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Extranet - Le 21/07/2021 : Mass Effect : les voies de l’Evolution
Mass Effect - Une Nouvelle Ère

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Mass Effect - Une Nouvelle Ère
« le: 18 septembre 2017 à 00:12:15 »
 

Jafr

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Juste un poil de contexte en intro. Shepard masculin, parangon, ayant sauvé un maximum de personnages secondaires et d'autres races. Basé sur la fin destruction alternative du mod "JohnP's Alternate MEHEM" avec Shepard qui survit (seule grosse différence pour ceux qui ne connaissent pas le mod: IDA et les Geths ne sont pas affecté par le Creuset).
Autre modif par rapport au canon de Mass Effect: pas d'incompatibilité mortelle dextro-levo, du moins pas systématique et le plus souvent c'est plutôt une histoire de "ba un lévo ça digère pas/mal la nourriture dextro donc vaut mieux qu'il se cantonne à la bouffe levo" et inversement. Pourquoi? Parce que je donne plus dans la Hardscience SF... Mais je vous suggère ce petit article (en anglais) qui résumera mieux ça que moi pourquoi l'incompatibilité dextro-lévo présentée dans les jeux est un peu extrême: http://darthempress.tumblr.com/post/21009439428/dextro-wont-kill-you-honey-still-proceed-with

Bref, passons aux choses sérieuses, n'hésitez pas à dire ce que vous en penser toussa... Merci d'avance et bonne lecture!

P.S: je préviens juste, long texte en vu... ^^'

I/ Le Réveil

Spoiler
Il y avait eu un grand bruit, une lumière aveuglante, puis les ténèbres. Quand il put rouvrir les yeux, l’enfant était là, encore, à courir entre les arbres décrépits et les silhouettes fantomatiques du rêve en noir et blanc qui le poursuivait depuis l’attaque de la Terre. Les grondements sourds des vaisseaux moissonneurs résonnaient toujours mais de plus en plus faiblement… Le feu qui consumait les silhouettes de ce songe cauchemardesque semblait perdre en intensité, mais ne laissait place qu’à des corps calcinés et des branches noircies. Et le garçon courait toujours devant lui sans qu’il ne parvienne à le rattraper.
Pourtant il n’abandonnait pas, sa poitrine le brûlait à chaque inspiration, ses membres lui donnaient l’impression de vouloir se disloquer au prochain effort qu’il leur imposerait, mais il continuait malgré l’impression d’étouffement qui l’oppressait. Il n’en pouvait plus, mais la vision ne voulait plus s’arrêter et il ne pouvait pas lui échapper. Était-ce vraiment un rêve ? Ou est-ce qu’il était mort  sur la Citadelle ? L’idée, lentement, s’était insinuée dans son esprit.
Mais le pire, c’était les murmures, de ceux qu’ils avaient vu mourir, les dernières paroles de Kaidan ou de Mordin, les hurlements des prisonniers des Récolteurs et de la foule en panique lors de l’attaque des Moissonneurs, de tous ceux qu’il n’avait pas pu sauver. Et aussi ceux des autres, ceux qu’il avait quittés lors de l’assaut final sur le Conduit de Londres. Garrus, Ashley, Joker, IDA, Liara, James… Et Tali… S’il était mort et qu’il les entendait, est-ce que ça voulait dire qu’ils étaient morts eux aussi ? Cette pensée le rongeait, culpabilisante, et l’étouffait peu à peu. Et les derniers mots de Tali qui résonnaient sans arrêt… « Revenez-moi ». Sans cesse il entendait la dernière parole de celle qu’il aimait, cette promesse qu’il ne pourrait jamais réaliser…

Ce cauchemar dura longtemps, tellement que Shepard n’arrivait plus à se souvenir depuis combien de temps. Mais finalement, quelque chose changea, les murmures s’éteignirent peu à peu. Seul le « Revenez-moi… » de Tali demeurait, effaçant les autres. La lumière se fit de plus en plus crue, forte. Les silhouettes se firent moins nombreuses, plus vaporeuses et semblant se dissiper peu à peu dans le lointain. À la fin, même l’enfant finit par disparaître au loin dans un rayon de lumière aveuglante et Shepard arrêta de courir, levant les yeux vers cet éclat qui effaçait tout autour de lui. Il était si blanc qu’il lui brûlait ses yeux alors que la douleur dans ses membres et dans son corps se faisait plus lancinante et plus précise. « Revenez-moi » résonna une dernière fois, puis ce fut le silence. Et enfin, pour la première fois depuis ce qui semblait une éternité, Shepard sentit ses poumons brûler lorsqu’il inspira, et il ouvrit les yeux.

Le commandant était allongé dans une pièce qui semblait presque immaculée. Il cligna des yeux mais tout restait flou et blanc, agressif presque. Son corps entier était douloureux et il avait du mal à respirer. Shepard eut le réflexe de vouloir se redresser mais ses muscles protestèrent avec suffisamment de force pour le convaincre de rester allongé. Il repensa aussitôt à son réveil sur la station du Projet Lazare, en plein chaos alors que les mécas s’étaient retournés contre Cerberus. Si on lui avait dit qu’un jour il aurait un réveil plus difficile…
Ses yeux se réaccoutumèrent peu à peu à la lumière. Murs blancs, plafonds blancs, pas aussi éclatants qu’il l’aurait d’abord cru, mais quand même. Il réalisa ensuite qu’une grande partie de son corps était en fait immobilisé, couvert de bandages et d’attèles qui emprisonnaient plusieurs de ses articulations. Divers câbles et cathéters le reliaient à une poignée de machines de soins installées près de son lit, légèrement différentes que ce qu’il avait eu l’habitude de voir dans les cliniques humains ou encore celles de la Citadelle. Sang, sérum physiologique, nutriments… Un tube passé entre ses lèvres pour l’aider à respirer… Bien que son cerveau soit encore cotonneux, il comprit qu’il devait être là depuis quelques temps déjà…

« Bonjour. »

Il reconnut la voix féminine désincarnée d’une IV aussitôt qu’elle retentit dans la pièce. Le commandant n’eut qu’à tourner un peu la tête pour voir d’où elle provenait : un projecteur holographique intégré dans le sol de sa chambre de soin.

« Je suis Hygée, l’IV médicale du centre de soins d’urgence temporaire Dufourmentel. Veuillez patienter, les médecins ont été prévenus de votre réveil et seront bientôt à vos côtés. Détendez-vous en attendant leur arrivée. »

Shepard refixa son attention sur le plafond. Centre de soins d’urgence ? Qu’est-ce qu’il s’était passé là-haut déjà ? Il se souvenait d’avoir vidé son chargeur sur un appareil critique du Creuset, il se souvenait de l’explosion et du flash de lumière. Puis seulement ce rêve dans lequel il avait cru se perdre. Comment avait-il pu survivre à une telle explosion ? Maintenant qu’il avait fini de reprendre conscience, il se rendait compte qu’il avait du mal à trouver une seule partie de son corps qui ne soit pas douloureuse. Des dizaines de questions lui venait en tête mais ce n’était pas une IV qui allait lui répondre, d’autant plus s’il avait ce tube enfoncé dans la gorge.
Un instant il eut envie de l’enlever lui-même et il tenta de lever la main pour venir le retirer mais la douleur qui le saisit à l’épaule l’arrêta. Ses muscles semblaient rouillés et figés. Le commandant serra les dents mais décida qu’il était sans doute plus sage de ne pas en demander trop à son corps tant qu’il ne savait pas ce qu’il avait.
Et justement, le bruit de la porte pressurisée qui s’ouvrait attira derechef son regard vers l’entrée de la chambre. Deux silhouettes, en combinaisons médicales intégrales et impeccablement immaculés, entrèrent dans la pièce. Leurs têtes étaient recouvertes par ce qui semblait être des cagoules de décontamination, reliées à un filtre situé à l’arrière de la combinaison. Leurs larges visières transparentes permirent à Shepard de rapidement identifier l’une des deux personnes qui venaient d’entrer dans la pièce.

« Shepard, heureuse de voir que vous êtes enfin réveillé. » dit Miranda avec un petit sourire.

Le commandant voulut encore porter la main  jusqu’à la sonde d’intubation mais la jeune femme le retint.
 
