à l'achever.
J’ai tuée des chiennes dans ton genre pour moins que ça !, lui cracha Aria au visage, furieuse.
Tout devenait trouble sous ses yeux et elle n'arrivait presque plus à respirer quand elle sentit les doigts d'Aria desserrer leur étreinte mortelle et l'air afflué soudainement dans sa gorge. Elle hoqueta douloureusement, essayant de retrouver son souffle et de garder les yeux ouverts.
Elle n'arrivait plus à voir distinctement Aria mais elle savait qu'elle était toujours là, penchée au-dessus d'elle.
Si tu veux vivre, tu feras tout ce que je te dis, sinon...
Elle hocha lentement de la tête, tout son corps la faisait souffrir.
C’est la deuxième fois que je t'épargne. La prochaine fois tu sauras vraiment ce que c'est de souffrir avant de mourir.
Oui dit-elle très faiblement. Prononcer juste ce mot lui faisait terriblement mal à la gorge mais elle savait qu'elle devait le dire, elle n'avait pas le choix, sinon c'était la nuit éternelle pour elle.
C’est bien, tu m'es utile et je n'ai pas envie de te perdre, mais tout va dépendre de toi maintenant lui répondit Aria en posant une main sur sa joue et essuyant une larme qui coulait et se mêlait à son sang. Serya perdit connaissance...
Serya ouvrit les yeux, l'eau coulait toujours le long de son corps. Elle se sentait plus détendue à présent, la confusion avait quitté son esprit.
Aria était juste derrière elle. Aria caressait ses épaules nues et humides du bout des doigts. Serya frissonna légèrement sous sa caresse.
J'espère que tu t'en souviendras, j'offre rarement de seconde chance à qui que ce soit, lui dit Aria dans son esprit.
Sans même s'en rendre compte, Serya l'avait inconsciemment invité à fusionner et revivre ce souvenir.
Tes affaires sont sur le lit. Prends une journée de repos. Je vais surement avoir besoin de toi bientôt, ne me déçois pas.
Oui Aria, ça n'arrivera plus....
Aria recula de son esprit et partit, la laissant seule.
Serya resta sous la douche, tentant de remettre de l'ordre dans ses pensées. Au bout de quelques minutes, elle coupa l'eau, sortit de la douche puis se sécha méticuleusement. Elle vit que ses vêtements étaient en effet posés sur le lit. Elle les ramassa et prit tout son temps pour s'habiller.
Elle aperçut ses vêtements de danse éparpillés un peu partout mais ils étaient complètement inutilisables. Aria n'y avait pas été de main morte avec elle cette nuit.
Elle jeta un dernier regard sur la chambre, repensant à ce qui s'était passé ces dernières heures. Un léger sourire apparut sur ses lèvres alors qu'elle ramassait son manteau et qu'elle quittait les quartiers d'Aria pour rentrer chez elle...
Chapitre 4 - Partie 2Spoiler
Quelques heures plus tard...
Ternon tapa le code puis entra chez Serya. Elle lui avait donné l'accès à chez elle et il espérait qu'elle était rentrée.
Ce n'était vraiment pas grand chez elle, la pièce la plus grande lui servait de salon et de cuisine, deux portes donnaient sur une petite chambre et une salle d'eau.
Les pièces étaient équipés du strict minimum et elle ne semblait vouloir faire aucun effort pour y mettre un peu plus de vie. cela faisait pourtant des années qu'elle vivait ici. Il lui avait plusieurs fois proposé de venir vivre chez lui, ou il y aurait eu largement de la place pour eux deux mais elle se refusait toujours de quitter son petit logement.
Il la trouva assise sur le rebord de la fenêtre, le regard perdue vers l'extérieur. Elle était vêtue d'un long tee-shirt noir qui lui arrivait à mi-cuisse, ses bras enlaçant ses jambes ramenées contre sa poitrine et sa tête posée sur ses genoux.
Salut Seri, J'ai amené de quoi manger, j'espère que tu as faim lui dit-il en lui montrant un paquet qu'il posa sur la petite table située dans le salon.
Elle tourna la tête vers lui avec un léger sourire sur les lèvres mais ne répondit pas.
Ca n'a pas l'air d'aller ? il s'approcha d'elle passant son bras autour de ses épaules.
Juste un peu fatiguée, répondit-elle en appuyant sa tête contre sa poitrine.
Alors viens manger, ca va te faire du bien.
Elle hocha la tête et alla s'assoir sur l'un des gros coussins qui servaient de sièges autour de la table. Ternon sortit plusieurs petites boites de nourritures préparées et deux grandes boissons. Les odeurs qui se dégageaient de la table lui ouvrirent l'appétit et elle commença à manger avec enthousiasme.
