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Extranet - Le 12/09/2021 : Turiens : Mourir pour la Cause
[Fan-Fiction] Dernières Pensées

Auteur (Lu 1909 fois)

[Fan-Fiction] Dernières Pensées
« le: 18 janvier 2014 à 20:36:05 »
 

Rubisco

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Bonjour à tous, je prend mon courage à deux mains et je me lance dans l'aventure de la fanfiction !  O0

J'ai en cours deux longues histoires, que je ne publierai que lorsqu'elles seront finies (j'ai trop peur de ne pas les terminer  ::) )
En attendant, voici Dernières Pensées, qui est un recueil d'histoires courtes, racontant les derniers instants de nos personnages favoris de la Saga Mass Effect !

C'est ma première "vraie" fic, alors n'hésitez pas si vous avez des conseils, des remarques, des commentaires à faire, c'est toujours utile et ça permet de s'améliorer !  ;)

Première histoire :
Le dernier Soldat


Spoiler

Image crée par : adrhaze The Vengeance of a Dead Race http://www.deviantart.com/art/The-Vengeance-of-a-Dead-Race-333268677


Spoiler

Le Dernier Soldat


   Javik était seul, dos à un mur, entouré de zombis. Le groupe d'humain qu'il devait diriger était mort. Ils devaient atteindre le faisceau par une voie détournée, mais les informations qu'on lui avait donné étaient erronées. Là où ils ne devaient rencontrer qu'une faible résistance, lui et ses hommes s'étaient fait massacrés par les troupes des Moissonneurs. Il s'en était sortit de justesse, ne devant sa survie qu'à son instinct de soldat génétiquement programmé.

   Déjà trois cadavres de zombi se trouvaient à ses pieds. Il en restait encore cinq debout. Ils le regardaient, sans bouger, comme attendant un signal. Il se demandait ce qui se passait, pourquoi ils ne se jetaient sur lui. Il profita de cette pause salutaire pour reprendre des forces. Tout son bras gauche était paralysé, sûrement cassé. Une partie de son armure était fissurée, il s'en faudrait de peu pour qu'il se retrouve sans défense. Il ne lui restait plus qu'une dose de médi-gel, et son stock de cartouche thermique s'épuisait à vue d’œil.

   Soudain, les zombis se décidèrent à attaquer. Le premier lui sauta à la figure, arrêté par une décharge de fusil à pompe en pleine tête. Mais déjà, le suivant était près de lui sur sa gauche. Il eut à peine le temps de le viser, qu'un autre sur sa droite lui attrapa le bras, essayant de le mordre. Avec force, il l’abattit contre le mur, où la tête de son assaillant éclatât comme un fruit trop mur. Son premier adversaire en profita pour lui sauter dessus, enroulant ses jambes autour du torse du Protéen. Déséquilibré, Javik tomba en avant. Il essaya de se relever, mais le zombi dans son dos lui planta les dents dans le cou. Il hurla et lâcha son arme pour le saisir à deux mains et essayer de se dégager, mais les deux zombis restant en profitèrent pour l'attaquer.
   « C'est finit, pensa-t-il, mon combat s’arrête là. Je meurs en guerrier, comme je l'ai toujours souhaité. »


   Au moment où il formulait cette pensée dans sa tête, une vive lumière rouge balaya l'espace. Les zombis s'écroulèrent à terre comme des poupées de chiffon. Javik se releva difficilement, et plaqua une main sur sa blessure au cou qui saignait abondamment. Il sortit son médi-gel et l'appliqua sur la morsure. Puis il regarda autour de lui, désorienté, essayant de déterminer l'origine de son sauvetage, mais il n'y avait personne à par lui et les cadavres de ces adversaires.

    Son regard fut attiré par un grand mouvement derrière les immeubles en ruine. Un Moissonneur était en train de se mouvoir, mais pas de manière habituelle. Il fallut quelques secondes à Javik pour se rendre compte qu'il s'écroulait au sol. Il se précipita dans sa direction.

   Partout où il passait, des cadavres de soldats des Moissonneurs jonchaient le sol. Alors Shepard avait donc réussit ? Le Creuset avait-il fonctionné ? Il déboucha finalement sur la rue principale, celle-la même qu'il avait la mission de rejoindre avec ses hommes. Des pas se firent entendre sur sa gauche. Un jeune homme courrait dans sa direction.
   « C'est terminé, cria-t-il, les Moissonneurs sont détruits, la guerre est finie ! »
Sans s’arrêter, il poursuivit sa route. « Primitifs » soupira Javik.

   Aussi étonnant que ça puisse lui paraître, ces primitifs avaient pourtant réussis là où l'Empire Protéen avait échoué. Son espèce avait résisté des centaines d'années, avec des soldats et une technologie tellement plus avancée que la leur. Ils étaient plus fort, conquérant une majeure partie de la galaxie, assouvissant chaque nouvelle espèce qu'ils rencontraient. Jusqu'aux Moissonneurs évidement.
   Il soupira. Jamais il n'aurait cru que Shepard allait y arriver. Il était persuadé qu'il allait mourir avec honneur sur le champs de bataille. Et pourtant, la victoire du commandant lui confirma qu'il s'était trompé depuis le début, que son espèce entière s'était trompé. La confiance était une force et l'unité menait à la victoire.


   Il regarda autour de lui. Au loin, des rires et des cris de victoire résonnaient, et, à ces pieds, se trouvaient les cadavres de ses ennemis. Il avait été créé pour les affronter. Il n'avait connu que cette guerre. Maintenant qu'elle était finie qu'était-il sensé faire ?

   Derrière lui, il entendit une faible toux. Il se retourna et chercha sa provenance. Il n'y avait pourtant personne. Le bruit recommença, venant des décombres derrière lui. Il se précipita sans réfléchir, et commença à dégager les morceaux de ciment. Après plusieurs minutes, il finit par voir une main. Criant des paroles de réconfort, il augmenta sa cadence, puisant dans ses dernières réserves de pouvoir biotique pour enlever les plus gros blocs. Enfin, il pu dégager une jeune femme inconsciente des gravats.

   Elle était relativement indemne, à part une blessure à la tête qui saignait. Il fouilla dans l'armure de l'humaine et trouva du médi-gel qu'il appliqua sur la plaie. Il pausa ensuite la main sur son frond et ferma les yeux. Elle avait deux côtes brisées, mais tous ces organes internes étaient intacts. Elle vivrait. Satisfait, il se releva et se mit aussitôt à chercher d'autres blessés.