« Doucement Shepard, il a fallu vous placer en respiration assistée pendant plus de dix jours, alors laissez-nous vérifier que vous êtes vraiment en état de respirer seul, dit-elle doucement. Et laissez-moi vous présenter le Dr Samp, avec qui je travaille pour vous remettre sur pied. »

Le médecin en question, un petit homme avec un visage sévère, la peau sombre et une magnifique moustache teintée de poivre et sel, se contenta d’un simple « bonjour ». Puis, sans aucune formalité, il activa son omnitech médical et passa son bras par-dessus le torse de Shepard, scrutant attentivement les résultats du scanner. Sans montrer plus d’émotions, il fit un signe de tête affirmatif à Miranda et celle-ci entreprit de doucement retirer le tube qui l’avait aidé à respirer lorsqu’il était inconscient. La manœuvre n’eut rien d’agréable : sa gorge était sèche, desséchée et brûlante, mais au moins le corps étranger avait été retiré. Il déglutit un peu de salive pour l’apaiser. 
Miranda et le Dr Samp s’affairèrent de longues minutes autour de Shepard, passant des écrans de contrôle de l’appareillage médical à leurs omnitechs, échangeant en chuchotant des commentaires sur l’état de Shepard et sur l’avancée de la cicatrisation. Le commandant les laissa faire sans rien dire jusqu’à ce que la jeune femme finisse par lui demander :

« Vous vous sentez comment ?
— Comme si… un cuirassé m’était tombé dessus… puis avait explosé… dit-il difficilement.
— Oui, je pense que vous n’êtes pas loin de la vérité. Suivez mon doigt sans bouger la tête. »

La jeune femme gardait un air sérieux, mais derrière le ton professionnel qu’elle affichait, Shepard sentait poindre un profond soulagement. Elle et l’autre docteur entamèrent une série de tests sensitifs, moteurs et neurologiques pour vérifier si le commandant avait des séquelles suite à son coma. Après un long moment durant lequel ils l’auscultèrent de la tête aux pieds, le Dr Samp finit par déclarer à l’intention de Shepard :

« La récupération nerveuse semble bonne pour l’ensemble des membres et la microchirurgie a l’air d’avoir parfaitement atteint ses objectifs, annonça le Dr Samp. Vous n’avez à priori aucune séquelle neurologique, du moins rien de permanent. Je reviendrai vous voir au cours de votre séjour ici.
— Vous avez été digne de votre réputation Dr Samp, l’interrompit presque Miranda alors qu’il s’était déjà retourné pour partir.
— On ne m’aurait pas choisi sinon, répondit l’autre avec d’un ton sec. Je vous laisse avec le commandant, j’ai beaucoup d’autres patients qui m’attendent. Je vous dis donc à plus tard commandant Shepard. »

Et sans rien ajouter de plus, il sortit de la pièce. Miranda se replongea dans les résultats d’examen de son omnitech tout en parlant doucement à Shepard :

« Et on dit de moi que je suis une femme de glace… Enfin sa réputation avant-guerre était l’une des meilleures, et c’est la moindre des choses que de reconnaître qu’il la mérite effectivement… murmura-t-elle en terminant de lire les analyses sur son omnitech.
— Et donc… c’est encore vous qui… me réparez ? articula péniblement le commandant avec sa gorge meurtrie.
— Et oui, il faut croire que vous avoir fait revenir d’entre les morts il y a trois ans a fait de moi une spécialiste de la question.
— Bien… Je n’aurais pas pu… espérer mieux.
— Merci. La première fois il ne restait pas grand-chose d’intact quand on vous a récupéré, alors que cette fois-ci au moins vous respiriez encore. Un peu. »

Shepard fut surpris de la voir s’interrompre pour se détourner un court instant. Quand elle retourna son visage vers lui, il put une distinguer malgré la visière une poignée de larmes qui coulaient sur ses joues.

« Bon sang Shepard, quand ils vous ont retrouvé… Ça faisait déjà deux jours. On avait presque perdu tout espoir, surtout après les explosions qui ont ravagé le Creuset et la Citadelle. À vrai dire, ça ne s’est pas joué à beaucoup de choses, quelques heures de plus et vous n’auriez peut-être pas…
— Vous m’aviez déjà ressuscité une fois…
— Rien ne dit que j’aurais eu de quoi renouveler l’exploit. Ça a demandé tellement de ressources la première fois…
— Du moment… que personne n’aurait prévu de faire… un autre clone… »

Miranda ne put retenir un éclat de rire, laissant enfin transparaître tout entier son soulagement. Puis le commandant la vit reprendre son sérieux même si elle avait gardé le sourire. Elle reprit :

« J’ai l’impression qu’une seule fois vous a suffi.
— Oui. Et il y a eu… beaucoup de casse ?
— A vrai dire, ça serait plus rapide de vous faire la liste de ce qui était encore en un seul morceau… Pour faire court, vous vous êtes fracturé le bassin, plusieurs côtes qui ont perforé un poumon, un fémur, les deux bras et une cheville. Vous avez des lésions nerveuses de la moelle épinière à trois endroits différents,  et vous avez des brûlures et des lacérations diverses sur l’ensemble du corps. Ah, et vous avez fait un coma de presque 15 jours.
— Effectivement… Et pourquoi… Les combinaisons… ?
— On ignore encore la vraie nature de la décharge d’énergie qui a parcouru le Creuset mais les radiations qui ont résulté ont détruit votre moelle osseuse. C’était facile à guérir, il a suffi de vous cloner quelques cellules souches et de les réinjecter au cœur de vos os, puis d’attendre quelques semaines que la moelle osseuse se régénère. Sauf qu’en attendant vous n’avez plus de système immunitaire, d’où l’environnement stérile. »

Le commandant acquiesça doucement, il avait compris l’essentiel.

« Oui…, Shepard hésita un instant avant de continuer. Et les autres… ? Le reste de l’équipe… ? »
— Tout le monde va bien Shepard. Tout le monde a eu droit à son égratignure, parfois un peu plus, mais vous êtes de loin le plus amoché. Pour changer.
— Même IDA ?
— Même IDA. Pourquoi ? demanda-t-elle curieuse.
— Et bien… Sur la Citadelle… »

Avant qu’il puisse terminer sa phrase, il fut pris d’une quinte de toux douloureuse, sa gorge irritée l’emportant finalement sur ses efforts pour parler.

« C’est bon, nous reparlerons de ça plus tard Shepard. Votre corps a besoin de repos et de temps pour cicatriser. »

Elle avait posé sa main sur l’épaule du commandant qui hocha doucement de la tête.

«  Je vais augmenter la dose d’analgésiques pour que vous soyez plus à l’aise. Attendez-vous à avoir quelques visites mais en raison de votre état de santé nous avons dû les restreindre pour limiter les risques au maximum, même si nous avons fait une poignée d’exceptions… Aucun soucis en ce qui concerne les contacts par holovision, mais vu l’état du réseau ne vous étonnez pas si en dehors des communications prioritaires il y a des coupures ou de la perte de débit. D’ailleurs, l’amiral Hackett a souhaité vous parler dès que possible. Je vais vous dire la même chose qu’à lui : cinq minutes. Pas plus. »

Tandis qu’elle parlait, le commandant sentait la douleur qui s’atténuait peu à peu alors que le médicament faisait son effet, apaisant la brûlure sèche qui avait déclenché sa toux un instant plus tôt.

« Si vous besoin de quelque chose, n’hésitez pas à demander à l’IV du centre médical, d’accord ?
— Merci Miranda.
— Non, merci à vous Shepard…, répondit-elle d’une voix douce. Faites-moi plaisir, prenez le temps de vous reposer maintenant. »

Elle lui fit un dernier sourire puis elle quitta la pièce en empruntant la porte pressurisée. Quant à lui le commandant poussa un soupir de soulagement en sentant l’antidouleur qui achevait d’endormir les douleurs qui le traversaient. Il laissa un moment dériver son regard sur le plafond immaculé de la pièce, éclairée par une lumière douce, avant de fermer les yeux.
La guerre était finie, les Moissonneurs détruits. Et pourtant tout semblait… irréel, comme s’il n’était pas vraiment revenu. Même une fois la douleur éloignée par les antalgiques, il y avait encore comme une légère tension dans son corps, une sensation sourde et diffuse qui l’empêchait de vraiment sentir se sentir serein.   
Ses pensées furent interrompues par un faible tintement retentissant juste avant que la voix de l’IV ne s’élève à nouveau.

« Commandant, communication prioritaire de l’amiral Hackett, il souhaiterait vous parler. »

Shepard rouvrit les yeux, inspira et expira lentement. Il venait de se réveiller d’un coma de près de deux semaines et pourtant il se sentait déjà épuisé, comme vidé de son énergie…

« Commandant ? Souhaitez-vous que je dise à l’amiral de vous contacter plus tard ? demanda Hygée.
— Non c’est bon. Faites le patienter juste un instant, que je m’installe mieux. »

Si les médicaments avaient libéré sa gorge de douleur, il ressentait toujours une gêne. Il demanda à l’IV de remonter un peu le relève-buste du lit pour être dans une position plus confortable pour la conversation avec l’amiral. Le léger bourdonnement du projecteur holographique en cours d’allumage s’éleva dans la pièce et la figure de l’amiral Hackett, coiffé de son habituel képi, apparut bientôt devant lui.
En l’apercevant, le commandant remarqua qu’il semblait avoir vieilli de quelques années depuis leur dernière rencontre : ses traits étaient creusés et ses yeux marqués de profonds cernes. Mais quand Shepard croisa son regard, il put voir qu’il y coulait toujours la même force et la même détermination qu’auparavant. 

«  Shepard ?
— Content de vous voir entier amiral.
— Bon Dieu Shepard, et moi donc ! Quand j’ai appris qu’on vous avait retrouvé vivant dans les décombres du Présidium, franchement je n’y croyais pas au début.
— J’ai la peau dure…
— Effectivement », dit l’amiral Hackett avant de laisser s’écouler un court silence.
«  Shepard, je… je n’ai pas de mots pour exprimer ma gratitude, vous nous avez sauvés, vous nous avez tous sauvés. »

Il y eut de nouveau une pause dans les paroles de l’amiral. Sa voix avait un peu tremblé lorsqu’il s’était exprimé, trahissant une certaine émotion. Mais quand il recommença à parler, elle avait retrouvé son timbre normal.