Serya était contente qu'il soit venu, ça lui permettait d'arrêter de penser, ce qu'elle n'avait pas réussi à faire depuis qu'elle était rentrée chez elle.
Ils discutaient de tout et n'importe quoi, des dernières potins d'Omega, des nouvelles rapportés par les chaines d'informations de l'espace concilien et des systèmes Terminus.
Que sais-tu des humains ? lui demanda-t-elle soudainement.
Ternon la regarda, un peu surpris. Pourquoi cette question ?
J'ai remarqué qu'ils étaient de plus en plus nombreux. Est-ce qu'ils ont quelque chose de spécial pour s'intégrer aussi vite ? dit Serya.
Regarde sur extranet, je suis sûr que tu trouveras tout ce que tu veux savoir sur eux, répondit Ternon.
J'y ai pensé mais toi, tu as eu affaire à eux non ? Comment sont-ils ?, ajouta-t-elle
Il va vraiment falloir que tu sortes de ton trou, toi. lui dit-il avec un sourire.
Bon, pour commencer, aucun humain ne ressemble à un autre. et c'est encore plus le cas pour leurs femelles.
Les biotiques sont peu répandus chez les humains.
Ils ont aussi un gout certain pour la guerre mais ils ne sont pas belliqueux pour autant.
Ils ont de bons scientifiques dans à peu près tous les domaines. Il suffit de voir à quelle vitesse ils ont intégrés les premières technologies prothéennes qu'ils ont découverts dans leur système.
Ils ont l'habitude de travailler en communauté d'ou le nombre important de colonies qu'ils ont créés ces dernières années mais ils cultivent aussi une individualité hors du commun.
Ah, Dernier point important, ils ont une espérance de vie assez faible, de l'ordre du siècle environ et pas de régénération ou autres capacité exotiques, à part quelques biotiques comme je te l'ai déjà dit.
Tu devrais vraiment chercher sur Extranet, tu apprendrais beaucoup plus, tu sais.
Est-ce qu'on peut leur faire confiance, selon toi ? lui demanda-t-elle.
Difficile à dire, certains pourraient être digne de confiance comme d'autres pourraient te vendre au premier esclavagiste croisé.
Il fit une pause et la regarda. Elle semblait concentrée comme assimilant ces nouvelles informations.
Les humains étaient déjà présents dans la station depuis quelques années. Se rendre compte qu'elle avait complètement ignorée leur existence lui fit se poser des questions sur son état mental.
Il en croisait de temps en temps au spatioport. Rien qu'aujourd'hui, il avait eu affaire à l'équipage du vaisseau qui avait été réquisitionné, et il savait qu'on pouvait en croiser encore plus dans d'autres systèmes.
Comme beaucoup, il avait entendu parler de l'ascension fulgurante de l'humanité sur la Citadelle et, tout le monde ne voyait pas ça d'un bon œil, mais les humains avaient l'air de vouloir faire de vrais efforts d'intégration alors pourquoi pas.
Non, ce qui était étrange, c'est qu'elle n'avait jamais manifesté un quelconque intérêt envers qui ou quoi que ce soit depuis qu'il la connaissait. Et voilà qu'elle voulait tout connaitre des humains.
Il savait qu'elle avait son petit jardin secret, comme tout le monde d'ailleurs, lui aussi n'avait pas tout dit de son passé, mais elle c'était pire. Il ne savait rien d'elle, comme si elle n'avait pas existé, avant d'être danseuse à l'Afterlife. Pourtant, il y avait quelques détails qui ne lui avait pas échappé.
Il y avait eu la fois ou il l'attendait près de la sortie du club. Un turien un peu trop éméché avait été beaucoup trop entreprenant. Quand il avait voulu la saisir par le bras pour la tirer vers lui, elle l'avait envoyer voler avec une facilité déconcertante. Son intuition était qu'elle avait agi uniquement par instinct, comme si elle était conditionnée à faire cela si la situation se présentait.
Ou bien sa façon de tenir une arme. C'était rarement arrivé mais lorsqu'elle c'était le cas, il voyait dans son regard et dans ses gestes, fluides et précis, que ça n'était pas la première fois qu'elle tenait un pistolet bien qu'elle lui affirmait le contraire.
Il était presque sur qu'elle avait du faire partie des commandos asari. Elle avait un corps souple et athlétique, et excepté le fait qu'il ne n'avait jamais vu utilisé aucun pouvoir biotique, même pour se défendre, elle aurait pu faire une parfaite candidate pour les Commandos.