   Quinze jours passèrent. Il ne restait plus beaucoup d'espoir de retrouver encore des survivants dans les décombres. Javik avait fait tout ce qu'il pouvait pour sauver le maximum de monde. Il était temps maintenant d'enterrer les corps. Shepard avait été sortit vivant de ce qui restait de la Citadelle, mais le Normandy était toujours porté disparu. Il ne restait de son équipage sur Terre que ceux qui avaient voulu se battre sur le terrain. Il aidait du mieux qu'il pouvait dans les cliniques de fortune qui avaient fleuri un peu partout. La bataille finale avait fait un grand nombre de blessés et grâce à ces dons particuliers il arrivait très vite à percevoir ce qui n'allait pas chez une personne, et lui éviter ainsi d'interminables tests et analyses. Il appréciait de se sentir utile.



   Deux mois plus tard, on commençait à reconstruire. Londres et la Citadelle avaient été nettoyés. On avait identifiés les corps qui pouvaient l'être, et on les avait enterrés. Chaque espèce avait pratiqué les rites funéraires adéquats sur ses morts. Javik n'avait eu personne à mettre en terre : ses semblables étaient tombés en poussière depuis longtemps, ou étaient en train de lentement se décomposer dans des cryostases éteintes. Jusque là, il avait plutôt été occupé : tuer des moissonneurs, sauver des primitifs. Il n'avait pas eu le temps de faire le deuil de son peuple, ni de penser à sa condition.

   A son époque il n'avait jamais eu d'autre but que celui de se battre. Il dirigeait des troupes, il tuait le plus de moissonneurs qu'il pouvait, il faisait en sorte de survivre. Il avait été créé dans ce but, et absolument rien ne pouvait l'en détourner. Les soldats protéens ne connaissaient pas l'amour ni l'ambition, leur caste ne leur permettait pas. Ça aurait perturbé leurs pensées ou les aurait détournés de leur mission.


   Aujourd'hui, plus rien n'existait. Sa vengeance était accomplie, son deuil était fait, sa quête avait pris fin. Il avait commencé depuis quelques temps, à se plonger dans les souvenirs de son totem de mémoire. Les souvenirs de son peuple. Au début, quelques heures lui suffisaient, pour se rappeler les soldats tombés au combat avant lui. C'était une manière de leur dire que leur lutte n'avait pas été vaine. Puis, les heures devenaient des journées entières, qu'il passait enfermé dans sa chambre dans le noir. L'Asari Liara passait le voir régulièrement, inquiète. Mais il s'en moquait. La-bas, il redevenait le Protéen fier, qui avait assouvit la galaxie entière, qui observait les peuples primitifs pour mieux contrôler leur évolution. Il était entouré de personnes comme lui, ayant son intellect et le comprenant.

   Quand il se réveillait, il ne pensait plus qu'à y retourner. Il était devenu obnubilé par les souvenirs passés de son peuple glorieux. Plus rien n'était plus important. Shepard était le seul qui l'avait un tant soit peu compris. Mais il ne s'était toujours pas réveillé du coma dans lequel il était plongé. Un jour que Liara avait essayé de lui prendre le totem, il l'avait blessé. Effrayée, elle n'était plus revenue. Il avait regretté son geste sur le moment, puis avait rapidement oublié.



   Liara le retrouva une semaine plus tard. Elle s’inquiétait sincèrement pour le Protéen. Depuis quelque temps, il était distant, taciturne, violent. « Plus que d'habitude » pensa-elle. Elle se doutait que cela avait un rapport avec le totem de mémoire qui l'obsédait. La dernière fois qu'elle l'avait vu, il l'avait projeté contre le mur avec ces pouvoirs biotiques lorsqu'elle avait tenté de le raisonner. Complètement sonnée, elle était sortie en trombe de l'appartement qu'on lui avait attribué. Elle espérait qu'il s'était calmé depuis le temps.

   La porte était ouverte quand elle arriva chez lui. Elle posa les provisions qu'elle lui avait apporté sur la table de la cuisine. Elle avait réussit à trouver du poisson, elle savait qu'il aimait ça. Elle l'appela, mais seul le silence lui répondit. Elle alla voir dans sa chambre et elle le trouva allongé sur son lit. Elle s'approcha, posa sa main sur la sienne et constata qu'elle était froide. Elle le secoua un peu, prudente, mais Javik ne bougea pas. Un son métallique lui fit baisser la tête.

   Le totem de mémoire venait de tomber sur le carrelage.



J'espère que vous avez aimé ! J'ai attentivement relu encore et encore, mais il y a surement encore quelques fautes, désolée encore !

Le prochain texte sera sur Morinth ; à bientôt !

 

Re : [Fan-Fiction] Dernières Pensées
« Réponse #1 le: 18 janvier 2014 à 22:09:00 »
 

goyukuna22

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Comme toujours je suis à l'affût sur tout ce qui se fait de nouveau dans cette section !

Et je dois dire que ce que je viens de lire est très bon ! Je me suis même surpris à regretter que ce soit fini  :))

Pour l'instant le seul défaut que j'ai pu trouvé (mise à part quelques fautes d'orthographe mais rien de bien méchant  :) ) c'est que c'est un peu court.

C'est bien écrit et tu respectes bien le personnage de Javik, j'attends de voir si c'est aussi le cas pour les autres personnages que tu vas traiter ;)

Ah oui ; j'adore le format que tu as choisi, c'est très original !

Spoiler
Mais à la fin Javik meurt et je regrette que cela se passe aussi vite, sans plus de détails  ;)
[Fan-Fiction] Mass Effect Contribution http://masseffectuniverse.fr/forums/index.php?topic=680.0

[Fan-Fiction] Mass Effect Chemins Croisés en collaboration avec NoctisIke http://masseffectuniverse.fr/forums/index.php?topic=751.0
 

Re : [Fan-Fiction] Dernières Pensées
« Réponse #2 le: 18 janvier 2014 à 22:11:43 »
 

Mirlina

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Pas mal du tout. Intéressant l'idée que tu as de compter l'histoire non pas de Shepard ou d'une personne inconnue, mais d'un membre de son équipage, qui plus est quelqu'un étant resté sur Terre.

L'idée, quoiqu'un peu difficile à imaginer au début (pour ma part ! Je ne parle pas d'un manque d'atmosphère ou quoi que ce soit) est vraiment bonne en fin de compte. J'ai ressenti une légère tension lors de son combat mais...
C'est là que ça coince. En réalité, le style d'écriture n'est pas mauvais du tout, et je suis persuadé que d'autres aimeront. Mais j'ai trouvé que beaucoup de phrases étaient très courtes et brisaient le rythme qui a de ce fait du mal à s'installer. La tension de Javik que j'ai ressenti quand les zombis prennent le pas manque d'un léger coté dramatique car je trouve le Prothéen trop.... Passif. Qu'il soit résigné en soi même n'est pas dérangeant, mais du coup, j'ai du mal à ressentir une empathie pour lui lorsqu'il croule sous le nombre. Parce que... ça va trop vite en fait. Il est blessé, ça, je le comprend très bien. Mais à aucun moment tu ne donnes son ressenti propre vis à vis de ça, ce qui est dommage. Un ressenti de Javik donnerait du cœur à ce passage en indiquant que le simple fait de lever son bras le fait souffrir par exemple. (Vu qu'il en a un brisé, je suppose qu'un mouvement doit lui arracher de grosses grimaces.
Il combat, tombe, est engloutit sous le nombre, résigné, et lumière. Dommage, il manque un tout petit truc pour donner une intensité dans la scène !