« J’ai des dizaines de questions qui me viennent à l’esprit, sur ce qui s’est passé après que vous ayez franchi le Conduit de Londres et à bord de la Citadelle… Mais Melle Lawson m’a bien fait comprendre que vous aviez besoin de repos, alors votre rapport complet attendra bien que vous ayez repris des forces.
— Merci amiral, dit le commandant.
— Pour être franc, c'est une autre raison qui m'a poussé à vous contacter dès votre réveil. Je voulais vérifier si… si vous étiez vraiment revenu. »

Le commandant fronça les sourcils en entendant la réponse de l’amiral. La silhouette holographique du gradé ramena ses mains dans son dos avant que Shepard ne lui demande :

« Comment ça ?
— J’avais besoin de voir de mes propres yeux que non seulement votre corps, mais aussi votre esprit avaient survécu. Melle Lawson m'a déconseillé d'aborder le sujet aussi tôt, mais nous allons encore avoir besoin de vous commandant. Je vais encore avoir besoin de vous.
— Pas encore une galaxie à sauver j’espère… ? demanda Shepard, à moitié sérieux.
— Non commandant, répondit Hackett avec un petit sourire. Je vous rassure, ça sera sans commune mesure avec la guerre des Moissonneurs. »

L’amiral arrêta rapidement de sourire et son regard se fit nettement plus grave.

« La situation reste critique. Entre les pertes humaines et les destructions des villes sur Terre, il va nous falloir des mois pour prendre en charge l'ensemble des réfugiés, des années pour la reconstruction. Sans compter que l’impulsion énergétique du Creuset a fracturé la Citadelle en de nombreux fragments et également endommagé sévèrement les Relais…
— La Citadelle a été détruite lors de la mise à feu? L’arrêta Shepard, sentant une barre glacée saisir sa colonne vertébrale.
— Brisée en fait. La décharge venue du Creuset a surchargé l’ensemble des systèmes de la station, provoquant une cascade de dysfonctionnements de grande ampleur. Les explosions qui en ont résulté, et la perte des systèmes gravitationnels principaux, ont fissuré aussi bien les bras des Secteurs que l’anneau du Présidium.
— Et les gens ? Les habitants et les réfugiés ? » demanda Shepard d’une voix blanche.

L’esprit de Shepard s’était soudain mis à tourner à toute vitesse, faisant défiler ses souvenirs dans sa tête, de ses rencontres avec les habitants de la Citadelle, de la foule anonyme qu’il avait toujours vu se presser sur le Présidium et dans les Secteurs. Hackett sembla avoir perçu son malaise puisqu’il s’empressa de répondre :

« Il y a eu des victimes mais on a réussi à sauver une bonne part de la population de la Citadelle. Ces gens ont eu deux chances : la première a été que lorsque les Moissonneurs ont pris la Citadelle, ils agissaient dans la précipitation, pour la mettre hors de portée du Creuset. En fait, après avoir repoussé le SSC et s’être emparé du Présidium, ils semblent s’être contentés de sceller les secteurs et d’abattre tout vaisseau qui aurait tenté de décoller de là. Et avec notre propre contre-attaque, ils n’ont pas eu le temps d’étendre leur moisson au-delà du Présidium.
— Je vois... et la seconde chance ?
— Il semble que les Moissonneurs avaient conçu la Citadelle pour être encore plus résiliente qu’on ne le pensait... Elle n’a pas survécu à la décharge du Creuset certes, mais des systèmes gravitationnels et des générateurs de secours ont tenté de prendre le relais des systèmes principaux un peu partout. Ils ne devaient pas être prévus pour une catastrophe de cette ampleur mais ils ont réussi à maintenir une pesanteur et une atmosphère suffisamment longtemps pour que nous arrivions à évacuer la plupart des survivants.
— D’accord... dit Shepard avec soulagement. Et vous avez parlé des relais aussi ? Ils sont endommagés à quel point ?
— Ils sont hors-service. Nous en avons la confirmation pour ceux de Charon, de Palaven, de Sur’kesh et de Thessia. Les quelques communications que nous sommes parvenus à établir sont catégoriques, et à vrai dire rien n’indique qu’un seul relais ait été épargné dans la galaxie même si nous sommes toujours sans nouvelles de nombreux secteurs. Nos scientifiques et nos ingénieurs en ont fait une de leurs priorités, mais nous n’avons aucune idée de quand ils fonctionneront de nouveau, ni même de si c’est à notre portée. »

Tandis que l’amiral parlait, le commandant avait fermé les yeux. S’il n’avait pas la prétention de comprendre toutes les conséquences, il appréhendait parfaitement la situation : les flottes alliées bloquées sans ravitaillement dans le système Hélios, l’impossibilité d’obtenir de l’aide des autres secteurs galactiques et l’Espace Concilien qui devenait de facto un archipel de systèmes isolés les uns des autres. Et tout ça juste à la conclusion de la guerre la plus destructrice qu’ait connu la galaxie en 50 000 ans, au moment même où des dizaines de planètes et leurs dizaines de milliards d’habitants avaient le plus besoin d’une aide d’urgence.
En rouvrant les yeux il réalisa à quel point l’homme qu’il voyait par holovision devait être épuisé, et comme sa voix trainait parfois en fin de phrase... Lui-même sentait son cœur battre un peu plus vite alors qu’il réalisait l’ampleur de la gravité de la situation malgré la fin des Moissonneurs. Il déglutit.

« Et... et le Conseil... ?
— On est sans nouvelles depuis l’attaque des Moissonneurs... La rumeur court que Sparatus, le conseiller turien, serait mort les armes à la main, mais sinon on n’a rien de concret pour l’instant, et ça nous prendra du temps de vérifier l’identité de tous ceux qui ont été secourus sur l’épave de la Citadelle. »

À côté de lui, un des appareils médicaux qui le surveillaient commença à émettre un bip sonore, faisant réagir Hackett qui s’interrompit brusquement.

« Je vais vous laisser vous reposer commandant...
— Vous ne m’avez toujours pas dit ce que vous attendiez de moi... »

L’amiral sembla hésiter un instant avant de se lancer, d’une voix qui ne cachait plus son propre épuisement :

« Vous êtes un unificateur Shepard... C’est vous et votre équipe qui avez forgé l’alliance qui nous a finalement permis de l’emporter. Je ne vais pas vous demander de repartir dans une mission suicide à l’autre bout de la galaxie mais j’ai besoin que vous soyez là, que vous soyez présent pour le rappeler aux politiques, aux gens sur Terre et aux réfugiés. La guerre contre les Moissonneurs n’a laissé que le chaos et la désolation partout derrière elle, les gens ont besoin d’espoir… Et c’est vous, le commandant Shepard, qui symbolisez le mieux cet espoir. »

Il avait terminé sa dernière phrase sur un ton solennel, peut-être un peu forcé quand même. De son côté le commandait sentait la fatigue qui le gagnait depuis le début de leur conversation peser de plus en plus sur ses épaules… Pas seulement la fatigue en fait. Il réalisa que son cœur semblait se tortiller dans sa poitrine tandis qu’une sensation froide, sourde et insidieuse enveloppait ses poumons… La situation était-elle vraiment moins désespérée malgré la défaite des Moissonneurs ? Et combien de gens allaient encore mourir des conséquences de cette guerre sans qu’il puisse les sauver ? Repoussant tant bien que mal ces idées noires, Shepard mobilisa le peu de force qu’il avait pour se ressaisir et pouvoir répondre à l’amiral sans laisser paraître le malaise qui l’avait saisi.

« Oui je comprends amiral, et vous pouvez compter sur moi.
— Merci Shepard, vous ne réalisez pas à quel point cela va être important dans les mois à venir, répondit Hackett avec un soulagement visible.
— J’espère juste être opérationnel dès que possible.
— Vous verrez ça avec les médecins Shepard. Prenez le temps qu’il faudra et en attendant, l’annonce de votre retour parmi suffira à nous redonner du courage. Reposez-vous et reprenez des forces. Hackett terminé. »

L’hologramme de l’amiral avait à peine fini de se dissiper que Shepard se laissa retomber dans son lit. Tout son corps lui criait son envie de se lever et de s’enfuir, d’échapper à tout ça. Il ferma les yeux et prit de grandes inspirations pour se calmer et tenter de se débarrasser de la crainte sourde qui s’était emparée de lui quelques instants plus tôt. Les Moissonneurs avaient été détruits, Tali et le reste de son équipe étaient vivants, alors d’où venait cette peur qu’il avait sentie fourmiller dans tout son corps ?
 Il lui fallut de longues minutes pour parvenir à la chasser à peu près complètement… Mais il la sentait toujours, tapie dans un recoin de son esprit, comme si elle s’apprêtait à revenir à la moindre faiblesse. Il devait arrêter d’y penser. Shepard demanda à l’IV médicale d’allumer l’holovision, de mettre de la musique, n’importe quoi qui briserait le silence qui régnait dans la pièce stérile. Elle lui proposa un programme musical quelconque qu’il s’empressa d’accepter. Se focalisant sur la musique pour y perdre ses pensées, le corps anesthésié par les antalgiques, Shepard finit par sombrer dans un sommeil sans rêve.
« Modifié: 05 octobre 2017 à 00:19:31 par Jafr »
 

Re : Mass Effect - Une Nouvelle Ère
« Réponse #1 le: 18 septembre 2017 à 14:00:23 »
 

ethevan

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Alors comment dire… ::). Bin ça semble être prometteur.
Un peu court pour se faire un avis général, mais personnellement j’accroche bien et ça titille ma curiosité.
Donc, je lirais bien la suite moi !! ^-^
« Modifié: 18 septembre 2017 à 14:02:12 par ethevan »
- ris comme un fou tous les jours et fais chier tous les trous du cul avec ton bonheur.