Mais si c'était le cas, pourquoi s'en cacher ? Les asaris étaient au contraire plutôt fiers de faire partie des commandos asaris. Il ne comprenait pas la raison de le cacher sauf si elle avait vécu une expérience extrêmement traumatisante.
Et même si c'était le cas, pourquoi vouloir taire toute sa vie passée, même son enfance...
Elle était un mystère et c'est en partie ça qui l'avait attiré, sa beauté et le mystère qui l'enveloppait.
Tu es sure que tout va bien, Seri ? tu as eu des soucis avec des humains aujourd'hui ?
Il la voyait à nouveau perdue dans ses pensées et sa question sembla la réveiller.
Quand Serya le regarda, elle était tiraillée par l'envie de tout lui dire.
J'ai...commença-t-elle à dire et elle resta la bouche entrouverte, les mots n'arrivaient plus sortir.
Elle voulu lui dire mais les mots restaient bloqué dans sa gorge, Comment pourrait-il comprendre qu'elle ne savait faire que deux choses dans sa vie: danser et tuer et aimer n'en faisait pas partie.
Elle commençait à avoir peur qu'il réagisse mal si elle lui disait la vérité, et plus les secondes passaient, plus son idée de tout lui dire lui paru stupide et dangereuse.
Tu as... Quoi donc Seri, que se passe-t-il ?, l'inquiétude de sa voix résonnait douloureusement dans sa tête. Non, il ne doit pas savoir, pensa-t-elle.
Excuse-moi, je...je ne me sens pas très bien ce soir. Je suis désolée, j'aurais voulu qu'on passe un peu plus de temps ensemble, mais..., elle baissa la tête, elle sentait ses yeux légèrement humides. Elle avait honte de ne pas lui faire confiance mais surtout elle avait honte d'elle-même.
Il se leva, contourna la table puis s'asseyait à coté d'elle. Il la prit doucement dans ses bras cherchant à la réconforter. Elle semblait perdue et triste et il n'aimait pas la voir ainsi.
Ce n'est rien, t'en fais pas. Va te reposer , je vais ranger et je fermerais derrière moi. Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu n'hésites pas, tu m'appelles, d'accord ?
Elle hocha doucement la tête. Elle se leva et partit vers sa chambre. D'ou il était, il la vit s'assoir sur le bord du lit, penchée en avant, se tenant la tête entre ses mains. Au bout des quelques secondes, elle se redressa, la tête levée vers les plafond et enfin se coucha sur son lit.
Il commença à ramasser les restes de leur repas puis jeta le tout dans le broyeur du coin cuisine. Il s'approcha de l'entrée de la chambre et resta là quelques minutes à la regarder. Ce n'était pas la première fois qu'il la voyait dormir ainsi recroquevillée sur elle-même, en position fœtale. Elle lui paraissait si petite si fragile, et il enrageait de ne pas pouvoir l'aider.Mais il attendrait et il ne ferait rien tant qu'elle ne le lui demanderait pas. Par contre, il pourrait toujours essayer de se renseigner, et ça, elle n'était pas obliger de le savoir. Il se dit alors que ce serait l'occasion reprendre contact avec d'anciens amis et parents...
Elle l'entendit partir quelques minutes plus tard. Elle l'avait sentie à l'entrée de la chambre et elle avait ardemment souhaité qu'il vienne près d'elle, qu'il la prenne dans ses bras, pour la rassurer et peut-être enfin pourrait-elle dormir en paix, pour qu'elle ne se sente plus seule.
Mais il était reparti et elle était à nouveau seule. Elle ne lui en voulait pas. Il pensait bien faire, ne pas la brusquer, la laisser libre de décider elle-même. Sauf qu'elle n'arrivait plus à se décider. elle avait passé tellement d'années à obéir, à faire uniquement se qu'on lui ordonnait de faire sans réfléchir aux conséquences de ses actes.
Faites uniquement ce qu'on attends de vous, nous nous occupons du reste... Elle avait entendu cette phrase tellement souvent...
Il lui avait plusieurs fois proposé de partager sa vie et peut-être qu'en d'autres circonstances elle aurait accepté, mais elle ne pouvait pas. Elle craignait toujours qu'elles ne retrouvent sa trace, Elle pensait à l'époque que rester sur Omega était finalement une bonne idée vu qu'elle aurait du y mourir.
Ternon lui avait encore proposé de partir ensemble mais elle se refusait à le faire. Plus elle y réfléchissait et plus la décision de partir seule s'imposait dans son esprit. Il ne comprendrait pas et ne l'accepterait pas mais il s'y ferait surement avec le temps. Il serait triste et elle aussi, mais elle n'avait pas le choix.