C'est d'ailleurs le reproche majeur que j'ai à te faire, et pourtant, je ne suis pas du genre à être critique et surtout à faire moi même ce genre de chose : Développer. Développer la scène un peu plus. J'ai une impression que tout passe trop rapidement, j'ai du mal à réellement ressentir le désarroi de Javik. En fait, c'est pire que ça : Je ne le comprends pas en fait. On passe du Prothéen qui ne sait pas trop quoi faire mais qui est fier d'avoir mit un terme à la menace Moissonneur et d'avoir sauvé nombre de personnes des décombres, à un Prothéen à la limite de la dépression, qui se tourne uniquement vers les souvenirs jusqu'à en dépérir.
Par exemple, tu dis à un moment, au début de la reconstruction, qu'il n'a pas eu le temps de faire le deuil de son peuple. Puis, deux paragraphes plus loin, manifestement dans la même timeline, tu dis qu'il n'a plus rien et que le deuil de son peuple est fait.
Et c'est là que ça me pose problème. Techniquement, si le deuil est fait, alors il n'a plus de raison de se perdre dans le totem de mémoire qui ne lui rappelle que des évènements douloureux, tournant tous autour de la mort des siens. Soit le deuil n'est pas fait, auquel cas c'est compréhensible (Malgré tout, trop rapide, c'est dommage.) Soit, il est fait, auquel cas, il n'a plus de raison de se perdre dans ce genre de souvenir.
Je ne me suis jamais réellement posé la question sur ce que ferait Javik après la guerre. Je sais que si on consulte durant notre partie le totem (Enfin, si on encourage Javik à le faire), il nous confie son intention de rejoindre les siens dans la mort après la guerre. Mais pour moi, ça ne serait pas dans ce genre de circonstance. (Mais, cela n'engage que moi.)

Je trouve aussi que Liara qui prend peur ne correspond pas trop au personnage du 3. Surtout pas à celui d'après Thessia qui devient nettement plus forte et ferme et qui ne se laisserais pas malmener à mon sens. J'avais plus l'impression de la Liara du 1, craintive, douce et naïve.


Dernier point : La forme. J'ai déjà parlé du développement qui me semble trop court, je m'attarderais donc pas plus dessus. Je parlerais cette fois-ci du : Il.
Il entendit. Il regarda.
Tout se rapporte forcément, directement ou indirectement à ce qu'il voit ou entend durant la première partie. Sur le fond, c'est bien, pas de soucis. Après tout, étant le protagoniste, ce qu'il ne peut voir, percevoir ou entendre ne fait pas partie de son histoire. Mais soit la phrase commence par "Il", soit elle dit à tel endroit, "Il" perçoit quelque chose.
ça alourdit le style, mais ça n'est que mon avis. Exemple :
Derrière lui, il entendit une faible toux. Cette phrase est assez symptomatique de ce dont je viens de parler. Elles ne sont pas omni présente dans le texte, c'est certainement celle qui m'a fait le plus tiqué. (Car après une seconde lecture, je ne trouve plus le défaut aussi flagrant.) J'aurais plus vu :
Une faible toux résonna quelque part derrière lui.
Ou encore :
Quelque part derrière lui se fit entendre un bruit, similaire à une faible toux aux oreilles du Prothéen.
ça donne à mon avis un autre rythme au texte. Mais, ça n'est qu'un avis.


Dernier point qui me pose problème : Le changement du narrateur. Le narrateur passe du passif à l'actif et même aux pensées du protagoniste. Si le dernier point est le moins anormal et celui qui est le plus sensible à interprétation, la première partie est un réel problème. Je m'explique.

Le narrateur passif explique ce qu'il se passe sans jamais être lui même concerné par tout ceci. Donc, c'est le narrateur qui dit Il à propos de Javik sans jamais montrer qu'il pourrait y être attaché. Il ne prend pas part aux évènements, il ne fait que conter une histoire.
Le narrateur actif lui, est bien souvent présent lors des évènements et les décrit donc de son point de vue à lui, en s'intégrant à la trame. Il la vit et conte cette histoire de part ce qu'il en a vécu. C'est le genre de narrateur qui peut donc donner parfois un avis sur les protagonistes sans que ça soit un dialogue ou la pensée d'un personnage et qui pourra dire des choses comme : On.

C'est après les deux mois que tu utilises ce terme en tant que narratrice. Donc, tu t'intègres dans la reconstruction, ce qui signifie que tu changes de statut dans le récit qui n'est plus une histoire connue du narrateur, mais plus ou moins vécue par ce dernier.
Donc, je te le dis, c'est pas : 'on' au vu de la ligne directrice du début. c'est Eux. Donc, "Ils", ou "La communauté galactique", ou " les survivants" etc. Mais ça ne peut être "on". Alors, c'est pas méchant du tout hein ! C'est une simple remarque, mais c'est vraiment quelque chose qui m'a fait sortir du récit. Encore, ça aurait pu se comprendre si à partir de ce moment là, tu changeais pour faire de Javik le narrateur. (Par exemple, étant donné qu'il est le protagoniste principal et quasi exclusif.) Mais ça n'est pas le cas vu que par la suite, le narrateur redevient passif, il ne s'intègre plus à l'histoire.

L'autre point qui m'a choqué c'est quand les pensées de Javik deviennent un court instant narration lorsqu'il se relève. Enfin, choqué est un bien grand mot. Disons que je trouve la transition par vraiment très clair entre Narrateur passif, pensées de Javik dictées par le narrateur (grossomodo) et retour à la narration passive.

Bien sûr, des fautes habituelles, un peu d'ortho, de syntaxes, mais ça n'est pas énorme donc bon. Les fautes de styles sont plus présentes. Et certains phrases sont mal tournées ou formulées ce qui provoque malheureusement des lourdeurs. Mais bon, c'est pas du tout un drame, ça se laisse lire. D'ailleurs, l'histoire est assez plaisante. Mais vraiment trop courte, c'est ce qui me peine. Par contre, la conclusion est... Géniale. Non, sérieusement, elle est géniale. Liara qui pénètre dans la pièce (Même si cette phrase là... Elle avait réussit à trouver du poisson, elle savait qu'il aimait ça. Non. Elle avait réussit à trouver du poisson et savait qu'il aimait ça. Pas besoin du second elle qui alourdit inutilement. C'est elle, on le sait :p)
Donc, Liara qui pénètre dans la pièce, l'appelle, puis le secoue en constatant qu'il est froid et le totem qui tombe. Et fin ! Je trouve ça génial. Là, c'est court, mais c'est plus que normal ! Je dirais même, nécessaire. Tu ne t'étales pas (Chose que j'ai tendance à faire parfois à mon grand dam.) Non, là c'est concis. Tout le monde sait ce qu'il c'est passé ou l'imagine sans peine. Et rien que cette fin vaut le coup :) Non, vraiment, le récit en lui même était intéressant mais je trouve la fin géniale.