- tu ne m'aimes pas? "c'est pas grave!". tu as le droit d'avoir des gouts de merde.

- je suis né sans le demander et je vais mourir sans le vouloir...
      "ALORS LAISSEZ MOI VIVRE MA VIE A MA GUISE!!"
 

Re : Mass Effect - Une Nouvelle Ère
« Réponse #2 le: 18 septembre 2017 à 17:05:59 »
 

Jafr

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Merci ^^

J'essaye d'écrire un peu tout les jours mais je serais peut-être pas hyper régulier niveau post... J'ai en effet la maladie de "nan ce paragraphe me plait pas je vais le réécrire pour la 4ème fois". ^^'
 

Re : Mass Effect - Une Nouvelle Ère
« Réponse #3 le: 18 septembre 2017 à 17:29:37 »
 

Miguorc

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J'aime bien ton histoire, sa commence bien et j'ai hâte de voir la suite, en plus, c'est un Fan-Fic avec Tali comme romance de Shepard, donc , je ne peux donc qu'apprécier ^^.
 

Re : Mass Effect - Une Nouvelle Ère
« Réponse #4 le: 18 septembre 2017 à 23:27:35 »
 

Jafr

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Merci!

En ouvrant mon fichier word pour continuer tout à l'heure je suis tombé sur une coquille dans la partie déjà postée qui avait échappée à ma relecture... Si jamais vous en voyez d'autres dans le texte ou dans un prochain, n'hésitez pas à me le faire remarquer.
 

Re : Mass Effect - Une Nouvelle Ère
« Réponse #5 le: 22 septembre 2017 à 17:51:18 »
 

Darkdevil

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Le début est prometteur.

L'aspect médical est, en tout cas, très bien maitrisé  X_0

Par contre Javik est mort ou tu ne l'inclus tout simplement pas ?
Le diable est optimiste s'il pense pouvoir rendre les hommes pires qu'ils ne sont.
 

Re : Mass Effect - Une Nouvelle Ère
« Réponse #6 le: 26 septembre 2017 à 00:03:13 »
 

Jafr

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Javik viendra en temps voulu, j'ai même une ou deux idées pour lui (et la plupart des autres persos aussi)...  ;)
 

Re : Mass Effect - Une Nouvelle Ère
« Réponse #7 le: 27 septembre 2017 à 23:36:18 »
 

Jafr

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J'ai tergiversé un moment avant de choisir cette "scène"... Alors n'hésitez pas à me donner vos critiques ;)

Bonne lecture.

II/ Premières Retrouvailles

Spoiler
«  Asie - Au milieu des vestiges de Singapour, les secours, épaulés par des militaires turiens, poursuivent la recherche de survivants dans les ruines. Ces trois derniers jours ce sont près de 70 personnes qui ont été retrouvé cachées dans divers abris. Cependant les espoirs de retrouver d’autres rescapés dans la mégalopole dévastée s’amenuisent de jour en jour.
Espace - La porte-parole de l’Alliance a annoncé que la sécurisation des principales épaves spatiales ainsi que des parts de la Citadelle était en en bon chemin tout en assurant que seuls des fragments de petites tailles pourront encore retomber sur Terre, mais qu’ils se consumeront sans danger lors de leur rentrée dans l’atmosphère. Cependant, plusieurs responsables médicaux ont partagé leurs craintes quant aux conséquences de la retombée d’ezo sur la planète et son atmosphère.
Afrique - autours de ce qu’il reste de Yaoundé ont eu lieu des accrochages entres troupes de l’Alliance et des milices paramilitaires issues de divers mouvements de résistance. Des émissaires ont été dépêchés en urgence pour tenter d’écarter tout risque d’escalade.
Europe - Des représentants du mouvement de résistance de l’ALNRP viennent d’arriver à Porto pour rencontrer les représentants de l’Alliance. Si les tenants exacts de la négociation sont pour l’instant tenu secrets, tout laisse à penser qu’elle va se concentrer sur la création de camps de réfugiés permanents pour accueillir les rescapés de la Citadelle sur les portions de l’ancien territoire de l’Union Européen repris en main par l’ALNRP. »


Shepard rouvrit les yeux, incapable de dire combien de temps il s’était assoupi. Il se sentait mieux maintenant, même s’il n’arrivait pas à oublier cet accès de panique qui avait manqué de le saisir à la fin de sa conversation avec Hackett. À vrai dire cela le perturbait profondément...
Le flash d’informations audio se poursuivait, et la voix de l’IV Hygée s’éleva doucement de nouveau. Le commandant réalisa que ce devait être elle qui l’avait tiré de son sommeil :

« Je répète Commandant Shepard, une visiteuse autorisée désire vous voir, dois-je la faire entrer ou dois-je lui dire de revenir vous voir plus tard ?
— Non c’est bon Hygée, faites-la entrer. Et éteignez l’holovision au passage. »

Faisant de nouveau se redresser le matelas pour être à peu près assis, le commandant avisa un verre d’eau posé sur une table a côté de lui. Tendant difficilement le bras, il l’attrapa et entreprit d’en boire un peu. L’eau était presque sans gout, filtrée et stérilisée, et elle faisait du bien à sa gorge. Il était en train d’en avaler la dernière gorgée quand la porte s’ouvrit et que des bruits de pas légers et presque hésitants se firent entendre.

« Oh keelah, Shepard… »

Shepard tourna la tête vers sa visiteuse, reconnaissant la voix de Tali avant même de poser les yeux sur elle. Son cœur lui sembla se réchauffer d’un seul coup, balayant tout ce qu’il avait pu ressentir depuis sa sortie du coma. Il tenta de redresser son corps meurtri comme il pouvait tandis que ses lèvres s’étiraient doucement pour former un sourire.
La jeune Quarienne ne portait pas sa combinaison habituelle mais le même genre de combinaison médicale que portait Miranda un peu plus tôt, sans l’équipement de filtration cependant. Sa tête découverte laissait voir ses courts cheveux noirs un peu ébouriffés. Le commandant s’aperçut vite que ses yeux étaient creusés, légèrement brillants et humides comme si elle était sur le point d’éclater en sanglots. Elle avait ramené ses mains sous sa poitrine et elles s’entortillaient comme quand la nervosité naturelle de la Quarienne reprenait le dessus. Tali parla d’une voix rendue tremblante par l’émotion :

« J-je vous avais dit plus jamais, sur Despoina, je vous avais dit… V-vous… Tu m’avais promis John !
— Je sais Tali. Désolé… je suis revenu maintenant. » dit-il d’une voix à peine moins tremblante.

Elle resta silencieuse une fraction de seconde puis elle laissa sortir ses larmes. Le commandant eut envie de se lever pour aller vers elle et la serrer contre lui. Mais avant qu’il n’ait pu tenter d’imposer ceci à son corps, la jeune femme avait franchi les quelques pas qui la séparaient encore de lui. Elle se laissa presque tomber contre lui, enlaçant comme elle pouvait le corps de l’homme qu’elle aimait en blottissant sa tête dans le creux de son épaule. Shepard savoura quelques instants cette étreinte, sentant les lèvres de Tali déposer baiser après baiser dans son cou, avant que ses blessures ne le rappellent à l’ordre.

« Aïe Tali… Doucement, penses à mes côtes… lui dit-il tendrement.
— D-désolée Shepard, bafouilla-t-elle. Je ne voulais pas te faire mal. »

Elle s’écarta de lui un peu précipitamment et se redressa. Son visage s’était un peu empourpré et ses mains recommençaient à s’entortiller.

 « Non ce n’est pas grave Tali… »

Malgré son bref moment d’inquiétude, il put lire un véritablement soulagement dans les yeux de celle qu’il aimait. La Quarienne essuya du revers de sa manche les larmes qui avaient coulé sur ses joues. Le commandant tendit la main vers elle et elle la saisit délicatement avant de venir s’agenouiller au bord de son lit. Ramenant leurs mains enlacées, Tali vint les presser tendrement contre sa joue en fermant les yeux.

« J’ai... J’ai vraiment cru t’avoir perdu cette fois-ci… Et même après qu’ils vous aient retrouvé j’arrivais à peine à dormir tellement j’étais angoissée.
— C’est fini maintenant Tali…
—  Plus jamais je ne te laisserais partir loin de moi. »

Le commandant ne put s’empêcher de rire légèrement. Elle avait prononcé ces mots avec une telle détermination... Lui aussi avait eu peur de ne jamais revoir celle qu’il aimait, alors la voir si près de lui, sentir sa peau contre sa peau… Serrant un peu plus sa main, il attira Tali vers lui, jusqu’à pouvoir poser ses lèvres contre les siennes, l’embrassant longuement. Puis ils restèrent un moment, leurs visages collés l’un contre l’autre, avant que Shepard ne rompe le silence :

« Et toi tes blessures Tali ? Tout s’est passé si vite pendant la charge sur le Conduit…
— Comparée à toi ce n’était pas si terrible : des coupures, une côte cassée, un poignet tordu... Ma combinaison m’a administré une première dose d’antibiotiques et j’ai à peine eu le temps de poser le pied sur le Normandy que le Dr Chakwas m’en a fait avaler une boîte entière. Ca ne m’a pas empêché de faire une réaction allergique carabinée mais au moins j’ai évité l’infection. »

La commandant resta un moment à lui caresser la joue avant qu’une autre question ne se glisse alors dans son esprit : 

« Et comment ça se fait que tu ne portes pas ta combinaison...?
— Un avantage imprévue de la vie en combinaison stérile... Vu que le moindre microbe un peu trop agressif pourrait moi-même tuer, je ne risque pas de vous contaminer... En théorie, mais Miranda a quand même vérifié que je n’hébergeais aucun microbe pouvant vous contaminer. Trois fois.
— Elle prend juste son travail au sérieux.
— Je ne lui en veux pas, le rassura Tali avant de continuer. A vrai dire, c’était son idée, de me laisser entrer ici sans combinaison. Même si au début j’ai refusé de prendre le risque... Mais elle a insisté, en disant qu’elle avait pensé à tout... »

Le lit sur lequel reposait Shepard était suffisamment large pour qu’elle puisse se glisser précautionneusement à côté de lui, et elle ne s’en priva pas.