Le seul bémol qui n'est pas du tout de ce paragraphe en fait, et qui se rapporte donc au manque de développement concerne le titre même du recueil (et non de l'histoire) : Dernières pensées. On ignore celles de Javik. On sait qu'il se montre de plus en plus misanthrope, qu'il est colérique, plein d’amertume, et qu'il se perd constamment dans les souvenirs du totem, dépérit et... Ben, meurt. Mais, tu ne t'attardes pas, et ça c'est vraiment très dommage, car ça aurait fait toute la force du texte, sur ce qu'il voit dans les souvenirs (ça à la rigueur... c'est plus complexe); mais surtout, sur ce qu'il ressent. Comme si un abîme s'ouvrait devant lui ? Est-ce qu'il déprime parce qu'il est seul ? Incompris ? Parce que sa vie n'est que guerre et qu'il n'a rien d'autre en souvenir ? Qu'il se considère sans avenir ?
Tu ne t'attardes pas et du coup, ça ne donne pas de profondeur à cette dérive vers "l'enfer" que constitue sa mise à l'écart de la société (de part sa volonté.) Franchement, c'est le point qui m'a le plus manqué et du coup chagriné. Et que je trouve le plus triste étant donné la fin qui est vraiment très bonne.


Bon... J'espère que ça ne t'aura pas découragé, mon but n'est pas là du tout. J'essaye d'être précis même si je ne relève pas tout (les fautes surtout) car je ne veux pas t'accabler et puis, ça, c'est humain si je puis dire (J'en fais. Rien que dans ce poste, il y en a, c'est clair et net. Elles ne sont pas trop présentes et ne gâchent pas le récit (sauf si on est vraiment tatillon.) J'attends de voir les autres textes et te souhaite bon courage dans leur écriture et mise en présentation.
En bref, j'ai bien aimé et je te souhaite de t'améliorer :)

Question : Combien y aura-t-il de petites histoires comme celle-ci ? :)
J'ai fait une promesse.(Fiction romancée.)
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Re : [Fan-Fiction] Dernières Pensées
« Réponse #3 le: 19 janvier 2014 à 00:04:29 »
 

Rubisco

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Merci à vous deux ! Des avis, si rapidement, ça fait super plaisir !  :))

En voyant la taille de ton texte Mirlina, j'ai un peu eu peur, il est plus grand que ma fic  :o mais merci beaucoup pour tout ces conseils qui me seront extrêmement utiles ! Le premier jet de la fic sur Morinth est finit, je vais pouvoir m'en servir pour m'améliorer !

Alors, oui tout d'abord, c'est court. Mais c'était le but. Lorsque l'idée m'est venue, je l'ai écrite d'une traite et je l'ai presque plus modifié ensuite. 

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Mais j'ai trouvé que beaucoup de phrases étaient très courtes et brisaient le rythme qui a de ce fait du mal à s'installer.
Il y avait beaucoup plus de phrases courtes dans la version brute, j'ai dû en laisser pas mal alors pour que ça se remarque à se point. Je pensais justement qu'elles étaient bien adaptée pour l'action, permettant d'enchainer rapidement les différentes phases de combat. Apparemment je me suis plantée  ;D Je retiens ça pour la suite !

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Je trouve aussi que Liara qui prend peur ne correspond pas trop au personnage du 3. Surtout pas à celui d'après Thessia qui devient nettement plus forte et ferme et qui ne se laisserais pas malmener à mon sens. J'avais plus l'impression de la Liara du 1, craintive, douce et naïve.
C'est vrai que Liara est plus forte depuis ME2. J'ai voulu utiliser ce personnage parce que c'était le seul susceptible d'être relativement proche de Javik pour lui rendre visite, et ainsi amener la fin.

Citer
Je parlerais cette fois-ci du : Il.
J'avoue que je n'ai pas remarqué qu"Il" était présent partout ! En général, je n'aime pas les répétitions, merci de l'astuce !

Citer
Dernier point qui me pose problème : Le changement du narrateur.
Alors là, tu m'embouches un coin ! j'ai du m'endormir durant un cours de français !  ::) Je ne savais même pas que j'utilisais deux types de narration et que j'avais tout mélangé ! Merci pour les explications, je bannis le "on" de mon vocabulaire narratif !  :P

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Le seul bémol qui n'est pas du tout de ce paragraphe en fait, et qui se rapporte donc au manque de développement concerne le titre même du recueil (et non de l'histoire) : Dernières pensées. On ignore celles de Javik.
Lorsque j'ai commencé ce récit, je n'avais que la fin en tête, la façon dont on le retrouve, perdu dans ses souvenirs. J'ai donc essayé de faire un début (pleiiins de fautes  ::) ) pour tenter d'expliquer comment il en était arrivé là. Ce n'est qu'après que je me suis dit que ça pouvait aussi marcher pour la plupart des personnages de Mass Effect, d'où le titre.
C'est vrai que Javik n'est pas conscient lors de sa mort, il ne peut pas avoir vraiment de "Dernières Pensées", mais c'est aussi vrai que j'aurais dû développer ses sentiments et ses pensées lors de son combat, la perte de son but et sa lente dépression.
Mais encore une fois, je voulais faire quelque chose de court. Je n'ai donc pas fait trop de description et je survole beaucoup de choses. Je n'hésiterai pas dans l'histoire suivante à développer un peu plus alors !

Citer
Bon... J'espère que ça ne t'aura pas découragé, mon but n'est pas là du tout.
Non, au contraire ! Je suis super contente que tu aies pris la peine de me donner tant de conseils ! Ils ont étés très utiles, et si je les suis à la lettre, ma prochaine histoire devrait être plus longue que ton commentaire ! Enfin j'espère !  ::) ;D

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Question : Combien y aura-t-il de petites histoires comme celle-ci ? :)
Une petite dizaine je pense. J'adore écrire sur les personnages secondaires, voir tertiaires, bien trop souvent délaissés. Morinth est la suivante, et devrait coller plus au titre du recueil. J'ai encore deux autres idées qu'il faut que j'écrive.