« Et puis tante Raan m’a assuré qu’en fournissant une de nos chambres stériles et en adaptant ses protocoles antimicrobiens aux Humains, ce serait sans risque.
— L’amiral Raan ?
— Oui, c’est grâce à elle qu’on a pu vous obtenir cette chambre en urgence. Elle provient d’un de nos vaisseaux . Les infrastructures terriennes ont été dévastées et les vaisseaux humains ne sont pas équipées donc...
— Donc vous avez fait le nécessaire pour que l’Alliance dispose du matériel nécessaire pour me prendre en charge. » compléta le commandant.

Une pensée culpabilisante l’envahit aussitôt, faisant renaître une pointe de ce malaise qui l’avait saisi un peu plus tôt. Et si cette chambre avait put servir à d’autres ? Si des Quariens en avaient eu besoin ? Il commença à ouvrir la bouche pour poser la question mais Tali posa un doigt sur les lèvres de Shepard, l’interrompant avant qu’il ne puisse dire un mot.

« Chut mon amour... Tu as besoin de repos. Le reste attendra.
— Oui c’est... c’est vrai Tali..., murmura-t-il.
— On aura le temps de parler du reste plus tard.
— Toi qui voulais plus de temps... souria-t-il faiblement.
— Maintenant j’ai tout le temps qu’offre la galaxie. » répondit-elle avant de l’embrasser encore une fois.

Puis ils restèrent comme ça, silencieux, juste à savourer le bonheur d’être ensemble après tout ce qu’ils avaient traversé. Si Shepard somnolait sans vraiment parvenir à s’endormir, Tali s’était assoupie contre lui, la tête toujours posée contre son épaule. Au bout d’un moment ça avait fini par réveiller un peu ses douleurs mais il s’en moquait. La voir là, blottie contre son corps, l’apaisait et lui vidait l’esprit.
Le bipement discret de l’IV s’éleva dans la pièce, et il comprit que le moment de paix touchait à sa fin. À contrecœur, il réveilla doucement Tali. Elle protesta mollement mais finit par accepter de se réveiller, même s’il lui fallut encore quelques minutes pour émerger complètement. Les yeux encore ensommeillés, elle se serra encore plus contre Shepard et il dut ravaler une légère grimace en sentant la douleur se réveiller doucement mais surement dans son corps. L’effet des antalgiques semblaient se dissiper peu à peu… Tali redressa la tête pour venir l’embrasser tendrement.
 
«  J’aimerais pouvoir me réveiller dans tes bras tous les jours… »

Shepard sourit et s’apprêtait à répondre quelque chose quand Hygée les interrompit :

«  Désolé Commandant Shepard, mais le docteur Samp vient d’autoriser une visiteuse à vous rendre visite immédiatement.
—Comment ça ? » demanda-t-il en fronçant les sourcils.

Mais avant que l’IV ne puisse répondre, la porte s’ouvrit et une femme en combinaison stérile pénétra d’un pas rapide dans la salle. Et le commandant reconnut sa mère avant même qu’elle ne commence à parler :

« John ! Si tu savais comme… »

Mais elle ne prononça pas un mot de plus et se figea en découvrant Tali. La jeune Quarienne s’était relevée d’un bond et restait maintenant plantée toute droite à côté du lit. Ses yeux étaient écarquillés d’une panique presque comique et ses joues s’étaient empourprées en un instant. La mère de Shepard quant à elle regardait la jeune femme des pieds à la tête, avec un air plutôt étonnée. Elle reporta son regard sur Shepard, puis sur Tali, puis à nouveau sur Shepard. Puis, se ressaisissant, elle toussota légèrement.

« Hm… John ?
— Tali je te présente ma mère, Hannah Shepard. Maman, je te présente Tali’Zorah vas Normandy, une des membres de mon équipage… » glissa le commandant dans un soupir.

Hannah fit un grand sourire avant de finir de s’approcher de Tali qui bafouilla en lui tendant une main hésitante :

« B-bonjour. H-heureuse de vous rencontrer !
— Mais tout le plaisir est pour moi. » lui répondit la mère de Shepard en serrant la main tendue avant de tourner des yeux inquisiteurs vers son fils.
 
« Juste une "membre de ton équipage"... ?
— Non pas que... reconnut Shepard, appréhendant déjà la tournure de la conversation.
— Ah ! J’en étais sûre ! , s’exclama Hananh avant de s’adresser à Tali. Un de mes amis m’avait dit qu’il avait vu mon John au Casino de la Côte d’Argent, une Quarienne à son bras. Je suppose que c’était vous ?
— Ou-oui… répondit timidement Tali.
— Et bien je comprends mieux pourquoi il a préféré vous voir en première plutôt que sa pauvre mère… ajouta-t-elle taquine avant de se tourner vers son fils.
— Maman ! grogna Shepard.
— Mais enfin John à quoi tu t’attendais ? Il y a un an quand tu es revenu d’entre les morts il a fallu que ce soit MOI qui vienne te contacter pour avoir de tes nouvelles, le sermonna-t-elle. Et maintenant tu comptais me refaire le même coup ? »

Le commandant laissa retomber sa tête sur son oreiller pendant que sa mère continuait sa tirade. Son ton avait tourné au reproche. À côté d’eux Tali semblait ne vraiment plus savoir où se mettre et restait silencieuse, n’osant intervenir. 

« … et encore, heureusement que j’ai croisé le Dr Samp, dans le couloir. J’ai commencé à parler de toi avec lui et il s’est empressé de me donner accès à ta chambre... »

Pour le peu qu’il avait pu en voir, le commandant soupçonna aussitôt le Dr Samp de s’être empressé de laisser sa mère entrer dans la chambre stérile pour s’en débarrasser. D’ailleurs, la tirade maternelle commençait à beaucoup trop lui rappeler celles qu’elle lui servait quand il était adolescent, alors Shepard l’interrompit gentiment mais fermement :

« C’est bon maman, j’ai compris… Écoutes, je suis désolé de t’avoir inquiétée. Et bien sûr que j’aurais pris le temps de te voir, c’est juste que ça ne fait que quelques heures que j’ai repris conscience et à part Tali je n’ai encore eu le temps de voir personne… »

Sa mère resta silencieuse un instant, puis elle soupira en baissant un peu les yeux. Quand elle les releva, elle reprit avec une voix plus apaisée :

« Oui je… je comprends bien mon chéri. Désolée, c’est juste que je me suis tellement inquiété…
— Moi aussi je comprends maman... Mais c’est fini maintenant, répondit doucement son fils.
— Je sais. Oh John, je te l’ai déjà dit mais si tu savais à quel point tu me rends fière, tout ces gens qui ont été sauvé grâce à toi...
— Je n’ai fait que mon devoir. Et je n’étais pas seul, répondit-il et jetant un regard à Tali.
— Tu es tellement modeste, comme toujours mon poussin… » dit-elle affectueusement.

Le commandant se figea en entendant sa mère laisser échapper ce petit mot d’amour qu’elle lui réservait depuis son enfance. À côté d’eux Tali ne put retenir un pouffement  avant de se tourner pour tenter d’étouffer la suite de son rire.
Hannah ne releva pas et tendit le bras pour caresser affectueusement le visage de son fils. Puis ils parlèrent et elle raconta à son fils ce qu’elle avait fait depuis la mise à feu du Creuset : l’évacuation des sinistrés de la Citadelle, la livraison d’aides humanitaires d’urgence dans les camps de réfugiés de la Terre, la sécurisation des débris de bataille en orbite et l’évolution de la situation sur Terre. Bien qu’elle ne s’était pas attardée sur les détails, elle en avait dit assez pour que le commandant comprenne que la destruction ne s’était limitée pas qu’aux villes et industries. Entre ceux morts dans l’attaque et les victimes de l’endoctrination, la majorité des gouvernements mondiaux, et les pays qu’ils représentaient, avaient de facto disparu. Il repensa aux nouvelles qu’il avait entendu un peu plutôt et voulut en parler avec sa mère mais elle déclara ne pas s’être intéressée aux détails.
Au milieu de tout ça, le « poussin » avait eu le mérite de détendre un peu Tali et, bien que sa nervosité ne l’avait pas complètement quitté, elle n’hésitait plus à parler à son tour et remercia même chaudement la mère du commandant quand celle-ci parla avec reconnaissance du rôle de la flotte quarienne dans les suites de la bataille.
 