Encore merci à vous deux ! Plus de détails et de description dans la prochaine ! hihi  :))
 

Re : [Fan-Fiction] Dernières Pensées
« Réponse #4 le: 19 janvier 2014 à 00:52:58 »
 

Mirlina

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    • Chez Florian Gautier
Tant mieux si mes conseils t'ont été utile et si ça t'a encouragé, je ne pouvais en espérer mieux !

Mes conseils ne sont que ça, des conseils et je ne prétends en aucun cas tout connaître. J'ai encore beaucoup à apprendre et ce que je t'ai dis sur le narrateur est plus déduit qu'apprit. Je ne me souviens pas de cours de français parlant de ce genre de chose, peut-être en cours de littérature... Mais je n'ai pas fait de bac L.
Bannir le "on" du discours du narrateur ? Ce n'est pas ce que j'ai dit. Le narrateur peut utiliser le "on" dans divers situations. En tant que narrateur actif, qui fait donc partie de l'histoire, même s'il est en retrait. (Ce que laissait suggérer ton paragraphe sur la reconstruction.) Mais il peut également (avec bien plus de difficulté, et... C'est pas que je déconseille de le faire, c'est juste qu'il faut manier ça très prudemment), en étant pas omniscient.


Je m'explique... (Ouais, encore ! Et ouais, j'aime bien ce début de phrase même si c'est évident :p).
 La plupart du temps... Disons souvent... En tout cas, c'est le cas dans la plupart de mes œuvres et de celles que j'ai lu, le narrateur est omniscient. Il sait absolument tout. Il connait : Les sentiments des personnages, leurs pensées, ce qu'ils font, ce qu'ils vivent, comment ils appréhendent ces épreuves, qui sont les ennemis, en bref, il connait toute la trame, toute l'histoire et tout l'univers.
Mais parfois, le narrateur, bien que passif, donc ne faisant que conter une histoire, n'est pas omniscient. (ou alors, il fait semblant de ne pas l'être.) Autrement dit : Il ne sait pas tout. Il sait certaines choses. Et en suppose d'autre. Et il guide donc le lecteur à travers l'histoire en suivant un schéma narratif qui va le mettre lui en avant d'une certaine manière (Sans jamais se personnifier pour autant... Enfin, ça doit exister, mais je n'ai pas d'exemple.) car il va émettre des théories.
Machin fait ceci et cela.
Peut-être était-ce pour induire ses ennemis en erreur ? Ou bien une manière pour lui de tester ses capacités ? On raconte que "machin" dispose de talents certains dans "tels domaines" mais qu'il préfère de loin utiliser ses hommes de main pour....
(Peu importe au final.)

(Bon, l'exemple n'est vraiment pas terrible. En fait, il est même assez mauvais et pas assez poussé, mais j'avoue ne pas avoir plus d'idée que cela. En prenant en compte que ce sont mes propres déductions sur le style de narration, ce qui n'est en aucun cas une vérité absolue. Si on a l'impression que j'affirme les choses, disons que je pense fortement que c'est ça sur de nombreux point... Bref.)

Ce système est quelque chose qu'il m'arrive d'utiliser. A aucun moment le narrateur ne devient réellement actif dans la scène à mon sens. Il ne fait qu'analyser les faits depuis l'extérieur par un questionnement proposé au lecteur. Il utilise le "on" pour dire une banalité de cet univers qui veut que les protagonistes pensent quelque chose, mais qu'on ignore si leur hypothèse est bonne ou non. Ce système peut-être utilisé également par le narrateur omniscient qui peut vouloir laisser planer à un endroit le doute. Éviter de dévoiler quelque chose, ou simplement laisser planer un mystère et forcer le lecteur à se faire sa propre théorie qu'il pourra : Valider. Réfuter. Ou laisser en suspend. C'est quelque chose qui n'est pas toujours facile à mettre en place, surtout dans le cas du narrateur omniscient car il faut ne pas donner trop d'indices en aval et en amont de ce moment précis.
Mais le "on" n'est pas à bannir du langage du narrateur. Il est simplement à utiliser dans les bonnes circonstances. (Cela dit, en effet, pour un narrateur passif, il n'est que très rarement utile. Et il doit parler de "on" au sens large du terme, c'est à dire, que cela inclut des protagonistes, mais jamais lui.  Le "on" est cela dit le plus dur à utiliser pour ce cas de figure. "Tous savaient, soupçonnaient, etc" sont bien plus simples à utiliser et évitent la plupart des ambiguïtés car le narrateur ne peut pas être inclut dedans vu qu'il ne fait pas partie de l'histoire.

Hum, plus long que mon commentaire... ça veut dire que j'ai écrit un pavé ?! :p


Désolé, quand je me lance dans des extrapolations/explication, surtout sur des domaines qui me tiennent à cœur... ça gagne rapidement en taille. (Ce que j'écris hein...) Tu comprendras donc aisément pourquoi j'évite de trop répondre, surtout dans le domaine des fictions, en règle général, car... Bah, ça me prend un temps fou et j'aime pas bâcler ! Et pis, j'écris parfois plus que la longueur du chapitre de l'auteur, du coup...

Mais je suis ravi de partager mon expérience. Je suis passé par les tâtonnements des débuts et j'en suis ressorti avec parfois de beau coup de pied au cul :p Du coup... Bah, je partage de temps à autres ;) Pas trop souvent pour pas engloutir le sujet par mes pseudos conseils ! Pis, je suis narrateur aussi, et j'aime laisser planer le mystère ! ...
...
Qui a dit que j'étais juste un gros feignant qui voulait pas écrire plein de pavé ? Bande de médisant u_u
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Re : [Fan-Fiction] Dernières Pensées
« Réponse #5 le: 27 janvier 2014 à 22:34:19 »
 

Rubisco

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Coucou ! Voilà la deuxième histoire, parlant de Morinth comme promis !  ^-^
J'ai essayé de prendre en compte tous les conseils de Mirlina, espérons que je m'en sorte mieux cette fois ci  O:-)  ;D Sans plus attendre :

Seconde histoire :

Le Dernier Repas de la Condamnée

Spoiler

image par iimaginary : http://iiimaginary.deviantart.com/art/Morinth-318336763
Je passe des heures à essayer de trouver une image pour illustrer ce que j'écris, et j'ai eu du mal à en trouver une où Morinth ne se trouvais pas à moitié à poil ! ;D et je suis assez contente de celle là ! Je la trouve magnifique !


Spoiler
Le Dernier Repas de la Condamnée


   Oméga. Royaume de la débauche, oasis de criminalité, lieu en dehors des lois : c'était l'endroit rêvé pour Morinth et ses activités. Voilà deux semaines qu'elle vivait sur la station. Les filles d’Éclipse avaient remarquablement fait leur travail et lui avaient trouvé un petit appartement douillet, à défaut d'être luxueux. Elle connaissait bien l'endroit, ce n'était pas son premier séjour ici. Elle devait constamment voyager pour fuir sa mère qui avait juré de la tuer. Sur Illium, elle avait presque pu entendre le son de ses pas sur ses talons, et sentir son souffle glacial sur sa nuque. Elle espérait pouvoir se fondre dans la masse grouillante d'Oméga et passer inaperçue pour quelque temps.
   Les rues étaient remplies de proies faciles, des rebuts de la société qui ne manqueraient à personne une fois disparus. Il y avait tant de criminalité ici qu'un cadavre de plus ou de moins ne ferait pas de différence : elle ne se ferait pas remarquer. Mais elle ne se contenterait pas du premier venu, elle avait des goûts tellement plus raffinés que ça. Les hors-la-loi qui ne connaissaient que la violence ne l’intéressaient pas. Ce qu'elle aimait, c'était les artistes : leurs esprits ouverts et débordant d'imagination étaient un régal. Malheureusement, ils étaient plutôt rares sur Oméga.
   Son terrain de chasse préféré était la zone VIP de l'Afterlife. Tous les paumés du coin ne pouvaient pas y entrer et la musique était fantastique : forte, violente, rythmée. Elle aimait s'installer dans un coin sombre et observer les gens. L'endroit débordait de mouvements et de vie. C'est là d'ailleurs qu'elle avait rencontré sa première proie, une humaine appelée Nef. Tellement innocente, tellement pure, un délice.

   Elle l'avait d'abord observée, longuement. C'était la première fois que la jeune femme venait ici, ça se voyait. Elle était mal à l'aise, cherchant sa place parmi la foule, évitant la piste de danse et rasant les murs. Morinth l'avait alors trouvée adorable : une gazelle parmi les lions. La séduire avait été si facile. Elle avait approché l'humaine lorsqu'elle s'était timidement mise à danser dans son coin. L'asari l'avait alors entraînée dans de torrides déhanchés dont elles étaient sorties toutes deux en sueur. Elle lui avait alors offert un verre pour faire connaissance.
   Nef était une perle rare comme elle n'espérait pas en trouver sur Oméga. Une fois désinhibée par l'alcool, elle lui avait tout raconté sur sa vie : l'existence triste, pauvre et misérable qu'elle menait et qu'elle détestait, les rêves de succès et de gloire qu'elle avait. Devenir serveuse comme sa mère n'était pas une option, elle voulait être une artiste reconnue, avoir une belle villa, des admirateurs, et elle faisait tout son possible pour y arriver. En Morinth, elle avait trouvé une oreille attentive à qui confier ses espoirs. Se rendant compte de l'heure tardive, Nef avait filé en jetant un regard plein d'espoir à l'asari.

   Nef était revenue le lendemain soir, comme elle s'y attendait. Il faut dire qu'elle lui avait fait forte impression. Après l'avoir cherchée du regard, la jeune humaine vient la retrouver au bar où elle était en train de siroter un verre.
— J'espérais te voir ici ce soir, dit Morinth de sa voix grave.
— Il fallait absolument que je te revois, répondit-elle en rougissant. Excuse moi d'être partie si vite hier soir, je n'ai pas vu le temps passer en ta compagnie.
— Ce n'est rien, Morinth posa sa main sur la sienne et la regarda dans les yeux. Tu es là ce soir, c'est ce qui compte. 
Sur ces mots, elle fit un signe au barman qui rempli un verre d'un étrange liquide bleu et le posa devant la jeune humaine. Après avoir remercié l'asari d'un signe de tête, Nef trempa les lèvres dans sa boisson pour se donner du courage : elle était fortement intimidée par la personne qui se trouvait en face d'elle, et ne voulait pas paraître encore une fois ridicule avec ses bafouillements.
   Du bout du doigt, Morinth poussa une pilule de Hallex vers la jeune femme. Étonnée, elle lui répondit qu'elle ne se droguait pas.
—  Le Hallex n'est pas n'importe quelle drogue, elle ouvrira tous tes sens, te fera sentir plus vivante que jamais. Crois en mon expérience. 
Voyant que Nef continuait d'hésiter, elle reprit :
— Tu voulais voir mon monde ? Il est à porté de main. Je peux te faire découvrir des choses que tu n'imagines même pas. Mais c'est à toi de décider. 
Sur ces paroles, Morinth avala elle-même une pilule. La jeune humaine la regarda, ébahie, puis d'une main tremblante saisit la sienne, la porta à sa bouche et l'avala d'une gorgée. L'asari sourit et la pris ensuite par la main pour l’entraîner sur la piste de danse.
   Elles dansèrent toute la nuit, l'esprit gardé en éveil par la drogue, se laissant entraîner par la musique, bougeant au même rythme que les basses qui vibraient en elles. Corps contre corps, elles pouvaient sentir la chaleur émanant l'une de l'autre tant elles étaient proches. Avant de se quitter, Morinth embrassa Nef, comme pour marquer son territoire.

   Elles se retrouvèrent ainsi plusieurs soirs, à danser sous l'influence du Hallex ou à discuter jusqu'au petit matin. Mais quelques jours plus tard, lasse de ce petit jeu, Morinth décida que la chasse avait assez duré : il était temps de passer aux choses sérieuses. Dès qu'elle aperçut Nef entrer dans le bar, elle l'invita à passer la nuit chez elle, ce que la jeune artiste s'empressa d'accepter. Pas de Hallex cette fois ci, mais Morinth lui proposa quand même un verre pour se détendre. Malgré les nuits passées ensembles à danser et à parler, la jeune humaine était toujours aussi nerveuse en sa présence, comme si elle sentait au fond d'elle même qu'elle n'était qu'une proie face à un prédateur. L'asari la laissa explorer son appartement : la regardant s'extasier devant sa luxure, contempler la vue et admirer sa statue krogane. Puis elle décida de passer à l'action.

   Morinth tapota sur le canapé pour inviter la jeune femme à venir s'installer à côté d'elle. Docilement, Nef prit place à l'endroit indiqué s'asseyant au bord du sofa, comme si elle s’apprêtait à fuir la pièce à toutes jambes. L'asari lui mis une main sur la cuisse, et de l'autre tourna son visage vers elle pour l'embrasser : les lèvres bleues et rouges se mélangèrent. L'humaine ferma les yeux pour mieux savourer les sensations et se laissa envahir par ses émotions. Une langue étrangère dans sa bouche, la caresse chaude d'une main autre que la sienne, l’excitation qui montait, tout cela était nouveau pour elle. En ouvrant les paupières à la fin de leur baiser, elle vit que Morinth avait les yeux totalement noirs. L'asari lui murmura alors : « Contemple l'éternité ». Ce fut les dernières paroles que Nef entendit. Un plaisir immense parcourut chaque veine de son corps, puis ce fut le noir total.