Ce fut finalement un message de Miranda, transmis par Hygée, qui mit fin à leur discussion en annonçant qu’il fallait laisser Shepard se reposer et qu’il devait être de nouveau examiné. Ce fut sa mère qui partit la première avec ces derniers mots :

« Repose-toi bien John, on se reverra plus tard, dit-elle avant de se tourner vers Tali. Ça a été une vraie surprise de vous voir ici, mais ça a aussi été un plaisir de vous rencontrer Tali’Zorah. J’espère que nous nous recroiserons bientôt. À très vite mon chéri, je tâcherais de repasser quand aussi vite que je pourrais. »

Sur ce, elle caressa le bras de Shepard une dernière fois avant de sortir par le sas de la chambre. À peine le chuintement du sas à pression négative avait-il retenti que le commandant entendit Tali soupirer. Retournant son regard vers elle, il la vit face à un des murs de la pièce, le visage dans ses mains.

« Ça ne m’a pas paru être si terrible que ça... avança-t-il prudemment.
— Bosh’tet... J’ai été ridicule... Tu… »

Elle interrompit sa phrase, laissa retomber ses mains et secoua doucement la tête. Puis elle reprit :

« Je ne vais pas mentir John, j’avais déjà la pression à l’idée de rencontrer ta mère, mais que ça soit par surprise alors que j’étais... comme ça !
— Comme "ça"... ?
— Tu a été la première personne à voir mon visage John depuis mes parents… Je me suis sentie toute... nue quand elle m’a dévisagé. Ça ne m’a pas vraiment aidé.... souffla-t-elle.
— Oui je peux comprendre, mais tu t’es très bien débrouillée, la rassura-t-il.
— Si tu le dis…, répondit-elle, peu convaincue. La prochaine fois j’espère juste que je ne me sentirais pas comme une ado en train de se faire gronder.
— Je suis sûr que tu seras parfaite. »

 La jeune femme lui sourit timidement avant de se rapprocher de nouveau du lit de Shepard.

« Bon… Je suppose que je vais devoir y aller aussi…
— On se reverra très vite Tali.
— Oui mon amour... » roucoula-t-elle avant l’embrasser une dernière fois.

La jeune se détourna à contre-cœur du commandant pour se diriger à son tour vers le sas.

«  Au fait Tali… l’interrompit-il avant qu’elle n’atteigne la porte.
— Oui ?
— Pas un mot à Garrus… Pour le "poussin"… »
— On verra… si tu es sage. » lâcha-t-elle malicieusement avant de passer la porte.

Le commandant laissa retomber sa tête sur l’oreiller. Sans qu’il s’en rende compte, les visites de Tali et de sa mère l’avait épuisé... Et pourtant il regrettait déjà le départ de la jeune femme, d’autant plus qu’il lui semblait de nouveau sentir la peur insidieuse gratter au plus profond de lui-même... Heureusement, il ne fallut pas longtemps après le départ de Tali pour que Miranda entre à son tour dans la chambre stérile.

« Re-bonjour Shepard, le salua-t-elle avant de poursuivre, un sourire aux coins des lèvres. "On" m’a dit que j’avais intérêt à prendre soin de "son" poussin. »

Le commandant poussa un soupir fatigué et leva les yeux au ciel. Sa mère le rendait fou parfois...
 

Re : Mass Effect - Une Nouvelle Ère
« Réponse #8 le: 28 septembre 2017 à 09:20:10 »
 

Miguorc

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J'aime beaucoup ce chapitre, le fait que Tali rencontre la mère de Shepard permet de "solidifier" un peu plus leur relation (même si elle déjà bien cimenté) ce qui l'a fait passer à un cran supérieur et j'aime cela ^^, même si Tali est un peu gêné de ne pas être en combi à ce moment la (mais on lui pardonne ;) )

Sinon,j'apprécie beaucoup les petit "flirt" entre Tali et Shepard (même si le coup du "poussin" va encore nuire à ce pauvre Shepard , déjà qu'il dance comme un manche à balais  :'( )

Sinon j'attend la suite :)
 

Re : Mass Effect - Une Nouvelle Ère
« Réponse #9 le: 28 septembre 2017 à 15:00:53 »
 

Zaeto Forah

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c'est un début d'histoire très prometteur.

l'ensemble est simple ,  claire et fortement détaillés ce qui et un gros point fort donc j'imagine bien que le temps devait être très long a écrire , peaufiné et accorder tous les textes avec l'histoire

j'ai adoré le deuxième chapitre avec la relation et le lien  fort , entre shepard et Tali

l'émotion est toujours la , donc je te souhaite  un bon courage pour la suite =D
j'ai compris que le Normandy était bien plus qu'un vaisseau , c'était un phare illuminant l'obscurité . et ce jour maudit ou Shepard partit sur terre , le Normandy devint le soleil des Mondes et de la Galaxie.
 

Re : Mass Effect - Une Nouvelle Ère
« Réponse #10 le: 28 septembre 2017 à 15:55:08 »
 

ethevan

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le premier extrait sentais bon la fan-fic intéressante, pour le 2eme je dirais que le gout s'accorde parfaitement a l'odeur ;).
je suis d'accord avec zaeto, l'écriture est simple et ca fourmilles de détails pointus, techniques et intéressants. de ce fait la lecture est très agréable.
j'ai mêmes eu l'impression de retrouvé une certaine sensibilité de ma tali dans ME2, lors de ma partie ou je l'ai romancé. ::) 
encore un peu trop court a mon gout pour se faire une idée global du texte, mais début très prometteur. ^-^
je t'encourage (fortement  =D ) a continué, pour notre plus grand plaisir de fan égoïste :P.
     
- ris comme un fou tous les jours et fais chier tous les trous du cul avec ton bonheur.

- tu ne m'aimes pas? "c'est pas grave!". tu as le droit d'avoir des gouts de merde.

- je suis né sans le demander et je vais mourir sans le vouloir...
      "ALORS LAISSEZ MOI VIVRE MA VIE A MA GUISE!!"
 

Re : Mass Effect - Une Nouvelle Ère
« Réponse #11 le: 21 octobre 2017 à 00:09:12 »
 

Jafr

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Je galère sur le prochain chapitre alors pour vous faire patienter, un petit flash info en provenance direct de la Terre! ^^

p.s: j'en profite pour demander, j'avais l'envie d'inclure ce genre de flash d'info (comme j'avais aussi fait dans le chapitre précédent) dans chaque chapitre (ou en interlude quand le chapitre a du retard ^^'). Mon envie étant à la fois de développer un peu les conséquences de la guerre et les évolutions qui suivent "hors de portée" de Shepard tout en rendant hommage aux flashs d'info dans les jeux et ceux des réseaux d'info de l'Alliance et de Cerbérus. Est-ce que vous trouvez l'idée intéressante?

Spoiler
« Afrique du Nord - Plusieurs ex-mouvements de résistance à travers le Maghreb ont annoncé leur ralliement à l’ALNRP confirmant l’extension de l’influence de celle-ci par-delà la Mer Méditerranée. Si les implications à long terme d’un tel ralliement sont encore incertaines, les représentants de l’Alliance ont assuré avoir l’intention de poursuivre leur coopération avec le gouvernement temporaire de l’ALNRP.
Bulle Locale - Le contact a été repris avec l’expédition scientifique et la colonie Manswell du système Alpha Centauri, permettant d’infirmer les craintes d’une annihilation de celle-ci par les Moissonneurs. Après avoir ravitaillé la colonie en produits de première nécessités, l’expédition humanitaire menée par le SSV Quito a repris son trajet pour la colonie de Déméter dans le système Delta Pavonis, afin d’assister à la population ayant survécu à la Moisson.
Caraïbes - Le Corps du Génie Turien vient d’achever plusieurs centres d’hébergement temporaires à travers les iles des Petites et Grandes Antilles. Ceux-ci viennent soulager un peu une situation humanitaire post-guerre catastrophique, offrant des abris, un accès à l’eau potable et aux soins à des dizaines de milliers de survivants. A peine leur travail terminé, les hommes de l’ingénieure-générale Denectia se sont envolés pour la Colombie et celle-ci s’est contentée d’une simple phrase pour les rares journalistes présents : « Le travail du Génie Turien sur ce monde ne s’achèvera que quand chacun des habitants de la Terre aura un toit pour lui et les siens. » 
Système Hélios - Le commandement de l’Alliance vient d’annoncer la remise en marche de plusieurs unités de production d’Hélium-3 en orbite de Saturne grâce à la collaboration avec les flottes quarienne et geth, permettant enfin d’entrevoir un début de résolution de la crise d’approvisionnement en énergie touchant la Terre depuis la fin de la guerre. »

 

Re : Mass Effect - Une Nouvelle Ère
« Réponse #12 le: 21 octobre 2017 à 16:09:29 »
 

Zaeto Forah

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Cela peut être une bonne idée d'apporté un journal intergalactiques qui suivent différent élément dans d'autres Systems , après il ne faut que cela ne te surcharge de travail en plus ou de réflexion ? , tu la me la dis au niveaux de mes textes , je te souhaite un bon courage pour la suite de ta fan-fiction .  ^-^
j'ai compris que le Normandy était bien plus qu'un vaisseau , c'était un phare illuminant l'obscurité . et ce jour maudit ou Shepard partit sur terre , le Normandy devint le soleil des Mondes et de la Galaxie.
 

Re : Mass Effect - Une Nouvelle Ère
« Réponse #13 le: 11 janvier 2018 à 00:19:59 »
 

Jafr

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Après deux loooooooooooooooongs mois à galérer par manque d'inspiration et insatisfaction quant à ce que j'avais déjà écrit, voici le chapitre III ! Enfin la première moitié. Parce qu'il est presque deux fois plus longs que les précédents. Donc je vais le sortir en deux fois. ^^"

III/ À l'Air Libre

Spoiler
Il avait encore fallu  une vingtaine de jours de convalescence avant que le corps de Shepard n’ait suffisamment récupéré pour lui permettre de quitter la chambre stérile.
Le personnel du centre de soins venait le voir régulièrement, autant pour suivre la cicatrisation de ses blessures que pour lui administrer ses traitements : antibiotiques, transfusion de globules rouges et de plaquettes, injections de facteurs de croissance pour accélérer la reconstitution de sa moelle osseuse, puis injections antigéniques pour réapprendre à son système immunitaire à protéger son corps.
Le Dr Samp lui n’était revenu qu’une poignée de fois en personne, uniquement pour réaliser les principaux bilans de progression de sa guérison, toujours appliqué mais toujours taciturne. Miranda elle, était passée presque tous les jours, autant pour des examens médicaux que pour simplement discuter. Elle lui avait appris que le centre de soins dans ce qui avait été la France avant la guerre. C’était l’ALNRP, dont il avait plusieurs fois entendu le nom lors des flashs d’information, qui assurait l’ordre dans la région. La jeune femme lui expliqua que cette milice, l’Armée de Libération de la Nova Res Publica de son nom complet, était dirigé par un homme qui s’était mis en tête de restaurer l’ancienne Rome. Devant l’air interloqué de Shepard, elle avait répondu que son charisme lui avait permis de rallier des dizaines de mouvements de résistance et qu’au moins lui collaborait avec l ‘Alliance, soulageant d’autant Hackett qui n’avait pas besoin de détacher plus de troupes que nécessaire pour réinstaurer un semblant d’ordre dans les zones sous influence de l’ALNRP.
 Lorsque Miranda avait mentionné des troubles post-guerre dans d’autres parties du monde, Shepard avait tenté d’en savoir plus sur les affrontements dont parlait parfois la chaîne d’information. Mais la jeune femme changeait de sujet s’il insistait, lui rappelant qu’il avait besoin de repos et le commandement de l’Alliance lui donnerait tous les détails qu’il voudrait en temps voulu.

En dehors de ça, il avait vite remarqué que le personnel faisait tout pour l’aider à supporter cette période d’isolation. Sa chambre, en plus d’être confortable malgré sa simplicité, présentait plusieurs aménagements pour limiter la sensation d’enfermement. La luminosité de la pièce variait avec douceur pour suivre les cycles jours-nuits, l’aidant à garder une connexion avec le monde extérieur. En plus du terminal de communication, il avait accès à l’Extranet, du moins aux données locales qui avaient survécu aux combats, le commandant pouvait aussi demander à Hygée de d’afficher une vue de pleine air sur un des murs, comme une fenêtre virtuelle pour diminuer la sensation d’emprisonnement, de lancer de la musique ou un holo. Mais plus important encore pour lui, il y avait les visites.   
Tali était sa visiteuse la plus assidue, passant presque tous les jours pour voir Shepard et restant de longs moments avec lui, à parler des actions de la flotte quarienne, des nouvelles des autres membres de l’équipe, mais aussi de tout et de rien, et à se blottir contre lui. C’était comme si après tout ce qu’ils avaient traversé ensemble, la jeune femme pouvait enfin évacuer la pression qui l’avait retenu les mois précédents, et qu’elle en profitait au maximum. Par contre, il avait été surpris de ne pas revoir sa mère, mais Shepard appris rapidement que l’Alliance l’avait envoyée en mission dans les systèmes de la Bulle Locale, autour d’Hélios. Mais Hannah se débrouillait pour joindre régulièrement son fils, parfois même via l’holovision malgré les problèmes de liaison. Leurs conversations tournaient principalement autours de la santé de du commandant, même si elle en profitait pour lui glisser qu’elle avait hâte de revoir Tali dans de meilleurs circonstances, curieuse de mieux connaître la femme qui avait su séduire son fils.
Shepard avait très rapidement reçu des nouvelles de l’équipage actif du Normandy. Ils ne pouvaient pas venir le voir en personne car tous les vaisseaux encore en état de l’Alliance étaient mobilisés par les efforts de reconstruction de l’urgence d’après-guerre. Cependant Traynor était parvenue à trouver le temps de lui envoyer une vidéo tournée par Cortez pour soutenir leur commandant et ami. Le film s’ouvrait sur un plan de Joker, calé au fond de son fauteuil de pilotage, les mains volant sur son tableau de bord avec leur fluidité habituelle, en train de pester contre la lenteur des médecins et le report sine die. « On était pas sensé avoir des vacances après avoir sauvé le monde ? » râlait-il devant l’objectif de Cortez. Et alors qu’il semblait enfin se calmer, IDA le relança en rappelant malicieusement au pilote l’escouade de Krogans qu’ils avaient dû transporter la veille, arrachant un sourire à Shepard. Il souriait autant pour le numéro de Joker que pour la présence d’IDA à l’image, la première fois qu’il la voyait depuis que le Creuset lui avait dit que tous les synthétiques de la galaxie périraient. Puis se fut au tour de Traynor qui, après un message qui ne dissimulait pas son soulagement, lui suggéra toute une collection de livres et d’holos à regarder pour s’occuper. Ensuite Cortez surprit Javik au détour d’un couloir, même s’il ne parvint qu’à lui arracher quelques mots à peine moins laconique qu’à son habitude...
« Javik, un message pour le commandant ?
— Commandant. Comme nous disions dans mon Cycle : puissiez vous récupérer pour ne périr que face à un adversaire plus redoutable encore.
— Hum... Euh vous n’avez rien de plus chaleureux Javik ?
— Puissiez-vous bientôt être de retour parmi nous commandant. »
Sur ce, il coupa sèchement la conversation et tourna les talons, Cortez faisant remarquer non sans humour que le Prothéen était en pleine forme. Puis il souhaita lui-même un bonne guérison à Shepard, lui disant encore une qu’il avait hâte de le revoir.
Des autres membres de son commando, Liara était la seule qui avait pu venir en personne. Elle aussi n’avait pas caché sa joie de retrouver Shepard en vie. En regardant les larmes qui coulaient doucement de ses yeux, le commandant se souvient de leur première rencontre, une poignée d’années plus tôt, et d’à quel point la jeune Asari avait muri en si peu de temps. Ils eurent une longue discussion durant laquelle le commandant appris qu’elle était bien complètement désœuvrée, la destruction des relais et d’une grande partie des moyens de communications intersecteurs ayant porté un coup de grâce fatal à ce qu’il restait du réseau d’espions du Courtier...
Le Lieutenant Vega avait été l’un des premiers à l’appeler, et le commandant s’était aussitôt inquiété de le découvrir sur un lit d’hôpital, presque identique au sien, avec un impressionnant bandage sur son torse massif. Mais son inquiétude disparut rapidement en entendant l’aplomb teint de fierté qui perçait dans la voix du lieutenant alors qu’il entreprenait de raconter à Shepard ce qui lui avait valu cette blessure. Avec un débit à peine gêné par le pansement qui enserrait sa cage thoracique, il expliqua qu’il s’était interposé entre Ashley et une Brute qui l’avait prise par surprise lors de la poussée finale sur le Conduit de Londres. La voix de James trembla légèrement lorsqu’il se remémora la façon dont les griffes de la créature avaient transpercé la plaque frontale de son armure. Mais il se ressaisit dès la phrase suivante, relatant comment, alors qu’il venait d’être grièvement blessé, il réussit à garder les idées assez claire pour faire sauter la tête de son adversaire à bout portant avec son fusil à pompe Crusader. Quelques félicitations plus tard, Shepard et le lieutenant comprirent qu’ils étaient en fait dans le même centre de soin. Et forcément, avant de conclure l’appel, James ne put s’empêcher de prévenir Loco qu’il comptait bien lui mettre la misère quand ils attaqueraient tous les deux la rééducation...
Il avait ensuite eu des nouvelles de Garrus, qui avait été touché par l’explosion d’un Mako lors du sprint final sur la Conduit. Il était soigné sur un croiseur turien reconverti en vaisseau-hôpital. Les boucliers de Garrus avaient absorbé la majeure partie de l’explosion mais des débris avaient réussi à pénétrer son armure. Au final le Turien s’en sortait bien, récoltant une fracture au bassin, une paire de côtes cassées et quelques nouvelles cicatrices. « Comme s’il y avait encore besoin de me faciliter les choses Garrus... ». La blague de Shepard n’avait pas manqué de le faire rire. Puis ils s’étaient promis de se retrouver autours d’un verre le plus vite possible. 
Ashley elle s’en était tirée indemne, et l’Alliance l’avait rapidement redéployée sur Terre. L’état déplorable de ce qu’il restait des infrastructures de communications terriennes ne lui avait pas permis d’envoyer plus qu’une courte vidéo. Dans un paysage aride et montagneux, la Spectre félicita à son tour Shepard pour ce qu’il avait accompli. Puis elle expliqua doucement qu’elle regrettait de ne pas pouvoir être là pour le commandant comme lui avait été là pour elle après les blessures qu’elle avait reçu sur Mars, maudissant à demi-mots l’état-major qui ne l’autorisait pas à venir le voir pour le moment. Ses paroles se conclurent brusquement sur le bruit d’une fusillade lointaine tandis qu’elle se saisissait précipitamment de son arme. Bien qu’un message joint confirmait que l’artilleur Williams était toujours en mission et surtout indemne, la vidéo laissa Shepard parcouru de frissons désagréables.