   Morinth demanda aux filles d'Eclipse de se débarrasser du corps sans vie de la jeune femme. Elles sauraient faire en sorte que personne ne remonte pas jusqu'à elle. Et puis sur Oméga, il n'y aurait pas beaucoup de soucis à se faire, chaque nouveau jour apportait son lot de cadavre. Entre les guerres de territoires, les assassinats, les gangs, la mort de l'humaine passerait inaperçue. Les autorités penseraient qu'elle s'était trouvée au mauvais endroit au mauvais moment, comme cela arrive souvent.

   Plus puissante que jamais, elle recommença à hanter le salon VIP du Purgatoire, restant dans l'ombre et observant comme à son habitude. Pleinement satisfaite de sa dernière proie, elle n'avait pas particulièrement hâte d'en trouver une autre. Elle savait que sa mère était sur ses traces en ce moment même, et qu'elle devrait penser à quitter la station, mais l'endroit lui plaisait, elle s'y sentait chez elle.
   À son grand étonnement, elle rencontra rapidement une personne qui semblait intéressante. Sirotant une Belle d'Illium, contemplant les gens se trémousser sur la piste, son regard fut soudain attiré par une humaine en tenue de soirée, qui fendait la foule des danseurs comme une reine parmi ses sujets : le pas mesuré, la tête haute. Elle admira la courbe de ses reins que sa robe noire moulait parfaitement, puis son attention se concentra sur ses longues jambes musclées. Elle suivit sa proie potentielle des yeux jusqu'au bar où elle fut accostée par un Krogan. En moins de temps qu'il ne le faut pour le dire, elle l'envoya balader avec une facilité déconcertante. C'était la première fois qu'elle venait là, sinon Morinth l'aurait remarquée. Comment passer à côté d'une personne comme elle ? Son aura semblait irradier tout le bar. Au premier regard, elle avait vu qu'elle n'était pas comme les autres : c'était une prédatrice, tout comme elle. C'était un challenge suffisamment digne d’intérêt pour être relevé. C'est lorsqu'elle la vit tabasser un Turien complètement saoul qui harcelait une danseuse qu'elle décida de l'aborder.
   
   Morinth se présenta et l'invita dans son box, à l'écart de la piste pour engager la conversation. Elle orienta la discussion subtilement pour qu'elle puisse parler des sujets qui l’intéressait particulièrement, l'art, la musique, la perception du danger. Pendant ce temps, elle observa attentivement son invitée qui disait s'appeler Jane Shepard. Elle avait une chevelure d'un roux flamboyant. C'était la première fois qu'elle voyait une telle couleur chez les humains, mais elle n'avait pas vraiment eu l'occasion d'en fréquenter. Ses yeux étaient d'un vert pétillant irisé de reflets rouges, presque surnaturel dans la pénombre où elles s'étaient installées. Des lentilles sûrement, pensa-t-elle. De fines cicatrices lui barraient les jours à un intervalle si régulier qu'elle se demanda si elles aussi n'étaient pas artificielles. Décidément, cette femme pleine de mystères l'attirait de plus en plus. Sans que celle-ci s'en rende compte, Morinth avait mis son interlocutrice à l'épreuve, l’interrogeant sur ses goûts en matière de musique, d'art et de voyage, et à son grand étonnement, Jane donna les meilleurs réponses possibles. Expel Ten, Forta, Vaenia, l'appréciation du danger et de la violence, absolument toutes les préférences de Jane concordait avec les siennes. Cette femme était parfaite, et elle ne pouvait pas se permettre de la laisser s'échapper et prendre le risque de ne jamais la revoir. Elle la voulait pour elle seule. Sautant l'étape savoureuse qu'était la séduction de sa future victime, Morinth décida d'inviter la jeune femme chez elle.

   Assise au même endroit que quelques jours plus tôt, elle observait Jane qui faisait le tour de son appartement comme l'avait fait Nef auparavant. Elle continua d'admirer les courbes élégantes de l'humaine et sa démarche féline. Finalement, la jeune femme vint la rejoindre sur le canapé, prenant place aussi loin possible d'elle. Oui, elle aussi sentait qu'elle était un prédateur. Aimant montrer sa supériorité, Morinth vint s'asseoir sur les genoux de Shepard, réduisant au minimum la distance entre leurs corps.
— J'adore la musique des clubs, murmura-t-elle, les basses qui résonnent en moi comme les tambours d'une chasse dont vous êtes la proie. Mais ici, elles sont plus sourdes, comme pour vous dire que vous êtes en sécurité. C'est ce que vous recherchez Jane ?
— Je préfère me battre plutôt que me cacher, déclara l'humaine d'une voix assurée.
— Oui, il est préférable de prendre le contrôle de son destin. Je n'ai jamais compris ce besoin de sécurité que les gens ont, c'est un choix qui l'est pas le mien. Je préfère l’indépendance à la soumission. Nous avons ça en commun vous ne croyez pas ?
— Vous pouvez dire ce que vous voulez, je suis plus forte que vous, répliqua Shepard avec hargne.
— Tant d'assurance, j'en salive d'avance, susurra l'asari avec un sourire pervers.
Les yeux de Morinth devinrent noirs : elle s’apprêtait à entrer dans l'esprit de Jane.
— Dites-moi que vous me voulez, lui murmura-t-elle, dites moi que vous tueriez pour moi.
— Je ne suis pas la victime que vous espériez, déclara Shepard avec un petit rire.
Sa réponse la surpris. Comment cette femme pouvait lui résister ? Et puis la lumière se fit dans son esprit. Quelle était la chance de rencontrer une personne avec précisément les même goûts qu'elle ? C'était un coup monté par sa mère pour la piéger ! Les battements de son cœur s'accélérèrent dans sa poitrine, indiquant qu'elle venait de passer de l'état de chasseur à celui de proie.

   Avant qu'elle n'eut le temps de réagir en conséquence, la porte d'entrée s'ouvrit sur Samara entourée d'une aura bleue. Sans perdre un seul instant la probatrice projeta sa fille à l'aide de ses pouvoirs biotiques contre la fenêtre qui se fissura sous le choc. Elle la maintint ainsi, pour qu'elle ne puisse plus bouger.
—  Mère.
La voix calme de Morinth dissimulait parfaitement la panique qui commençait à s'emparer d'elle.
— Ne m'appelle pas ainsi !
Contrairement à sa fille, le ton de Samara vibrait de colère qu'elle laissa exprimer avec une autre décharge biotique.
— Je ne peux pas choisir de ne plus être ta fille, Mère !
— Tu as fait ce choix il y a bien longtemps !
Utilisant ses propres pouvoirs pour contrer ceux de Samara, Morinth réussit à se soustraire à son emprise et à riposter. Le combat s'engagea, chacune luttant pour sa survie, car elles le savaient toutes les deux, seule une d'entre elles sortirait vivante de cette pièce. Une espèce de singularité s'était créée, faisant tournoyer les objets dans une lumière bleutée.
—  Quel choix ? Mon seul crime a été de naître avec ce don que tu m'as donné ! poursuivit Morinth.
— Ce n'est pas un don, c'est une maladie que je dois guérir ! 
Elles se faisaient face dans un combat où elles étaient à égalité. Quelques dizaines d'années de plus, et elle aurait peut être pu battre sa mère, mais actuellement, c'était impossible. Pas seule en tout cas, elle se tourna vers Jane, son dernier espoir de survie :
— Je suis plus forte qu'elle. Laissez moi venir avec vous !
— Je vous ai déjà juré fidélité, il faut en finir maintenant ! répliqua Samara.

   Jane hésitât un instant avant de se diriger vers l'ardat-yakshi. Elle lui saisit le bras et avec une force incroyable lui plia dans le dos. Sa puissance biotique décru, les objets cessèrent de voler. Morinth comprit que c'était finit : elle avait déjà du mal à tenir tête à sa mère, mais avec Shepard en plus, elle n'avait aucune chance de s'en sortir. Rapidement, elle fut projetée au sol par une frappe biotique et atterri quelques mètres plus loin. Voyant Samara avancer dans sa direction, elle recula précipitamment même si elle savait qu'elle ne pouvait pas lui échapper. Sa mère la saisit à la gorge et leurs regards se croisèrent. Morinth ne lu aucun regret dans ses yeux, juste le devoir. L'avait-elle jamais aimée ? Elle s'était toujours demandée, lorsque ce jour viendrait, si la probatrice aurait le courage de tuer sa propre fille. Ça ne faisait plus aucun doute maintenant.

   Les secondes s'étirèrent alors et semblèrent devenir une éternité. Morinth se rappela le moment où les médecins l'avaient informés de sa tare génétique : elle avait alors refusé de se soumettre à la loi comme l'avaient fait ces sœurs et de se laisser enfermer dans un monastère. Sans hésitation, elle avait quitté sa famille, ses amis, sa vie entière pour devenir une fugitive. Elle avait goûté à la puissance procurée par la fusion avec un autre esprit et y avait pris goût. Sans regrets, elle avait tué ainsi des centaines de personnes augmentant petit à petit sa force pour pouvoir un jour rivaliser avec sa mère. Elle avait pleinement assumé ce qu'elle était, s'en était enorgueillit, utilisant son intelligence et ses charmes pour attirer toujours plus de victimes dans ses filets. Et aucune de ces vies détruites ne pesait sur la conscience. Elle avait vécu la vie qu'elle avait choisi, fière et libre.

   Son regard auparavant paniqué se raffermit. Morinth fixa sa mère droit dans les yeux : elle était prête à mourir par la main de celle qui l'avait mise au monde.
 
   Avant d'abattre son poing auréolé de bleu sur le visage de sa fille bien aimée Samara murmura :

« Puisses-tu trouver la paix dans les bras de la Déesse. »


Je m'excuse encore et toujours pour les diverses fautes, à force de lire et de relire, de modifier, de changer, de réécrire, on finit par ne plus les voir !

J'en profite pour passer un grand merci à mon Super-Chéri :-* qui m'a relut, indiqué les endroits où on comprenait rien et qui m'a beaucoup aidé pour la mise en forme !
 

Re : [Fan-Fiction] Dernières Pensées
« Réponse #6 le: 28 janvier 2014 à 00:54:02 »
 

Firenadian

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Je viens de tout lire et j'adore les deux histoires que j'ai lu. J'aime bien ton style Rubisco j'ai hâte de lire tes prochaines histoires  ;D.
 

Re : [Fan-Fiction] Dernières Pensées
« Réponse #7 le: 28 janvier 2014 à 13:48:05 »
 

goyukuna22

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J'ai moins bien aimé l'histoire de Morinth, j'ai trouvé que cela se rapprocher trop de l'histoire que l'on connaît déjà. Avec Javik il y avait une plus grosse prise de risque ;)
[Fan-Fiction] Mass Effect Contribution http://masseffectuniverse.fr/forums/index.php?topic=680.0

[Fan-Fiction] Mass Effect Chemins Croisés en collaboration avec NoctisIke http://masseffectuniverse.fr/forums/index.php?topic=751.0
 

Re : [Fan-Fiction] Dernières Pensées
« Réponse #8 le: 28 janvier 2014 à 17:25:08 »
 

Starchild

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Tu écris vraiment bien ! :o J'ai pour ma part préférer l'histoire de Morinth ! :) Le recoupement avec le jeu était bien effectué et tu as su décrire les sentiments de Morinth avec une belle précision ! Compte sur moi pour lire tes prochaines histoires :)
 

Re : [Fan-Fiction] Dernières Pensées
« Réponse #9 le: 28 janvier 2014 à 19:02:26 »
 

Mirlina

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    • Chez Florian Gautier
Quand j'ai vu que le chapitre sur Morinth partait sur ce qu'on savait d'elle dans le jeu, je me suis dit : Je connais déjà l'histoire...
Et bah, même si c'est le cas, j'ai adoré. C'est bien plus détaillé que dans le premier et ça donne un coté vraiment très prenant au récit. J'ai quasiment pas décroché. (Une fois ou deux, une faute de style qui m'a fait relire la phrase, mais c'est pas méchant.)

J'ai dévoré l'histoire et je t'ai trouvé réellement plus à l'aise dans ce récit là que dans le précédent. Tu n'hésite pas à t'attarder, tant sur les pensés que les réactions sans pour autant alourdir ton style... Non, j'ai beaucoup aimé :)
Je te félicite.

Le bémol serait le moment avec Shepard dans l'appart, mais tu retranscris le moment du jeu ^^
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Re : [Fan-Fiction] Dernières Pensées
« Réponse #10 le: 28 janvier 2014 à 20:06:15 »
 

Rubisco

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Merci à tous pour vos petits mots ! ça fait toujours super plaisir  ^-^

@ Goyu : oui, en choisissant Morinth, je savais que je devrais empiéter sur les scènes du jeu, et je suis consciente que " réécrire à ma manière " comme je l'avais souhaité au départ n'a pas été vraiment concluant  :-X Mais je voulais absolument faire une histoire sur elle !  ::) Je vais avoir l'occasion de m'entraîner un peu plus avec le prochain chapitre !

@ Mirlina : Merci pour les compliments, c'est vrai que j'ai énormément retravaillé l'histoire, et je me suis arraché les cheveux à pleine poignée en essayant d'éviter les "elle" répétitifs ! Contente de pas avoir eu droit à de pavé longs et très utiles conseils cette fois ci  ;D ;D