Il y eut d’autres messages, de Jack, de Samara, de Jacob, de Kasumi, de Grunt et de Wrex, mais aussi de membres d’équipage du Normandy qui avaient servi sous ses ordres pendant la Guerre. Et encore d’autres, souvent courts et concis, des souhaits de rétablissements plus ou moins officiels, venant de haut-gradés de l’Alliance, du Primarque Turien, de la représentante de la Dalatrace Galarienne, de l’ex Favorite Sha’ira... Le commandant avait même jeté un œil rapide à la boîte de messagerie mise en place par les services de l’Alliance pour mettre à part les messages de la foule des anonymes. Malgré l’état des infrastructures de communications, il y en avait des milliers. Il referma l’onglet Extranet rapidement, incapable de ressentir la moindre envie de les lire avant même d’avoir survolé les premiers messages.
Au fond de lui, il se surprit à ne ressentir que cette vague indifférence en découvrant ce flot de messages. Seuls ceux de ses proches étaient en fait parvenus à troubler l’ennui étouffant créé par l’isolement. Celui-ci s’était même fait de plus en plus lourd au fil des presque trois semaines qu’avait encore nécessiter sa guérison.
Shepard se sentait... vide, inutile. Comparés à l’urgence presque quotidienne qui l’avait habité durant les mois qui avaient suivi sa résurrection par Cerberus, les jours de convalescence s’écoulaient avec une lenteur terrible. Il avait bien tenté de les meubler un peu en lisant ou en regardant un holo mais rien ne lui faisait envie, et à chaque fois qu’il allumait le canal Extranet d’informations, une envie irrépressible, presque panique, de l’éteindre le saisissait aussitôt que les nouvelles tournaient autours des réfugiés, des destructions et de l’instabilité post-guerre. Autrement dit, presque en permanence.
De plus, même les visiteurs en combinaisons stériles ne semblaient pas vraiment être avec lui, séparés physiquement de Shepard par la barrière que formait le tissu synthétique et imperméable dont elles étaient composées. Le commandant avait beau se répéter que c’était pour son bien, c’étaient comme si elles le coupaient encore plus du reste du monde, comme une sorte de lépreux. Face à sa prison aux murs blancs stériles, le commandant se sentait de plus en plus enfermé et il ne pouvait que constater, impuissant, que ce mal-être formait un terreau propice pour les  pensées corrodantes, diffuses mais irrépressibles, qui l’avaient saisi si rapidement après son réveil. Cette tension sourde qui le rongeait semblait en profiter pour tenter de s’insinuer toujours plus profondément en lui.
Seule la présence de Tali parvenait à le soulager un peu en lui faisait oublier tout ça. La jeune Quarienne était paradoxalement l’unique personne qui n’avait pas à se couvrir des pieds à la tête pour le voir, la seule dont il pouvait toucher la peau, sentir le parfum… C’est habité d’une impatience irrépressible que Shepard vit enfin arriver le jour de sa sortie de la chambre stérile.

Shepard s’était assis en grimaçant sur son lit et Tali n’avait pu s’empêcher d’esquisser un geste. Il avait eu besoin de son aide pour enfiler l’exosquelette médical de soutien mais il avait tenu à se relever seul. S’il avait eu droit à des séances d’ultrasons et des injections de facteurs de croissance osseux pour favoriser la cicatrisation de ses os, les fractures n’étaient pas encore complètement guéries et marcher sans assistance mécanique trop tôt aurait pu rouvrir celles-ci. Sans compter qu’elles restaient encore douloureuses, d’autant plus maintenant que le Dr Samp avait décidé que ses doses d’antidouleurs seraient plus utiles à d’autres patients.
Mais le commandant ne s’en était pas plaint. Après tout ce qu’il avait traversé, la douleur était de toute façon une vieille compagne maintenant... Cependant, Tali le regardait néanmoins sans pouvoir cacher une légère inquiétude :
« Tu es sûr que ça va aller ? Si tu ne te sens pas assez en forme, tu peux demander à rester encore un peu tu sais…
— Je suis resté trop longtemps dans cette pièce, j’ai besoin de changer d’air, la rassura Shepard. Et surtout d’attaquer enfin cette foutue rééducation, de reprendre du service, de ne plus être coincé sur un foutu lit.
— Oui je comprends… lui dit-elle, tout de même un peu soucieuse.
— Mais... C’est moi ou tu commençais à y prendre goût ? De m’avoir à ta merci comme ça ? la taquina-t-il pour faire diversion.
— Au moins ici j’étais sûre que tu ne te fourrerais dans la première situation potentiellement mortelle venue, soupira-t-elle avec une pointe d’amusement.
— C’est vrai… Même si j’ai bien l’impression que c’est autre chose qui va te manquer…
— Oui c’est vrai… »
Tali détourna un instant son regard de lui, semblant se perdre ses pensées. Mais après quelques longues secondes, elle se tourna vers lui, et le commandant vit un éclat de tristesse dans ses yeux. Il avait vaguement redouté ce moment car il avait bien compris ce qui risquait d’arriver. Elle leva une de ses mains devant son visage, la regarda un instant et puis la ramena vers elle pour caresser sa propre joue, le regard toujours dans le vague.
« Je crois que… hésita-t-elle. Je m’étais habituée à ça… Pouvoir être avec toi, sans ma combinaison, sentir vraiment ma peau contre la tienne, et prendre le temps de savourer cette sensation, sans jamais avoir à me préoccuper qu’un microbe passant par-là ne puisse me clouer au lit… »

Après les semaines d’isolement en milieu stérile qu’il avait vécu, Shepard n’avait aucun mal à comprendre ce qu’elle voulait dire. La jeune Quarienne avait pu gouter à la liberté de vivre sans combinaison, même si ce n’avait été que l’espace de quelques heures chaque jour. Et cette liberté commençait déjà à lui manquer. Il se souvint des paroles qu’elle avait eu sur le Normandy à l’époque du combat contre les Récolteurs, ce regret de ne pas pouvoir sentir le vent sur son visage, ou le parfum d’une fleur sans avoir besoin de filtre.
Serrant un peu les dents, il finit de se relever et fut surpris de se trouver si lourd malgré le support apporté par l’exosquelette, comme si ces semaines d’alitement lui avait fait oublier son propre poids. Tali se ressaisit en l’entendait grogner et émergea de ses pensées, venant rapidement vers lui pour l’aider à se mettre debout, oubliant son souhait de se débrouiller seul. Shepard ne lui en tint pas rigueur et grimaça, moins à cause de la douleur qu’en constatant que ses jambes peinaient à le porter. Il n’avait pas eu ce problème lorsque de son réveil sur la station Lazare, mais Miranda l’avait prévenu, lui expliquant qu’à l’époque il avait subit des séances d’électromyostimulations pendant son coma pour permettre à ses muscles de conserver leur force. Parvenant finalement à se redresser, il vint caresser la joue de la Quarienne et rapprocha son visage du sien.
« Tali, nous ne sommes plus pressés par la fin de notre galaxie, maintenant nous avons tous le temps que l’univers peut nous offrir… Un jour viendra où tu n’auras plus besoin de porter en permanence ta combinaison. Et alors à chaque fois que l’envie me prendra, je pourrais faire ça. »
Il l’embrassa avec douceur. Lorsque leurs lèvres se séparèrent, elle souriait un peu et dit simplement :
« Merci… »
Puis la Quarienne serra délicatement le commandant contre elle un long moment.
« John… Miranda ne va pas tarder à arriver pour s’occuper des formalités de sortie. Je dois y aller, renfiler ma combinaison… »
Ces derniers mots avaient franchi ses lèvres teintés d’amertume. Tali l’embrassa une dernière fois avant de lui dire « A tout de suite » et de sortir de la pièce.
« Modifié: 09 avril 2018 à 00:22:03 par Jafr »
 

Re : Mass Effect - Une Nouvelle Ère
« Réponse #14 le: 11 janvier 2018 à 11:21:40 »
 

Urdnot Shepard

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j'adore vraiment cette fan fiction.
Il ne me semble ps en avoir lu qui parle de ce qu'il se passe directement après la fin de ME3.
Je ne te ferai aucun leçon concernant l'orthographe et la grammaire, je suis nul et s'il y a des fautes dans tes textes, je ne les ai pas vues du tout.
Juste une petit problème, dès que Tali parle de ces potentiels maladie, elle parle toujours de quelque chose de carabiné. Bon elle n'en parle que 2 fois, donc elle ne le dit que 2 fois, mais dans mon esprit, ce n'est pas nécessaire d'indiqué la gravité que pourrait avoir la moindre petite infection chez une quarienne, donc mentionné à chaque fois la gravité me parait superflu. Après si toi, tu le juges utile, pas de souci, essaye juste de varié les expressions.

Ensuite tu parles de Collecteur, le seul dont je me souvient c'est le collecteur d'echappement à récupèrer sur Tuchanka, ne veut tu pas plutôt parler des Récolteurs ( ou alors c'est une erreur de traduction VF dans le jeu et là je m'excuse du commentaire).

En tout cas, j'attends avec impatience la suite, Shep avec un nouveau grade, bombarder Amiral. par contre pour les medailles, attends la fin de sa rééducation, avec le poids sur sa poitrine, il ne pourra pas rester debout.
Shepard dans les Archives de la Citadelle en mode Balek:
"Non, mais je parle comme cela moi,  Je DOIT y aller, ou JE doit y aller, peut-être je doit y ALLER